Schweitzer Albert ; Kaempf Bernard ; Minkowski Ale
ARFUYEN
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EAN :9782845904200
On ne saurait parler de la spiritualité de Schweitzer sans associer très étroitement religion, mystique et éthique. L'intrication de ces ces trois trois éléments est, en effet, au fondement de la pensée et le moteur de l'action d'Albert Schweitzer. A travers les textes ici rassemblés, l'objectif est de donner un aperçu des lignes de force de la spiritualité schweitzérienne et de montrer la relation dialectique qui en unit les éléments. La spiritualité de Schweitzer est volontariste et active. Il n'est pas de ceux qui préconisent de se retirer du monde et de le nier en se plongeant dans une pure contemplation intérieure. Il critique cette mystique-là, parce qu'il n'en jaillit aucune action éthique, aucun dévouement à autrui, aucune amélioration de la société, aucune volonté de progrès comme l'exigent l'esprit de l'Evangile et la morale de l'amour. Chaque être humain devrait se sentir concerné individuellement par la personne du Christ, car chacun est appelé à l'imiter personnellement pour oeuvrer à la venue du Royaume en aimant et en aidant autrui... "Toute vraie philosophie, écrit-il, toute religion profonde n'est, en fin de compte, rien d'autre qu'une lutte pour la mystique éthique et l'éthique mystique". Schweitzer avait abouti à la conclusion que notre siècle avait perdu le sens de l'éthique. Notre conception moderne, qui tend à l'affirmation du monde et de la vie, n'était pas selon lui suffisamment fondée sur la pensée et sur la réflexion. A ses yeux, le véritable fondement de l'éthique se trouve dans le principe du respect de la vie. "Respect de la vie" : pour bien saisir toute la portée de ce terme, il faut se référer à l'allemand, "Ehrfurcht vor dem Leben" . Ehrfurcht, c'est-à-dire Ehre (révérence) mais aussi Furcht (crainte), ce qui signifie que la vie doit être honorée et crainte tout à la fois. Par le principe de respect de la vie, Schweitzer affirme ainsi que la vie - toute vie - doit nous être sacrée.
Date de parution
17/07/2026
Poids
160g
Largeur
120mm
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EAN
9782845904200
Auteur
Schweitzer Albert ; Kaempf Bernard ; Minkowski Ale
Editeur
ARFUYEN
Largeur
120
Date de parution
20260717
Disponibilité
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Puissions-nous être bientôt plusieurs médecins envoyés aux quatre coins de l'horizon par la confrérie de ceux que la douleur a marqués de son sceau". Ce voeu, qui s'avère aujourd'hui prémonitoire, termine A l'orée de la forêt vierge. Récit de la fondation, en 1913, du village-hôpital de Lambaréné sur les bords du fleuve Ogooué au Gabon, le célèbre livre du docteur Schweitzer (1875-1965), prix Nobel de la Paix et grand pionnier de la médecine humanitaire, demeure un classique de l'aventure humaine, qui a fait rêver des générations entières d'écoliers en France et dans le monde. Au-delà du contexte politique et culturel dans lequel est née l'oeuvre d'Albert Schweitzer, c'est l'extraordinaire force d'âme de ce jeune pasteur ayant abandonné une brillante carrière de théologien et de musicien pour aller soulager la souffrance humaine loin de son Alsace natale qui force notre admiration. L'élévation spirituelle de sa pensée, son inflexible volonté et sa philosophie centrée sur la nécessité de l'engagement éthique font de son témoignage un message plus que jamais d'actualité.
Albert Schweitzer (1875-1965), était un théologien protestant, musicien organiste, philosophe et médecin alsacien, né citoyen d Alsace-Lorraine (ressortissant allemand). Connu pour son éthique du « respect de la vie » inspirée des religions de l'Inde, mais aussi célèbre pour la fondation en 1913 de son hôpital de Lambaréné, au Gabon, ainsi que pour ses travaux sur Bach et ses interprétations à l orgue, caractéristiques du mouvement de la réforme alsacienne, Albert Schweitzer fut lauréat du prix Goethe en 1928 et du prix Nobel de la paix en 1952.
C'est d'une station sur le divan qu'est né ce livre considéré par les spécialistes comme l'un des meilleurs textes d'Albert Schweitzer. L'auteur, dans Ma vie et ma pensée, en raconte d'ailleurs la genèse : de passage à Zurich en 1923, il rend visite au psychanalyste Oscar Pfister, qui l'invite à prendre place sur le divan pour lui raconter ses souvenirs d'enfance. Albert Schweitzer a utilisé les notes prises en sténo lors de cette séance pour débuter l'écriture de ce livre hybride de psychanalyse littéraire. S'il se penche sur l'époque et le vécu de son enfance, dans cette période critique, risquée de son existence c'est bien une façon de faire le point et de rassembler ses forces avant de partir une seconde fois pour Lambaréné poursuivre son projet hospitalier. Ce récit qui sera traduit en français par son oncle Charles Schweitzer, le grand-père de Jean-Paul Sartre, est un document historique d'un très grand intérêt et, comme l'écrira plus tard Hermann Hesse, un "petit bijou littéraire".
Faire mieux connaître la pensée indienne et son évolution, les problèmes qu'elle envisage, les positions qu'elle défend, les grandes personnalités qui l'ont incarnée, tel est le but de ce livre. Prix Nobel de la paix en 1953, Albert Schweitzer (1875-1965) mena plusieurs vies sans se laisser enfermer dans aucune. Pasteur à Strasbourg, professeur à l'université, théologien, il fonda au Gabon un hôpital mondialement célèbre. Mais au sein de la forêt vierge, il resta un homme universel, à l'écoute de la terre entière. Preuve en est ce livre, initiation à la pensée hindoue, mais aussi méditation personnelle sur les grandes questions de la vie humaine.
Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l'oeuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d'une part, c'est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s'adresse donc à un public plus large ; d'autre part, le Commentaire mobilise l'ensemble de la culture d'Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L'attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l'évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c'est s'adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n'est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c'est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d'Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l'université catholique de Lyon et membre de l'équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l'université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d'Eckhart parus dans la même collection.
Après Maître Eckhart et Thérèse d'Avila, ce livre est le 3e de la collection "Ainsi parlait". Pourquoi Sénèque ? "Sénèque fascine ; Sénèque irrite, écrit Louis Gehres. Déjà Néron supportait mal ce trop sage précepteur ; et la postérité n'a pas fini de s'en agacer. La gloire, la richesse, le pouvoir, tout lui a été donné. Mais il se pique de ne se soucier que de sagesse." Le destin de Sénèque ne fut pourtant pas dépourvu d'épreuves : le bannissement en Corse, la mort de son fils, mais surtout le suicide en 65, sur ordre de Néron. Tacite a donné des derniers instants de Sénèque un récit dont la grandeur évoque, bien sûr, la mort de Socrate. Son oeuvre acquiert là une signature de vérité qui en change la lecture.
Dès lors que j'interroge les mots qui me sont fidèles depuis si longtemps, j'y vois le poète en guetteur du réel et de l'invisible. Il dévoile l'horizon, et les songes au-delà, en quête d'un chemin. De vigie, le voici aventurier il avance à mots comptés, découvrant son voyage en même temps qu'il l'inscrit dans la langue. La sienne. Sa ronde. Toujours ouverte, toujours recommencée... Passeur de phrases, il travaille l'espérance et la beauté - celles de chacun, en son périple journalier. Ulysse, de retour dans son île, a-t-il bien bouclé la boucle ... Jean-Claude Walter
« Tous les hommes admettent une morale rigoureuse quand il ne s'agit pas de l'appliquer. » Simone Weil est une toute jeune professeure de philosophie au lycée de Roanne quand elle écrit ses lignes. À l'issue de l'année scolaire 1933-1934, elle quitte l'enseignement pour vivre dans sa chair la condition d'ouvrière. Marxiste, elle a compris pourtant que la révolution ne suffit pas à résoudre le problème social : « Le mot de révolution est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu. » Elle n'a pas plus confiance dans les staliniens et les trotskistes que dans les réformistes : « Toutes les absurdités qui font ressembler l'histoire à un long délire ont leur racine dans une absurdité essentielle, la nature du pouvoir. » C'est au contact le plus proche avec la réalité que l'on peut comprendre les mécanismes de l'oppression et les moyens de s'en affranchir. De même, pacifiste, il lui faudra faire la guerre d'Espagne avec les anar-chistes pour se donner le droit de parler de la paix. Poussant au plus loin cette expérience de la compréhension des autres et de la compassion, la jeune agnostique révoltée en vient à se rapprocher du christianisme. « Nous vivons une époque privée d'avenir, observe-t-elle. L'attente de ce qui viendra n'est plus espérance, mais angoisse. » Après sa mort paraîtront les textes incandescents de la Pesanteur et la Grâce et L'Attente de Dieu qui révèleront en cette infatigable militante l'une des grandes spirituelles de son siècle.