Reconnaissance du travail. Pour une approche ergologique
Schwartz Yves
PUF
25,50 €
Epuisé
EAN :9782130486930
Les changements, les " mutations " du travail, le chômage, l'emploi, la flexibilité, la mondialisation de l'économie, l'exclusion, la déréglementation... : la plupart des débats dits de socitété tournent autour de la substance, la place, l'avenir, la valeur du travail dans la société et ses équilibres. Mais de quoi parle-t-on ? De quel droit s'autorise-t-on à dire que le travail a de la valeur ou n'en a plus, qu'il doit être ceci ou cela ? La société ou la civilisation de demain que l'on se plaît à dessiner ainsi ne prend guère en compte le fait que les activités de travail, dans leur extrême diversité aujourd'hui, sont un élément majeur de la situation, elles reconfigurent nos possibles, nos valeurs, nos questions pertinentes. Si l'on veut faire un diagnostic sur l'état actuel de la vie sociale, les potentialités créatrices des populations, les risques possibles face aux choix stratégiques et politiques actuels, on ne peut s'épargner le détour par ce qui se joue maintenant dans les activités dites de travail ; et cela oblige à déplacer partiellement les démarches de connaissances, les processus d'élaboration des savoirs. Tout choix de concept, de méthode en la matière est aussi un choix éthique, la superposition d'un certain modèle d'humanité. Dans la culture humaine, rien plus que ce que l'on appelle le travail ne contraint à affronter une position d' " inconfort intellectuel ", à repenser les rapports de l'histoire et du savoir. C'est ce que cet ouvrage appelle " la discipline ergologique " et qui motive son insatisfaction sur les régimes les plus courants de production de savoirs sur le travail humain. Il propose à la fois une réflexion épistémologique et critique sur les sciences humaines ; une mise en synergie de savoirs appartenant à de multiples disciplines autour de la connaissance du travail ; des protocoles de " rencontres du travail " dites aussi de " socratisme à double sens " associant pour la formation, la recherche ou l'intervention sur des situations vivantes, les interlocuteurs tous porteurs de culture et d'inculture spécifiques sur l'univers des activités économiques en crise et en recherche de nouveaux équilibres.
Nombre de pages
323
Date de parution
01/11/1998
Poids
452g
Largeur
150mm
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EAN
9782130486930
Titre
Reconnaissance du travail. Pour une approche ergologique
Auteur
Schwartz Yves
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
452
Date de parution
19981101
Nombre de pages
323,00 €
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Epuisé
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Repenser la politique en changeant de regard sur le travail et sur la production des savoirs, c'est ce à quoi nous invite la démarche ergologique dont Yves Schwartz est l'un des initiateurs. Cet ouvrage réunit des textes récents, pour certains inédits, qui prolongent son engagement dans la recherche, la formation et le syndicalisme et questionnent l'avenir du travail et de la démocratie. Pour un syndicaliste ou un formateur, un chercheur, un citoyen, quels sont les enjeux politiques de l'intervention dans la vie des autres ? Quelles sont les conséquences du fait que le travail transforme les personnalités, les corps et les savoirs ? Comment rechercher dans les pratiques des travailleuses et travailleurs des réserves d'alternative ? C'est à ces questions que s'attachent les concepts fondamentaux de l'ergologie : les débats de normes et la renormalisation, le corps-soi, les savoir-valeurs, les projets-héritages, les dispositifs dynamiques à trois pôles, la contradiction entre l'activité et l'argent. Il s'agit de prendre en compte le "déjà-là" politique noué à l'expérience réelle du travail ; et d'aller à la rencontre de la politique où on ne la voit pas.
Schwartz Yves ; Canguilhem Georges ; Bourgeois Ber
Que sait- on aujourd'hui du travail des hommes? Peu de choses encore, sera-t-on tenté de dire après avoir lu ce livre. La culture savante, jusque dans ses plus brillantes synthèses, n'apporte qu'une faible lumière sur cette expérience tout à la fois essentielle et banale. Mais prendre connaissance du travail, comprendre son histoire, anticiper ses développements futurs - le travail va-t-il "disparaître"? - ne demandent-ils pas, justement, que soient soumis à la critique quelques-uns des présupposés les mieux partagés de notre culture? Le parcours d'investigation de cet ouvrage majeur, publié pour la première fois en 1988, conserve à cet égard la plus vive actualité: les formes planétaires du travail, si diversifiées, si prodigieusement évolutives, ne cessent de réalimenter nos interrogations sur cette étrange contrainte de produire dans laquelle l'humanité, depuis les temps les plus reculés, s'éprouve et s'invente. Dans quelles conditions la pensée conceptuelle, les gouvernantes sociales du travail ont-elles chance de s'affronter à l'activité industrieuse sans en mutiler les réelles dimensions, sans s'aveugler à ses réserves d'alternatives, sans reproduire des crises multiformes? Cet ouvrage, qui a été produit en cherchant à repenser les rapports entre les métiers intellectuels et les patrimoines en faible visibilité des mondes du travail, apporte une contribution essentielle à ces questions cruciales.
Alors que les dispositifs législatifs et juridiques de prévention des risques liés au travail se sont renforcés ces dernières années, on constate, en France, une dégradation des conditions de travail: situations de stress et de mal-être, maladies et accidents professionnels, voire suicides, se multiplient. Pierre Trinquet propose danalyser ce paradoxe à travers lapproche pluridisciplinaire et globale de lergologie. Cette discipline, en se donnant comme objectif de saisir le travail humain dans toute sa complexité, se veut un outil au service de la prévention et de la réduction des risques liés au travail. Pour que le travail retrouve sa fonction émancipatrice essentielle.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.