Jean-Marie Straub - Danièle Huillet. "Aux distraitements désespérés que nous sommes...", Edition rev
Séguin Louis ; Buache Freddy
CAH CINEMA
12,95 €
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EAN :9782866424695
De la même génération que les cinéastes de la Nouvelle Vague, Jean-Marie Straub, refusant d'aller se battre contre les Algériens, est contraint de s'exiler en Allemagne où il devient l'une des figures du "nouveau cinéma allemand" des années 60. Il co-signe tous ses films avec sa compagne et collaboratrice Danièle Huillet. La plupart des films de "Straub-Huillet" sont des mises en scènes de textes revisités: Corneille (Othon, 1969), H6lderlin (La Mort d'Empédocle, 1986), Cézanne (Cézanne, 1989), Une visite au Louvre, 2003), Kafka (Amerika, rapports de classes, 1984), Brecht (Antigone, 1991), Franco Fortini (Franco Fortini, 1976), Heinrich Boll (Non Réconciliés, 1965), Pavese (De la nuée à la résistance, 1979). Le titre de leur film: Non réconciliés/Seule la violence aide là où la violence règne, sonne comme une devise. Depuis 1965, rien n'a changé pour eux, ni l'impérialisme, ni l'exploitation n'ont disparu de l'histoire. Ils ne partagent pas l'"euphorie sinistre" d'aujourd'hui. Ils ignorent que les "idéologies" ont changé, que plus personne n'ose citer Karl Marx ou Bertolt Brecht, que plus personne ne parle de luttes de classes. Ils ne se sont jamais repentis. Leur cinéma est un défi, chaque fois renouvelé, de trouver les moyens d'un travail minutieux et têtu, celui d'un artisan qui ne pourra faire naître les merveilles du hasard que grâce à la multiplicité des répétitions, des repérages et des prises. Il leur faut surtout du temps, ils sont parmi les rares cinéastes à ne pas se laisser écraser par la vitesse. Louis Seguin suit le cinéma de Straub-Huillet depuis ses débuts, il a suivi chacun des films pas à pas, écrit, analysé et commenté l'ouvre en développement. Cet ouvrage rassemble aujourd'hui ses textes, auxquels s'ajoute celui de Freddy Buache, sur les derniers films Une visite au Louvre et Rencontres avec eux.
Nombre de pages
302
Date de parution
25/01/2007
Poids
278g
Largeur
115mm
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EAN
9782866424695
Titre
Jean-Marie Straub - Danièle Huillet. "Aux distraitements désespérés que nous sommes...", Edition rev
Auteur
Séguin Louis ; Buache Freddy
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
115
Poids
278
Date de parution
20070125
Nombre de pages
302,00 €
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Résumé : L'espace-temps du cinéma est un piège, une bonne occasion d'ouvrir, une fois encore, la retraite de l'espace à l'empire du temps. La peinture n'avait pas le temps, le cinéma l'a pris. La " théorie ", avec André Bazin, a, pour mieux assurer cette propriété, inventé le " hors-champ ". La pensée, aujourd'hui, doit se soumettre à la règle de cette ordonnance sous peine de se retrouver " hors-jeu ". Mais le cinéma, lui, obéit-il à cette loi paternelle ? Que fait-il lorsqu'il s'échappe dans la cour de sa récréation ? Renoir, lorsqu'il a couru tout autour de la cour, dans Le Crime de monsieur Lange, et Hitchcock, lorsqu'il a, dans Fenêtre sur cour, condamné l'imprudence d'un homme qui, à la lettre, se mêlait de ce qui ne le regardait pas, avaient-ils l'?il ailleurs? Ou encore, avec Lang ou Straub, n'avaient-ils pas compris qu'il était plus important de rajouter un " hors-d'?uvre " à leur menu que de contempler voire d'adorer la Tunique " sans couture " de la réalité ?
Max Schoendorff s'en vante : il est autodidacte. Rien ne destinait ce khâgneux, au lycée du Parc, à choisir le métier de peindre. Comme ces autres que l'on range plus ou moins sommairement, plus ou moins facilement, du côté de l'art " naïf " ou de l'art " brut ", il ne devait rien à personne : ni Créateur ni Maître. Un Démon tout au plus, comme ces voix qui, dans les profondeurs de la terre, ont invité Augustin Lesage : " J'entends : N'aie crainte, nous sommes près de toi, un jour tu seras peintre. " La peinture est bien, à la lettre, une " vocation ". La " naïveté " et la " brutalité " ne rendent compte que de cette perversion de la hiérarchie.
Avec ses longs-métrages - La Raison du plus faible, 38 Témoins, Chez nous... -Lucas Belvaux s'inscrit dans une tradition cinématographique, où les questions sociales sont au coeur du débat. Le cinéaste belge interroge nos démocraties modernes sous plusieurs angles : la responsabilité individuelle, la place de la justice, la montée de l'extrême droite, ou encore la fin du monde industriel et son corollaire, le chômage de masse. Derrière un propos d'une grande cohérence, chaque film explore un genre différent : la comédie, la romance, le polar, la chronique judiciaire, la tragédie ou encore le réalisme politique. Au plus près des difficultés rencontrées par ses personnages, ses oeuvres possèdent une approche documentaire. Le nord de la France et la Belgique constituent ces principaux décors et plongent ses histoires dans une réalité post industrielle, populaire et poétique. Composé d'un essai introductif et d'un entretien, La Mécanique Lucas Belvaux explore une filmographie à l'image de
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)