Genre, sexualité, littérature. Anne Emmanuelle Berger, lectrice de son temps
Segarra Marta
PU VINCENNES
21,00 €
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EAN :9782379245770
Les essais ici réunis couvrent un large éventail de perspectives : théories féministes et queers, psychanalyse, déconstruction, question décoloniale, politiques de la traduction, pédagogies féministes. Ils montrent comment, selon les mots de Anne Emmanuelle Berger, "ce que la littérature fait au genre, c'est défaire son ordre, attenter à son unité et sa souveraineté" . L'approche des études de genre et de sexualité par la littérature, la langue et la philosophie révèle une richesse particulière. Elle permet d'appréhender les questions de genre non pas seulement comme des objets d'analyse, mais comme des processus dynamiques que la langue et la création littéraire travaillent, transforment et interrogent en permanence. Ce volume rend hommage au travail d'Anne Emmanuelle Berger, dont la contribution intellectuelle au champ des études de genre et des études littéraires aura été d'une richesse et d'une originalité exceptionnelles. " Lectrice de son temps ", ses analyses - qu'elles portent sur des textes littéraires ou sur des idées et événements culturels - révèlent les richesses inouïes de la langue et de ses effets sur nos conceptions du genre et de la sexualité. Les essais ici réunis couvrent un large éventail de perspectives : théories féministes et queers, psychanalyse, déconstruction, question décoloniale, politiques de la traduction, pédagogies féministes. Ils montrent comment, selon les mots de Berger, "ce que la littérature fait au genre, c'est défaire son ordre, attenter à son unité et sa souveraineté" . Marta Segarra est directrice de recherche au CNRS, au Centre de recherches sur les Arts et le langage. Son dernier livre s'intitule Humanimaux : où placer les frontières de l'humain ? (Hermann, 2024). Elle est aussi l'éditrice du Séminaire d'Hélène Cixous, dont deux volumes ont paru : Lettres de fuite (2020) et Il faut bien aimer (2023).
Nombre de pages
240
Date de parution
04/12/2025
Poids
410g
Largeur
141mm
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EAN
9782379245770
Auteur
Segarra Marta
Editeur
PU VINCENNES
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141
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20251204
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Ecrivaine, femme de théâtre, critique d'art et de littérature, féministe, Hélène Cixous est également un penseur dont le rayonnement fait l'objet d'une reconnaissance internationale. Ce volume collectif est à la fois un hommage et un bilan de son oeuvre. Hélène Cixous publie depuis 1967 une oeuvre devenue considérable. Chaque livre publié est un corollaire de ceux qui le précèdent, dans le sens qu'il est un "prolongement", une "suite logique" ou "naturelle". Hélène Cixous commente ainsi : "Et parfois tous les volumes d'une oeuvre presque complète comme celle de Proust aboutissent à un désir poignant de cathédrale-livre". L'ouvrage propose plusieurs pistes à partir desquels s'orienter dans le vaste paysage textuel d'Hélène Cixous : la puissance de la littérature, l'écriture de l'Histoire, l'impossibilité de l'autobiographie, la capacité de l'écriture à rendre la vie aux êtres disparus et le style "cixousien". Cet ouvrage est aussi un état des lieux critique du large écho international qu'a eu l'oeuvre d'Hélène Cixous et qui l'a transformée en un des écrivains et penseurs français le plus traduit et étudié dans le monde. Ce volume intéressera non seulement les lecteurs et lectrices d'Hélène Cixous en France et dans les pays francophones, mais aussi des personnes souhaitant s'initier dans la lecture d'une oeuvre si riche et singulière dans le panorama de la littérature contemporaine.
A quel point notre existence humaine est-elle liée à celle des êtres que nous appelons "animaux" - comme si nous n'en étions pas nous-mêmes ? Pourquoi croyons-nous si fermement, contre toute évidence, en notre exceptionnalité ? Un hybride mi-animal mi-humain est-il possible ? Pour répondre à ces questions, cet essai scrute les zones de contact entre les animaux humains et non humains, examine les limites de l'humanité, les affects qui circulent entre êtres humains et autres animaux, la sexualité et le travail partagés, les modes de communication, les tentatives d'hybridation, la vulnérabilité et la finitude communes.
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti Fré
Pour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).
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La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.