Soixante ans plus tard, en 2022, Philippe Séclier décide de repartir sur les traces d'Edward Ruscha. Il reprend la Route 66 entre Oklahoma City et Los Angeles pour tenter de retrouver ces gasoline stations et les photographier, cette fois, en couleur. En 1962, Edward Ruscha entreprend son projet de photographier des stations-service, entre Los Angeles et Oklahoma City, tout le long de la célèbre Route 66. Un an plus tard, il auto-édite son premier livre d'artiste, Twentysix Gasoline Stations (1963), imprimé à 400 exemplaires. Dans la foulée, il publie plusieurs ouvrages qui traitent à la fois de la culture automobile aux Etats-Unis, de l'architecture et du paysage : Some Los Angeles Apartments (1965), Every Building on the Sunset Strip (1966), Thirtyfour Parking Lots (1967), Royal Road Test (1967), Nine Swimming Pools (1968), Real Estate Opportunities (1970) et A Few Palm Trees (1971). Philippe Séclier décide de repartir sur les traces d'Edward Ruscha. Il reprend la Route 66 entre Oklahoma City et Los Angeles pour tenter de retrouver ces gasoline stations et les photographier, cette fois, en couleur. Il en sélectionne trente-six (Thirtysix) comme pour mieux détourner la version originale. Il va également procéder de la sorte avec les titres des autres séries auxquelles il va se confronter dans la mégalopole californienne. Ainsi A Few Parking Lots, Some Palm Trees, One Swimming Pool, Every Crossing on Sunset Strip, Studios Estate Opportunities et Various Los Angeles Apartments, qui structurent cet ouvrage ? et jusqu'à son titre principal, Real Road Test ?, résonnent avec ceux choisis à l'époque par Edward Ruscha. Guidé par les coordonnées précises de chacun de ces parkings, immeubles, maisons, palmiers, jusqu'aux différents studios investis par le peintre américain dans les années 1960, Philippe Séclier se réapproprie une oeuvre intemporelle, tout en respectant la forme conceptuelle de ces livres qui ont marqué l'histoire de l'art.
Nombre de pages
128
Date de parution
11/04/2024
Poids
264g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782365113960
Titre
Real road test
Auteur
Séclier Philippe ; Knight Anna
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
144
Poids
264
Date de parution
20240411
Nombre de pages
128,00 €
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L'une des agences de presse la plus célèbre du monde fêtera en 2022 son 75e anniversaire. Fondée en 1947 par Robert Capa, David " Chim " Seymour, Henri Cartier-Bresson, George Rodger, William et Rita Vandivert, en association avec Maria Eisner, Magnum Photos Inc naît simultanément à New York et à Paris un 22 mai. Son fonctionnement, sous la forme d'une coopérative, la distingue dès sa création et garantit à ses membres le contrôle de leur travail. L'agence regroupe des signatures majeures du monde de la photographie, dont les images, certaines devenues iconiques, nous aident à mieux voir et comprendre notre société. Rassemblant près de cent photographes, l'agence est organisée selon une hiérarchie qui lui est propre, avec notamment un système de nomination par ses membres. A l'occasion de son 75e anniversaire, le livre Magnum Photos 75 met en perspective l'histoire de l'agence et des photographes qui y oeuvrent, avec en toile de fond les événements qu'ils ont traversés, expérimentés, capturés. Au fil de textes courts et organisés de manière chronologique, le livre raconte les " petites histoires " qui se cachent derrière les grandes photographies. De Mai 68 au 11-Septembre 2001, en passant par la guerre du Vietnam et les conflits plus récents, toute l'Histoire du xxe siècle et le début du suivant est ici déroulée sous l'objectif des photographes de l'agence. On découvre les coulisses d'un voyage, les rencontres qui changèrent une vie, le contexte de publication d'un livre mythique, l'engagement politique d'un photographe, ou encore le scénario improbable d'une image devenue célèbre. Ecrit sur le mode de l'enquête, le livre se déploie dans une écriture journalistique, concise, qui va à l'essentiel. Chaque date clé et chaque photographe donnent lieu à un récit qui, mis bout à bout, dressent la grande fresque historique d'une agence qui s'inscrit pleinement dans l'histoire contemporaine. Destiné autant au néophyte qui désirerait découvrir la photographie documentaire, qu'au spécialiste qui souhaitera compléter ses connaissances, Magnum Photos 75 est un recueil d'anecdotes et d'histoires singulières puisées dans les archives de l'agence, grâce au travail mené par l'auteur. L'ouvrage se distingue également par son originalité : parler de photographies sans jamais les montrer mais uniquement en les convoquant par le texte. Il faudra déplier les gardes avant et arrière du livre pour découvrir les images cachées à l'intérieur... Magnum Photos 75 est l'un des livres les plus complets sur cette mythique agence de presse.
Séclier Philippe ; Pasolini Pier Paolo ; Bourguign
Récit en trois parties d'un voyage entrepris au cours de l'été 1959 le long des côtes italiennes. Dans ce journal, Pasolini développe une réflexion sur la vie et la mort que lui inspirent les grands ciels d'été et les plages étincelantes de soleil. Un Pasolini inhabituel, à la fois journaliste et poète, fort épris de son pays et de ses habitants.
11 mars 2011, un tremblement de terre d'une magnitude encore jamais enregistrée dévaste la côte nord-est du Japon. Cinquante ans plus tard, la catastrophe du 11 mars 2011va bouleverser et interroger une nouvelle génération de photographes 11 mars 2011, un tremblement de terre d'une magnitude encore jamais enregistrée dévaste la côte nord-est du Japon. Le fondde l'océan s'est fracturé sur plus de 500 km de long et 200 kmde large, déclenchant un tsunami de plus de 30 m de hautqui détruit tout sur son passage. La région du Tôhoku estravagée : plus d'infrastructures, plus de maisons, et l'explosionde la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui pulvérisedans l'atmosphère et la mer des rejets radioactifs. Le nombrede morts et de personnes déplacées ravivent chez les Japonaisle traumatisme de la Seconde Guerre mondiale avec, parmi ses conséquences, l'arrivée du nucléaire sur leur sol. L'après-guerrevoit se développer une conscience écologique, consécutivementà l'installation de centrales nucléaires, ainsi qu'une mobilisation politique face à la présence de bases américaines. Cinquante ans plus tard, la catastrophe du 11 mars 2011va bouleverser et interroger une nouvelle génération de photographes : comment l'image peut-elle rendre compted'une réalité cauchemardesque ? Quel rôle le photographedoit-il tenir ? Comment montrer la menace invisible de la radioactivité ? Comment évoquer le traumatisme mais aussila résilience et la reconstruction ? En résultent des images documentaires montrant la violence des ravages, la désolation des lieux, mais aussi des gestes artistiques qui révèlent les signesde résistance. Il s'agit ici de regards de photographes dontles pratiques ont été totalement reconsidérées suite au choc.La puissance visuelle de leurs images parle de reconstructionet réinterroge le statut du médium : elles capturent l'éphémèrepour donner à voir une mémoire collective. Les treize photographes ici présentés parlent de sujets qui secouent nos sociétésmodernes : de territoire, d'écologie, de disparition, de déplacement de populations, de transformations urbaines et sociétales...
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Un beau livre sur l'exposition Ferrari organisée par la Fondation Cartier en 1987 qui retrace cet événement marquant dans l'histoire de la marque et revient sur le parcours singulier de son créateur, Enzo Ferrari. Une histoire mythique racontée par des spécialistes de l'automobile et du design, et illustrée par de nombreuses photographies de modèles iconiques, ainsi que par des images d'archives inédites.
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Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation : il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite. Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes. Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines ?uvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
En 2024, Alain Willaume passe six mois en résidence à la villa Kujoyama, à Kyoto. La découverte d'un boro d'enfant ? petite veste rapiécée par les mères d'une génération à l'autre ?, sur un marché aux puces suscite interrogation et fascination : la beauté de l'usure du vêtement témoigne à la fois de l'affection maternelle et de l'esthétique japonaise du wabi sabi, notamment du goût pour la patine du temps. Willaume entame alors un voyage exploratoire, traversant les régions de Kyūshū, de Noto, du Kansai et de Chūgoku. Photographe fasciné par l'errance, il saisit des paysages énigmatiques peuplés d'apparitions fantomatiques. La puissance trouble et l'extrême fragilité suscitées par sa rencontre avec le boro transparaissent au fil des pages. Le fort grain noir et blanc des images, ponctué de rares images aux couleurs sourdes, immerge le lecteur dans les faibles lumières de l'hiver japonais. Le sensible se fait texture : atmosphères humides de profondes forêts, dunes immenses où se détachent de fragiles silhouettes humaines, rues battues par les vents, vestiges de maisons ravagées par le tsunami, Alain Willaume tisse un univers qui oscille entre rêve et réalité. La nature est soumise à des forces telluriques, tout semble vacillersous nos yeux. Dans cet album relié à la suisse ? pour une ouverture optimale ?, chaque photographie est reproduite en double page, offrant une déambulation filmique, rythmée de quelques images présentées en diptyque où filtrent alors quelques blancs. Alain Willaume montre l'état éphémère des choses, mais aussi leur puissance d'émerveillement. Ses images se déploient tel un récit imaginaire scandé de secousses et de failles, elles révèlent un Japon d'une inquiétante étrangeté, mais d'une profonde poésie. Un Japon sans soleil et où les contours du réel s'estompent. Pour accompagner cette déambulation, l'écrivaine Ryoko Sekiguchi posera son propre regard sur ce corpus avec un texte inédit abordant les thèmes qui lui sont chers, à savoir l'impermanence des choses et les présences fantomatiques.