La mission de l'entreprise responsable. Principes et normes de gestion
Segrestin Blanche ; Levillain Kevin
ECOLE DES MINES
29,00 €
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EAN :9782356715289
Qu'est-ce qu'une entreprise responsable au XXIe siècle ? Peut-on accepter que sa stratégie génère des déséquilibres sociaux ou environnementaux ? Peut-elle être tenue de mettre sa capacité d'innovation au service du développement durable ? Ce livre part d'un constat désormais imparable : la puissance créatrice de l'entreprise transforme le monde qui l'accueille. Cette puissance est à la fois indispensable pour répondre aux défis contemporains mais aussi potentiellement dangereuse. Or, face à cette puissance, les mécanismes de responsabilité de l'entreprise ont atteint leurs limites : l'Etat ne peut canaliser les capacités d'innovation des entreprises, ni innover à leur place ; et les initiatives volontaires de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) montrent leurs limites. Ce livre propose une nouvelle approche de la mission des entreprises pour sortir de cette impasse et proposer de nouveaux schémas de responsabilité de l'entreprise. En revenant sur la conception originelle de la " bonne gestion ", la théorie de l'entreprise et sur l'histoire du droit des sociétés, il montre que la formulation d'une " mission ", librement définie par l'entreprise et inscrite dans ses statuts, favorise, dans et hors de l'entreprise, un engagement collectif et une réelle solidarité dans la construction de futurs inconnus et désirables. Cet ouvrage est issu des travaux des chercheurs de Mines ParisTech et du Collège des Bernardins, qui ont notamment inspiré la récente loi sur l'objet social de l'entreprise et le mouvement des " entreprises à mission ".
Nombre de pages
177
Date de parution
04/10/2018
Poids
312g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782356715289
Titre
La mission de l'entreprise responsable. Principes et normes de gestion
Auteur
Segrestin Blanche ; Levillain Kevin
Editeur
ECOLE DES MINES
Largeur
160
Poids
312
Date de parution
20181004
Nombre de pages
177,00 €
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Segrestin Blanche ; Levillain Kevin ; Vernac Stéph
Cet ouvrage expose les motivations et les principes d'une nouvelle forme de société : la "Société à Objet Social Etendu". Il présente les premières expérimentations pratiques de ce statut en France et propose qu'il soit introduit dans le droit. Une telle proposition vise à réduire le divorce qui s'est installé entre entreprises et société. La gouvernance des entreprises a en effet conduit depuis plusieurs décennies à restreindre l'horizon du management et à focaliser les critères de gestion sur la valeur pour l'actionnaire. Cette dérive a discrédité, voire en partie dissuadé, les engagements de long terme ainsi que les ambitions sociales et environnementales des entreprises. Elle a aussi fortement entamé, sauf exceptions remarquables, leurs capacités à innover et à penser les mondes de demain. Pour réconcilier entreprise et société, il faut refonder en droit la mission de l'entreprise. Le droit des sociétés doit donc évoluer pour permettre à toute société d'inscrire dans ses statuts des objectifs (intérêt territorial, progrès scientifique et technologique, objectifs humanitaires et environnementaux) qui ne soient pas réductibles à l'intérêt des associés. Ces travaux ont été menés dans le cadre d'un projet de recherche avec le collège des Bernardins. L'ouvrage reprend les actes d'une journée d'études qui a eu lieu à MINES ParisTech en 2013, sous l'égide du Conseil Général de l'Économie (CGE) et avec le soutien de la Fondation Sophia Antipolis.
Comment penser le gouvernement de l’entreprise au XXIe siècle ? Cette question s’est posée de manière récurrente au XXe siècle pour concilier développement économique et intérêt collectif. Mais le changement climatique et la transformation de la finance imposent de la reprendre sous un angle neuf. Car les entreprises, qui sont les auteurs des déséquilibres les plus graves, sont aussi devenues des acteurs critiques dans la recherche de solutions aux défis sociaux et environnementaux contemporains.Le présent ouvrage propose que soient enfin formulées des normes pour le gouvernement de l’entreprise qui ne se réduisent plus aux normes actuelles du droit des sociétés commerciales. Car l’entreprise ne se réduit pas à la société : elle est un dispositif de création collective qui, par sa faculté à transformer le monde, est un acteur politique très singulier. Résumant les conclusions du programme de recherche interdisciplinaire mené au Collège des Bernardins depuis 2009, cet ouvrage pose des jalons novateurs pour réouvrir le débat sur le gouvernement de l’entreprise et pour élaborer un véritable droit de l’entreprise.
Parce que la gravité de la crise économique impose de rechercher des solutions hier encore impensables, ce livre propose une nouvelle conception de l'entreprise. Inventée il y a un siècle, l'"entreprise" incarnait l'inventivité technique, un travail organisé et un espace de négociations sociales. Son développement se confondait avec le progrès collectif. Cette logique s'est brisée dans les années 1980. En imposant le primat de la société anonyme, donc des actionnaires, les doctrines de la "corporate governance" ont déstabilisé la mission des dirigeants et atrophié les règles de gestion. Ce dérèglement du rouage majeur de la création de richesses a préparé et amplifié les grands déséquilibres économiques et sociaux. Aujourd'hui, il faut repenser l'entreprise et son cadre juridique, parce que le droit, par son ambiguïté et ses lacunes, n'a pu empêcher ce dérèglement. En s'appuyant sur des recherches récentes, cet ouvrage propose de repenser l'entreprise comme une action collective créatrice. Cette perspective permet de repenser le statut du dirigeant et de jeter les bases d'un "contrat d'entreprise", différent du contrat de société, orienté vers le progrès collectif.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.