
Expérience et connaissance du travail
Que sait- on aujourd'hui du travail des hommes? Peu de choses encore, sera-t-on tenté de dire après avoir lu ce livre. La culture savante, jusque dans ses plus brillantes synthèses, n'apporte qu'une faible lumière sur cette expérience tout à la fois essentielle et banale. Mais prendre connaissance du travail, comprendre son histoire, anticiper ses développements futurs - le travail va-t-il "disparaître"? - ne demandent-ils pas, justement, que soient soumis à la critique quelques-uns des présupposés les mieux partagés de notre culture? Le parcours d'investigation de cet ouvrage majeur, publié pour la première fois en 1988, conserve à cet égard la plus vive actualité: les formes planétaires du travail, si diversifiées, si prodigieusement évolutives, ne cessent de réalimenter nos interrogations sur cette étrange contrainte de produire dans laquelle l'humanité, depuis les temps les plus reculés, s'éprouve et s'invente. Dans quelles conditions la pensée conceptuelle, les gouvernantes sociales du travail ont-elles chance de s'affronter à l'activité industrieuse sans en mutiler les réelles dimensions, sans s'aveugler à ses réserves d'alternatives, sans reproduire des crises multiformes? Cet ouvrage, qui a été produit en cherchant à repenser les rapports entre les métiers intellectuels et les patrimoines en faible visibilité des mondes du travail, apporte une contribution essentielle à ces questions cruciales.
| EAN | 9782353670079 |
|---|---|
| Titre | Expérience et connaissance du travail |
| Auteur | Schwartz Yves ; Canguilhem Georges ; Bourgeois Ber |
| Editeur | SOCIALES |
| Largeur | 148 |
| Poids | 1200 |
| Date de parution | 20120126 |
| Nombre de pages | 945,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Reconnaissance du travail. Pour une approche ergologique
Schwartz YvesRésumé : Les changements, les " mutations " du travail, le chômage, l'emploi, la flexibilité, la mondialisation de l'économie, l'exclusion, la déréglementation... : la plupart des débats dits de socitété tournent autour de la substance, la place, l'avenir, la valeur du travail dans la société et ses équilibres. Mais de quoi parle-t-on ? De quel droit s'autorise-t-on à dire que le travail a de la valeur ou n'en a plus, qu'il doit être ceci ou cela ? La société ou la civilisation de demain que l'on se plaît à dessiner ainsi ne prend guère en compte le fait que les activités de travail, dans leur extrême diversité aujourd'hui, sont un élément majeur de la situation, elles reconfigurent nos possibles, nos valeurs, nos questions pertinentes. Si l'on veut faire un diagnostic sur l'état actuel de la vie sociale, les potentialités créatrices des populations, les risques possibles face aux choix stratégiques et politiques actuels, on ne peut s'épargner le détour par ce qui se joue maintenant dans les activités dites de travail ; et cela oblige à déplacer partiellement les démarches de connaissances, les processus d'élaboration des savoirs. Tout choix de concept, de méthode en la matière est aussi un choix éthique, la superposition d'un certain modèle d'humanité. Dans la culture humaine, rien plus que ce que l'on appelle le travail ne contraint à affronter une position d' " inconfort intellectuel ", à repenser les rapports de l'histoire et du savoir. C'est ce que cet ouvrage appelle " la discipline ergologique " et qui motive son insatisfaction sur les régimes les plus courants de production de savoirs sur le travail humain. Il propose à la fois une réflexion épistémologique et critique sur les sciences humaines ; une mise en synergie de savoirs appartenant à de multiples disciplines autour de la connaissance du travail ; des protocoles de " rencontres du travail " dites aussi de " socratisme à double sens " associant pour la formation, la recherche ou l'intervention sur des situations vivantes, les interlocuteurs tous porteurs de culture et d'inculture spécifiques sur l'univers des activités économiques en crise et en recherche de nouveaux équilibres.ÉPUISÉVOIR PRODUIT25,50 € -

Travail, ergologie et politique
Schwartz Yves ; Castejon Christine ; Rollin JacqueRésumé : Repenser la politique en changeant de regard sur le travail et sur la production des savoirs, c'est ce à quoi nous invite la démarche ergologique dont Yves Schwartz est l'un des initiateurs. Cet ouvrage réunit des textes récents, pour certains inédits, qui prolongent son engagement dans la recherche, la formation et le syndicalisme et questionnent l'avenir du travail et de la démocratie. Pour un syndicaliste ou un formateur, un chercheur, un citoyen, quels sont les enjeux politiques de l'intervention dans la vie des autres ? Quelles sont les conséquences du fait que le travail transforme les personnalités, les corps et les savoirs ? Comment rechercher dans les pratiques des travailleuses et travailleurs des réserves d'alternative ? C'est à ces questions que s'attachent les concepts fondamentaux de l'ergologie : les débats de normes et la renormalisation, le corps-soi, les savoir-valeurs, les projets-héritages, les dispositifs dynamiques à trois pôles, la contradiction entre l'activité et l'argent. Il s'agit de prendre en compte le "déjà-là" politique noué à l'expérience réelle du travail ; et d'aller à la rencontre de la politique où on ne la voit pas.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 € -

Prévenir les dégâts du travail : l'ergoprévention
Trinquet Pierre ; Schwartz YvesAlors que les dispositifs législatifs et juridiques de prévention des risques liés au travail se sont renforcés ces dernières années, on constate, en France, une dégradation des conditions de travail: situations de stress et de mal-être, maladies et accidents professionnels, voire suicides, se multiplient. Pierre Trinquet propose danalyser ce paradoxe à travers lapproche pluridisciplinaire et globale de lergologie. Cette discipline, en se donnant comme objectif de saisir le travail humain dans toute sa complexité, se veut un outil au service de la prévention et de la réduction des risques liés au travail. Pour que le travail retrouve sa fonction émancipatrice essentielle.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,50 € -

Agir humain et production de connaissances. Epistémologie et ergologie
Di Ruzza Renato ; Schwartz Yves ; Lacomblez MarianN'y a-t-il qu'une forme de savoir à reconnaître dans l'Université? Les savoirs dits e scientifiques e, légitimés par leur tentative de mettre à distance les séductions, les conflits, les valeurs en débat dans le présent qui introduisent des biais dans les concepts ? Ou bien n'y a-t-il pas d'autres formes moins visibles de savoirs, nouées aux exigences de l'agir, que toute activité humaine entraîne en produisant jour après jour de nouvelles configurations dans la vie sociale ? Les activités de travail jouent comme un révélateur de cette dualité des formes du savoir, dont la mise en dialogue est absolument nécessaire, si on veut comprendre quelque chose tant dans la production de la société que dans l'usinage des connaissances. C'est cette conviction qui a conduit, depuis prés de quarante ans, une équipe, dont participent les deux auteurs, à créer dans leur université des dispositifs de formation et de recherche propres à expérimenter ce dialogue. Mais comment alors retravailler la conception de l'épistémologie sur cette base ? C'est le fondement mémo de ce livre, auquel conduisait l'itinéraire épistémologique des deux auteurs, l'un en philosophie, l'autre en économie politique. De ce fait, cet ouvrage s'adresse aussi bien aux protagonistes des activités sociales, pour contribuer à une meilleure mise en visibilité de leurs ressources intellectuelles, qu'aux chercheurs et enseignants soucieux de mieux mesurer les liens à développer entre la production des connaissances et la vie sociale. La forme et le contenu de l'ouvrage se devaient de tenir compte de ce public particulier. Ni vulgarisation ni érudition, mais rigueur et respect des lecteurs dans la diversité de leur formation et de leur expérience.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 €
Du même éditeur
-

Le capital. Critique de l'économie politique, Tome 1
Marx Karl ; Lefebvre Jean-Pierre ; Balibar EtienneL’œuvre majeure de Marx, un des ouvrages les plus brillants qui aient jamais été produits A l’occasion de la récente réédition par les éditions sociales du Livre 1 de l’œuvre majeure de Marx, Jean-Pierre Lefebvre nous a livré cette nouvelle traduction, composée à partir de la 4eme édition allemande, généralement considérée comme la plus aboutie. C’est, à mon sens, la meilleure édition française actuelle pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure ardue, mais ô combien bénéfique, de la lecture du Capital. A leur destination, je me permets un conseil : contrairement à ce que certains ont pu prétendre, il est essentiel de bien commencer par la première section intitulée « marchandise et monnaie ». Si sa lecture est particulièrement ardue (« En toute science, c’est toujours le début qui est difficile. », Marx, préface à la première édition allemande de 1867), elle est nécessaire pour saisir les subtilités de la suite, qui se révélera beaucoup plus abordable. RobinEN STOCKCOMMANDER24,99 € -

Découvrir le Front populaire
Vigreux JeanMai 1936 : la gauche, unie contre le fascisme, remporte les élections en France. Un mouvement de grève sans précédent - combatif, et plein d'espérances - arrache de nouveaux droits pour le peuple. Pendant quelques semaines, une autre société s'esquisse. A travers des textes et documents d'époque, l'historien Jean Vigreux, spécialiste des gauches au XXe siècle, retrace l'histoire du Front populaire. Sans occulter les difficultés, les apories et les échecs, il rappelle l'élan et l'inventivité de 1936. Et montre que cette brève embellie peut encore éclairer notre chemin.EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

La Théorie des besoins chez Marx
Heller Ágnes ; Keucheyan Razmig ; Palmier Jean-MicÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 €
De la même catégorie
-

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyEN STOCKCOMMANDER19,90 € -

Manuel de management décomplexé. L'art capitaliste de discipliner le travail
Galluzzo AnthonyAux capitalistes, jamais le monde n'a offert un terrain de jeu aussi vaste et débordant d'opportunités. Ils peuvent désormais piloter d'immenses chaînes de production à l'échelle internationale, exploiter la main-d'oeuvre la plus précaire, à des coûts toujours plus bas. Mais, concrètement, comment procéder ? Ce manuel, écrit du point de vue du capital, explique sans détour les principes de l'exploitation industrielle contemporaine. Comment concevoir une usine pour produire au moindre coût et avec une efficacité maximale ? Quels sont les Etats à même de vous offrir la main-d'oeuvre la plus docile et exploitable ? Comment diviser les ouvriers pour mieux garantir leur impuissance ? Prévenir le développement des syndicats ? Réprimer rébellions et grèves ? Quand et comment délocaliser ? Et surtout, après tant de violences, comment continuer à apparaître comme une entreprise " socialement responsable " ? Débarrassé de la langue de bois des manuels de management habituels, ce livre répond frontalement à toutes ces questions. Il éclaire les rouages de la domination au travail et jette une lumière crue sur la manière dont sont produits certains de nos biens de consommation les plus courants.EN STOCKCOMMANDER21,50 € -

Si on s'arrête, le monde s'arrête. Manifeste pour la reconnaissance du travail gratuit
Blézat MathildeEN STOCKCOMMANDER19,90 € -

Bienvenue dans le nouveau monde. Comment j'ai survécu à la coolitude des startups
Ramadier MathildeLe jour où Mathilde Ramadier, jeune Française expatriée à Berlin, reçoit dans sa boîte mail le "Welcome Kit" de la startup qui vient de l'embaucher, elle ouvre de grands yeux ronds. "Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! Tu trouveras ci-joint le Welcome Kit qui t'expliquera tout pour tes nouvelles aventures chez nous. Enjoy ;) ! A demain. Joanna." L'entreprise promet une vie cool, dans un environnement friendly parsemé de smileys. Un employé est en retard ? Il le paiera, le lendemain, en croissants chauds pour toute l'équipe - ou plutôt la "team". Une team dans laquelle on n'est jamais stagiaire, mais toujours manager de quelque chose. Un rêve éveillé ? Les habits neufs de la précarité, en vérité. Où le "management du bonheur" cache l'organisation d'une concurrence impitoyable entre des travailleurs jetables et sous-payés. De ses diverses expériences dans la Silicon Allee berlinoise, Mathilde Ramadier a rapporté un récit au vitriol. Elle y mêle anecdotes personnelles et analyse de cette novlangue abêtissante qui fait passer les employés du service clients pour des "réparateurs de bonne humeur". Ou comment toute une génération, ici comme ailleurs, se casse le nez en fonçant dans le mur de la nouvelle économie. "Bienvenue dans le nouveau monde", vous dit-on.EN STOCKCOMMANDER16,00 €

