La fonction guérisseuse. Essai comparatiste sur les pratiques de guérison. Qu'est-ce que guérir ? Qu
Schurmans Daniel
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782343100401
De tous temps, les hommes ont reconnu à certains d'entre eux la « fonction guérisseuse ». Pour autant, d'une société à l'autre, les moyens d'identifier celui ou celle qui la possède ou qui est capable de l'obtenir varient fortement, de même que les moyens de l'acquérir, et surtout de l'exercer. Entre le médecin, le psychothérapeute, le guérisseur, le chamane, n'y aurait-il rien de commun ? N'y aurait-il rien de spécifique à l'art de guérir ? Cet ouvrage essaie de répondre à cette question en comparant deux à deux certains univers thérapeutiques : médecine et chamanisme, thérapie stratégique et consultation guérisseuse, élaboration psychanalytique et divination africaine. Cette méthode comparatiste met en évidence les ressemblances tout autant que les différences. Un accent particulier est mis sur le « monde des djinns », ainsi que sur la pratique d'un guérisseur sénégalais que l'auteur a connu personnellement. Cette démarche anthropologique se prolonge par une réflexion sur l'exercice de la médecine et de la psychothérapie dans le monde actuel.
Nombre de pages
236
Date de parution
02/09/2016
Poids
285g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343100401
Titre
La fonction guérisseuse. Essai comparatiste sur les pratiques de guérison. Qu'est-ce que guérir ? Qu
Auteur
Schurmans Daniel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
285
Date de parution
20160902
Nombre de pages
236,00 €
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S'il n y a pas de solution technique pour éradiquer la souffrance de l'expérience humaine, cela ne veut pas dire que nous soyons impuissants devant elle. Mais pourquoi ne choisit-on pas toujours la meilleure réaction pour sortir de sa souffrance? Pourquoi choisit-on souvent celle qui ne peut que l'entretenir indéfiniment? Que peut nous apprendre la connaissance accumulée par des siècles d'histoire, par la multitude des cultures humaines, et par l'expérience des cliniciens...Cet ouvrage utilise l'expérience que l'auteur a acquise auprès de patients traumatisés psychiques, pour jeter les bases d'une psychothérapie différentielle et rechercher les principes généraux d'un processus thérapeutique transculturel.
Ce livre n'est pas seulement le récit de vie d'un médecin voyageur à travers plusieurs pays et trois continents. Il rend compte de la continuité d'une réflexion professionnelle, existentielle, et finalement spirituelle, en dehors de toute adhésion. Il raconte la découverte d'autres cultures, au Pérou, au Sénégal, au Bénin. Il la met en rapport avec des recherches psychologiques menées en Europe, et avec des tentatives de réforme du travail hospitalier. Il évoque quatre expériences de soins originales, et décrit les difcultés rencontrées. La dernière de ces expériences est la création d'un service de santé mentale consacré aux migrants et aux personnes qui ont subi un trauma psychique grave.
Les connaissances sur le fonctionnement du système nerveux central ont progressé à l'inverse de la qualité de l'approche clinique. Ce paradoxe est propre à la psychiatrie. Il est dû au fait que les sources de la connaissance psychiatrique ne sont pas seulement à trouver dans la physiopathologie, mais aussi dans la psychologie et la sociologie compréhensives, dans l'anthropologie, dans l'herméneutique, et même dans l'économie politique. À partir de son expérience professionnelle, Daniel Schurmans illustre cette thèse d'exemples qui donnent une place essentielle à la psychothérapie institutionnelle et à la psychiatrie anthropologique.
En réaction assumée contre la tendance à réduire les phénomènes psychotiques à leurs mécanismes biologiques de production - qui ne sont nullement niés - cet essai vise à les considérer comme producteurs de sens. La saisie du sens des symptômes mène à celle de leur origine, de leur évolution, de leur interprétation et de leur thérapie. Les références sont nombreuses : psychanalyse, phénoménologie, anthropologie culturelle, anthropologie sociale. L'expérience africaine de l'auteur lui permet de constater l'efficacité de certaines cures traditionnelles et surtout, d'en comprendre le mécanisme. Son expérience clinique en Europe lui permet de décrire des pratiques institutionnelles parfois méconnues, qui ne demandent qu'à être développées.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...