S'il existe un principe constitutif de la musique qui puisse être considéré comme quasiment universel, c'est bien celui de l'ostinato, puisqu'on le retrouve aussi bien dans les musiques savantes de l'Occident (où il est attesté depuis le XIIIe siècle jusqu'à l'époque contemporaine) que dans pratiquement toutes les traditions musicales populaires recensées à ce jour, indépendamment de leur origine géographique. Bien que de nombreux travaux aient été consacrés à certaines formes musicales (telles la chaconne et la passacaille) au sein desquelles l'ostinato est mis en ?uvre, ce procédé de composition en tant que tel n'avait fait jusqu'ici l'objet d'aucune véritable synthèse. C'est cette lacune que vient combler cet ouvrage, à partir d'un large corpus : cette approche originale permet notamment de mettre en lumière des similitudes dans l'emploi du procédé par des musiques qui, par ailleurs, n'ont rien de commun. L'ostinato se révèle ainsi être un trait d'union entre les époques et les cultures.
Date de parution
03/05/2000
Poids
525g
Largeur
150mm
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EAN
9782852038271
Titre
L'OSTINATO, PROCEDE MUSICAL UNIVERSEL.
ISBN
2852038277
Auteur
SCHNAPPER LAURE
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
525
Date de parution
20000503
Disponibilité
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Qui se souvient d'Henri Herz (1803-1888), figure célèbre du monde musical au XIXe siècle? Pianiste virtuose, compositeur prolifique, professeur acharné, facteur de pianos renommé et propriétaire, avant Pleyel, d'une salle de concert des plus courues: rarement notoriété si grande chuta de façon aussi spectaculaire. L'itinéraire de cet immigré plein d'humour, qui désirait par-dessus tout gravir les échelons de la société, témoigne des goûts et des pratiques d'une époque. S'il connut gloire et prospérité, il subit aussi les foudres des artistes qui l'accusaient de flatter le nouveau maître, le public. Ainsi, après une carrière fulgurante qui le conduisit des salons parisiens à la conquête des Amériques, Herz fut détrôné par la figure émergente de l'artiste d'exception, le génie romantique qu'illustraient ses contemporains Liszt et Chopin. À une période charnière où les tensions se cristallisent autour d'une nouvelle conception de l'art et de l'artiste, entre "musique d'art" et "musique d'industrie", le parcours de ce musicien polyvalent fournit un matériau historique précieux sur la vie musicale et, bien avant les premiers enregistrements, sur l'activité des pianistes virtuoses. En s'intéressant à cet artiste-entrepreneur, Laure Schnapper éclaire un versant oublié de la vie culturelle et musicale en France. Enrichie de commentaires de partitions et d'extraits des journaux d'époque, cette étude contribue à renouveler, à travers le destin de ce magnat du piano, les relations entre histoire, musicologie et sciences sociales.
Il y a cent ans, Fernand Halphen mourait d'une maladie contractée au front. Fils d'une riche famille israélite parisienne, rien ne le prédestinait à créer et diriger pendant deux ans et demi l'orchestre officiel des armées du nord. Les mélodies et la musique de chambre qu'il a composées reflètent l'atmosphère raffinée des salons de la IIIe République, âge d'or de la mélodie française. Le riche fonds d'archives qu'il avait réuni permet de retracer avec précision le parcours d'un compositeur français à une époque dominée par la mode wagnérienne et l'affaire Dreyfus. Proche de Gabriel Fauré et élève au Conservatoire, où il côtoie Reynaldo Hahn, Henri Büsser, Alfred Cortot, Charles Koechlin et Edouard Risler, avant d'obtenir le second prix de Rome, il aida financièrement les musiciens toute sa vie et même au-delà, prévoyant un important legs en faveur des élèves du Conservatoire, institué et soutenu par sa veuve Alice.
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