Réflexion et spéculation. L'idéalisme transcendantal chez Fichte et Schelling
Schnell Alexander
MILLON
25,36 €
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EAN :9782841372515
L'" idéalisme allemand" ne désigne pas la philosophie allemande post-kantienne en tant qu'elle culminerait dans le système hégélien, mais renvoie à différents systèmes - les plus connus d'entre eux étant ceux de Fichte, Schelling et Hegel - qui ne sont pas dans un rapport hiérarchique. Alors que les recherches hégéliennes ont déjà pour une large part contribué à dévoiler la teneur systématique et les sources historiques de la pensée de l'auteur de l'Encyclopédie des sciences philosophiques, les recherches fichtéennes et schellingiennes n'ont pu prendre leur essor que plus tardivement - aussi et surtout pour des raisons éditoriales. Les difficultés d'accès aux sources étant désormais écartées, il est temps d'étudier les textes clés de Fichte et de Schelling pour eux-mêmes et non pas comme moments subordonnés du système hégélien. L'objectif de cet ouvrage est de présenter les idéalismes transcendantaux de Fichte et de Schelling. Alors que la doctrine de la science de Fichte est de part en part un idéalisme transcendantal, dont l'auteur cherche à mettre en évidence l'unité et la cohérence, l'idéalisme transcendantal de Schelling ne constitue qu'une étape dans l'évolution de sa pensée - une étape certes majeure, aboutissant à son " premier système " de 1800, mais qui est méconnue voire inconnue. Dans quelle mesure les idéalismes transcendantaux de Fichte et de Schelling s'inscrivent-ils dans la tradition de l'idéalisme transcendantal initiée par Kant ? Quels sont les principes fondamentaux de l'idéalisme fichtéen ? Quelle est la figure particulière de l'idéalisme schellingien ? Comment ces deux idéalismes se rapportent-ils l'un à l'autre ? Y a-t-il des influences réciproques ? Leurs idéalismes se distinguent-ils fondamentalement ou parviennent-ils finalement à un accord de principe? Telles sont les questions auxquelles l'auteur se propose de répondre afin de contribuer à jeter les bases d'une discussion de fond entre les trois protagonistes de la philosophie classique allemande.
Nombre de pages
232
Date de parution
16/10/2009
Poids
400g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372515
Titre
Réflexion et spéculation. L'idéalisme transcendantal chez Fichte et Schelling
Auteur
Schnell Alexander
Editeur
MILLON
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160
Poids
400
Date de parution
20091016
Nombre de pages
232,00 €
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Lobjectif de louvrage est de mettre en évidence les liens daffiliation entre la phénoménologie et la philosophie transcendantale allemandes. Le prisme utilisé est celui du temps qui occupe une place centrale en phénoménologie. Celle-ci ne pose pas simplement la question de lorigine du temps, mais elle aborde le temps en tant que dimension originaire de louverture du sujet à lobjet. Et dans la mesure où le temps est l« étoffe » de la conscience intentionnelle, il entre de manière décisive dans la constitution même de la subjectivité transcendantale. Si le temps est traité chez les plus grands représentants de la philosophie transcendantale allemande (de Kant à Fink), laccent est mis en particulier sur les différents croisements qui témoignent des rapports systématiques entre les phénoménologues du vingtième siècle et les pères fondateurs de lidéalisme transcendantal.
L'objectif de cet ouvrage est d'introduire le lecteurà la philosophie du "premier" Heidegger à travers un commentaire d'Etre et temps (publié en 1927) etdes cours professés à la fin des années 1920 (enparticulier les Fondements métaphysiques de lalogique et les Concepts fondamentaux de lamétaphysique). L'auteur expose d'abord le projetheideggerien d'une ontologie phénoménologique - en rapport (et en rupture) avec la phénoménologiehusserlienne - mettant en ?uvre une "analytiqueexistentiale" de l'être-là humain qui est reconstituéeselon ses moments structurels. Le chapitre centraldu livre est consacré au problème du temps auquell'auteur accorde une importance cruciale pourcomprendre l'évolution de la pensée de Heideggerdurant cette période. Les deux derniers chapitresprésentent la "métaphysique de l'être-là" et la"métaphysique du monde" avec lesquellesHeidegger s'éloigne de son projet initial et prépare lefameux "tournant" des années 1930.
La phénoménologie post-husserlienne s'est détournée des orientations fondamentales de son père fondateur pour adopter une position ou bien déconstructiviste ou bien théologisante - sinon ouvertement anti-idéaliste. Restant fidèle à l'attitude phénoménologique qui consiste à mettre hors circuit tout présupposé métaphysique (qu'il soit de nature antisubjectiviste ou dogmatique), le présent ouvrage met en évidence des motifs cherchant à mettre en place une phénoménologie de la connaissance et de la compréhension qui évite à la fois l'écueil d'un scepticisme radical et celui d'une philosophie de la transcendance. A ce dessein, l'essai se divise en trois parties dans lesquelles sont examinés et explicitées - conformément à une orientation husserlienne, heideggerienne ou encore propre à la phénoménologie française contemporaine - les concepts fondamentaux d'une phénoménologie transcendantale fondée spéculativement. Dans la mesure où se profile par là une position philosophique qui intègre, par ailleurs, des compréhensions et acquis toujours valables de la philosophie classique allemande, se dessinent les lignes fondamentales d'un "transcendantalisme spéculatif" qui essaie de renforcer la phénoménologie du XXIe siècle naissant au sein du débat contemporain (par exemple face au "réalisme spéculatif"). Il s'agit en particulier de répondre, du côté de la phénoménologie, au rapprochement de la tradition européenne effectué actuellement par la génération la plus jeune des penseurs "analytiques". Cela rendra peut-être possible d'élever l'échange entre les deux orientations contemporaines à un niveau qui n'était pas accessible au XXe siècle en raison de préjugés et distorsions idéologiques.
Comment développer une phénoménologie de la connaissance qui, tout en restant fidèle aux perspectives fondamentales des deux pères fondateurs de la phénoménologie, tire profit des acquis essentiels des deux générations postérieures de phénoménologues ? L'auteur se propose de poursuivre le projet d'une refondation de la phénoménologie qui prend au sérieux les critiques du tondationalisme (traditionnel) sans pour autant abandonner une perspective visant à légitimer le bien-fondé de tout discours exhibant le sens de ce qui apparais La thèse fondamentale est qu'une telle refondation se doit de mettre en son centre non plus la perception objectivante, mais l'imagination (Einbilduners ! raft) à la source de toute formation ou configuration du sens (Sinnbildung), laquelle constitue la base de tout "apparaissant" et de tout "événement". L'imagination est ici comprise à la tois comme dévoilant la constitution "imageante" (imaginaire et imaginal) du réel et comme productrice d'"images" (ou d'"icônes") dont il s'agit de préciser la dimension génétique, voire "générative", eu égard à plusieurs concepts déterminants de la phénoménologie (tels que la "vérité", la "subjectivité", le "réel", l'"Inconscient", le "temps", l'"espace", etc).
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.