En empruntant à Marguerite Yourcenar le titre de l'un de ses meilleurs romans, mais en lui donnant un sens tout à fait différent, ce livre, qui reprend l'ensemble des communications faites lors du Colloque organisé par notre Association les 12 et 13 mai 2006, à Paris, à l'Institut de France, voudrait s'interroger sur la dimension sombre, tragique, cruelle de l'œuvre mauricienne aussi bien dans les essais, les romans que les écrits journalistiques : " Nous avons appris, et dès notre jeunesse, que l'homme est né féroce. Un jeune français qui va à l'école et qui aime les livres connaît tout de l'homme dès qu'il a ouvert Montaigne, Racine, Pascal. " Cette remarque du Journal trouve d'innombrables échos dans toute l'œuvre. il suffit, pour s'en convaincre, de relire la Vie de Jésus de 1936, aux accents tragiques qui atteignent des sommets inégalés, comme dans l'évocation de la nuit de Gethsémani : " Tout homme, à certaines heures de son destin, dans le silence de la nuit, a connu l'indifférence de la matière aveugle et sourde. La matière écrase le Christ. Il éprouve dans sa chair l'horreur de cette absence infinie. " A l'évidence, cette angoisse du vide, cette horreur ressentie devant la cruauté et la violence du monde décrivent une tonalité essentielle de la création mauricienne, à laquelle on peut, bien sûr, opposer un autre versant de l'œuvre, celui ou triomphe l'éternelle jeunesse de la Grâce. Mais l'univers romanesque n'en portera pas moins partout les traces de tensions intérieures et de contrariétés, qui contribuent beaucoup aux atmosphères les plus incandescentes et dures des romans. Dès lors, se dégage de tous les textes, fruits d'une écriture acérée qui excelle dans l'art si classique de la destruction des masques, une fascinante poétique de la noirceur, laquelle exprime d'ailleurs parfaitement, faut-il le rappeler, le visage le plus obscur d'un siècle qui a su franchir des degrés indicibles dans l'horreur. Or, ce noir Mauriac est bien notre contemporain capital.
Nombre de pages
352
Date de parution
17/07/2007
Poids
470g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296038967
Titre
François Mauriac : l'oeuvre au noir
Auteur
Durand Jean-François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
470
Date de parution
20070717
Nombre de pages
352,00 €
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Cet ouvrage propose un nouveau regard rétrospectif sur le continent englouti des littératures coloniales : la distance historique, l'apaisement des passions, l'utilisation, désormais courante en critique littéraire, d'outils empruntés à d'autres champs du savoir (linguistique, anthropologie, histoire culturelle) permettent de poser à ces littératures de nouvelles questions et de réévaluer leur place dans cette vaste ère historique tumultueuse et violente - l'ère des Empires - qui a vu l'expansion planétaire de l'Europe, les guerres mondiales et le choc en retour de l'émergence de jeunes nations indépendantes. Quelques-uns des meilleurs spécialistes, universitaires européens et africains, se sont associés pour rédiger cet ensemble d'études composé de trois volumes qui rend plus familières ces littératures mal connues en dépit de leur grande qualité et de leur extrême diversité. Ce premier tome, Afrique francophone : Découvertes, cerne la notion de " littératures coloniales ", dans ses rapports, entre autres, avec l'exotisme. Il aborde la question complexe des contacts de ces littératures, en amont avec les récits de voyage, les rapports de mission, etc., et en aval avec les expressions émergentes des futures littératures nationales. Le tome 2, Afrique francophone : Approfondissements, s'articulera autour du problème de l'altérité dans le roman colonial, des expériences d'" inculturation " d'auteurs qui ont vécu l'Afrique de l'intérieur et du traitement du thème africain dans des romans où triomphe l'imaginaire, tandis que le tome 3 proposera un panorama des littératures coloniales d'Afrique anglophone et lusophone, la Grande-Bretagne et le Portugal n'ayant pas mis en place les mêmes systèmes de colonisation que la France.
Cet ouvrage propose un nouveau regard rétrospectif sur le continent englouti des littératures coloniales : la distance historique, l'apaisement des passions, l'utilisation, désormais courante en critique littéraire, d'outils empruntés à d'autres champs du savoir (linguistique, anthropologie, histoire culturelle) permettent de poser à ces littératures de nouvelles questions et de réévaluer leur place dans cette vaste ère historique tumultueuse et violente - l'ère des Empires - qui a vu l'expansion planétaire de l'Europe, les guerres mondiales et le choc en retour de l'émergence de jeunes nations indépendantes. Quelques-uns des meilleurs spécialistes, universitaires européens et africains, se sont associés pour rédiger cet ensemble d'études compose de trois volumes qui rend plus familières ces littératures mal connues en dépit de leur grande qualité et de leur extrême diversité. Ce deuxième tome, Afrique francophone : Approfondissements, s'articule autour d'une triple problématique : le problème de l'altérité dans le roman colonial, les expériences d'" inculturation " d'auteurs qui ont vécu l'Afrique de l'intérieur, le traitement du thème africain dans les romans où triomphe l'imaginaire, bien plus que la visée réaliste du roman colonial classique. Le tome 1, Afrique francophone : Découvertes, cernait la notion de " littératures coloniales " dans ses rapports, entre autres, avec l'exotisme et abordait la question complexe des contacts de ces littératures avec les récits de voyage, les rapports de mission et avec les expressions émergentes des futures littératures nationales, tandis que le tome 3 proposera un panorama des littératures coloniales d'Afrique anglophone et lusophone, la Grande-Bretagne et le Portugal n'ayant pas mis en place les mêmes systèmes de colonisation que la France.
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