La question musulmane au Sénégal. Essai d'anthropologie d'une nouvelle modernité
Seck Abdourahmane ; Triaud Jean-Louis
KARTHALA
24,00 €
Epuisé
EAN :9782811103774
La question musulmane dans la société sénégalaise fait l'objet d'une longue tradition d'intérêt et de production scientifique. Elle reste toute-fois largement dominée par un vieux débat qui la place entre un projet islamique de société et un projet républicain d'inspiration moderniste et occidentalisée. La nouvelle lecture que nous en propose l'auteur couvre la période allant de la fin des années 1980 au milieu de la décennie 2000. Sans négliger le rappel des données sur la longue durée, cette lecture enquête sur les formes contemporaines de l'attachement à l'islam. A partir d'expériences spirituelles, d'imaginaires en vigueur, de discours et de comportements, mais aussi de témoignages et de récits de vie, de l'observation de la création musicale et cinématographique, le matériau recueilli révèle de façon surprenante comment la société sénégalaise est en train d'inventer sa propre modernité politique et religieuse. Voici une forte démonstration qui cesse de nous enfermer dans la relation exclusive entre l'Etat et les marabouts au Sénégal, écrit , J.L. Triaud dans la préface. Il y est plutôt question d'espaces multiples et " flottants ", avec différentes forces de décomposition, de morcellement et de recomposition à l'oeuvre. L'auteur préfère passer par l'imaginaire de la rue plutôt que par les discours officiels. La presse nationale occupe aussi une place de choix, une presse insolente et indocile, moderne donc, qui met périodiquement à mal les autorités constituées, notamment maraboutiques, et dévoile les turpitudes et les connivences. Cet ouvrage apporte ainsi un renouvellement fécond de nos connaissances, ainsi que de nouvelles perspectives. Il remet en cause l'idée de frontières étanches entre deux blocs, celui des " réformistes " et celui des " confrériques ". Devenue trop systématique, cette opposition fait place aujourd'hui à un régime " d'emprunts réciproques ".
Nombre de pages
254
Date de parution
27/08/2010
Poids
430g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811103774
Auteur
Seck Abdourahmane ; Triaud Jean-Louis
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20100827
Nombre de pages
254,00 €
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Epuisé
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Seck Abdourahmane ; Canut Cécile ; Ly Mouhamed Abd
Que nous apprennent les figures et discours de migrants sur les mutations contemporaines du continent africain ? Pour répondre à cette question, les contrihuteurs de cet ouvrage ont croisé les disciplines : linguistique, littérature, histoire, socioanthropologie et sciences politiques. C'est une approche du langage comme praxis sociale qui renvoie à la fonction symbolique des faits langagiers conçus comme actes sociaux et produits en interaction avec une mémoire collective, qui sans cesse se reconstruit. La question de la migration est abordée ici à partir des phénomènes de production et de circulation de la parole ; celle qui marque et recompose des dis-cours et des récits au quotidien, par les hommes et les femmes qui voyagent autant que par ceux et celles qui restent. Il s'agit tout d'abord de sortir des logiques du Nord, trop souvent globales et géopolitiques, afin d'interroger le fait migratoire depuis le Sud et vers le Sud. Ensuite, les auteurs ont tenté d'opérer un déplacement de focale concernant la provenance des données en passant de l'histoire globale à la micro-histoire, des débats publics aux espaces domestiques, du centre à la périphérie, sans que les seconds ne masquent les premiers. Ce commun souci a garanti ce qui fait le fil d'Ariane de ces contributions qui, tour à tour, nous projettent de littératures en récits, d'itinéraires en itinérantes, de la foi à la voie, de la frontière au passage, des corps aux ombres, de la vie à la mort, de l'écho des routes à la mémoire de l'art ou à l'art de la mémoire.
Quand la musique devient magique...Alima est une jeune fille curieuse qui découvre un balafon aux pouvoirs mystérieux, capable de faire résonner bien plus que de simples notes de musique. À travers cet instrument magique, elle est entraînée dans une aventure où la musique devient un langage vivant, porteur de mémoire, de transmission et de lien avec les autres. Au fil de son parcours, Alima apprend à apprivoiser ce pouvoir et à comprendre la responsabilité qui l'accompagne.
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Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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