
La Conversion d'Hermann le Juif. Autobiographie, histoire et fiction
Vers le milieu du XIIe siècle, un Juif originaire de Cologne, converti au christianisme et devenu prêtre à Cappenberg, en Westphalie, écrit le récit de sa conversion. Cette "autobiographie" est l'une des toutes premières en Occident depuis les célèbres Confessions de saint Augustin. Ce texte singulier divise les historiens, les uns y voyant le "récit vrai" d'un authentique Juif converti, les autres une pure "fiction" forgée par des clercs chrétiens. Pour Jean-Claude Schmitt, ce récit est à la fois "vrai" et "fictif'. Il soulève les questions de l'autobiographie et de la subjectivité, de l'image onirique et de l'image cultuelle, de la conversion individuelle et collective, du nom et de l'identité. Cette étude de cas est l'occasion pour l'auteur de poser des questions centrales sur la méthode et l'écriture de l'histoire. Biographie: Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, spécialiste de l'histoire de la culture et de la société médiévales, Jean-Claude Schmitt a notamment publié La Raison des gestes (Gallimard, 1990), Les Revenants (Gallimard, 1994), Le Corps, les rites, les rêves, le temps (Gallimard, 2001), Le Corps des images (Gallimard, 2002) et Le Saint Lévrier (2e éd. Flammarion," Champs ", 2004)."
| Nombre de pages | 373 |
|---|---|
| Date de parution | 05/04/2007 |
| Poids | 238g |
| Largeur | 109mm |
| EAN | 9782757804179 |
|---|---|
| Titre | La Conversion d'Hermann le Juif. Autobiographie, histoire et fiction |
| ISBN | 2757804170 |
| Auteur | Schmitt Jean-Claude |
| Editeur | POINTS |
| Largeur | 109 |
| Poids | 238 |
| Date de parution | 20070405 |
| Nombre de pages | 373,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les rythmes au Moyen Age
Schmitt Jean-ClaudeLes rythmes entraînent dans leur mouvement la vie tout entière des individus et des sociétés : les comportements quotidiens et les expériences esthétiques, les déplacements dans l'espace aussi bien que l'ordre du temps. Il n'y a pas de vie sans rythme, c'est-à-dire - comme dans un air de jazz ou une toile abstraite de Mondrian - sans une mise en ordre variable de faits qui se répètent en combinant indéfiniment périodicité et rupture. Philosophes, sociologues, anthropologues, musicologues s'interrogent parmi d'autres depuis deux siècles sur les rythmes sociaux, dont Marcel Mauss disait qu'ils commandent les représentations du temps. Pourtant, il n'existe pas à ce jour une histoire des rythmes qui confronte nos conceptions et expériences du rythme à celles du passé. Or, le contraste est fort entre notre monde moderne, où les rythmes sont partout, mais sont observés dans des champs séparés (rythmes scolaires, arythmie cardiaque, tempo musical, croissance économique en dents de scie...) et la civilisation holiste de l'Europe médiévale : ici, la notion de rythme, héritée de l'Antiquité gréco-romaine, paraît ne concerner que la musique, la poésie et la danse, mais elle entre en fait en résonance avec la totalité de la Création, que Dieu aurait façonnée en six jours. C'est à ce rythme fondateur que le présent livre emprunte sa propre scansion, en explorant successivement les significations du rhythmus médiéval, les rythmes du corps et du monde, ceux du temps, de l'espace et du récit, avant de s'interroger sur la fonction des rythmes dans le changement social et la marche de l'histoire.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,00 € -

La raison des gestes dans l'Occident médiéval
Schmitt Jean-ClaudeCharlemagne se tord la barbe et pleure; devant Guillaume le Conquérant, Harold prête serment les mains posées sur des reliques; les bras tendus, le prêtre élève l'hostie que les fidèles, à genoux et les mains jointes, fixent du regard; tous font des signes de croix. Qu'ils nous surprennent ou nous paraissent aujourd'hui encore familiers, tous ces gestes sont liés à une culture et à son histoire. Car il n'existe pas de gestes "naturels", mais des usages sociaux du corps, propres à chaque civilisation et qui changent au cours du temps. Ce livre explore l'histoire des gestes en Occident, depuis l'Antiquité tardive jusqu'au Moyen Age central. D'entrée de jeu, il souligne un problème crucial: l'historien, à l'inverse de l'ethnologue ou du sociologue, n'atteint pas directement les gestes du passé, mais toujours, dans des écrits ou des images, des représentations des gestes qui en sont aussi des interprétations données par la culture du temps. Ce qui déplace et enrichit le questionnaire de l'historien: qu'est-ce que "faire un geste" dans la société chrétienne du Moyen Age? Comment juge-t-on à cette époque le corps, son mouvement et ses attitudes? Existe-t-il alors une ou des théories du geste? Ainsi le spectacle des gestes est-il un défi permanent lancé à la raison qui cherche, non sans difficultés ni malentendus et à chaque époque d'une manière nouvelle, à imposer aux gestes un ordre et du sens. C'est dans cette dialectique des gestes et de la pensée, à laquelle les clercs du Moyen Age ont donné en leur temps une expression systématique, que s'est construite au cours des siècles une culture singulière du corps et de ses usages.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER43,20 € -

Revenantes. Les vivants et le s morts dans la société médiévale
Schmitt Jean-ClaudeLa croyance aux revenants semble de tous les temps ; elle a pourtant aussi son histoire. Que signifiait au Moyen Âge cette "croyance" et comment la saisir ? Les dix siècles qui vont de l'Antiquité tardive à la veille de la Renaissance ont vu se succéder et se combiner les vieilles croyances païennes et les rituels lentement christianisés. Ils sont contenus dans la notion de memoria, de "mémoire des morts", faite de liturgie, de larmes et de prières ; une mémoire en réalité destinée à aider la séparation des vivants et du défunt, à régler le fonctionnement social de l'oubli. Les revenants médiévaux, c'étaient les rares morts qui, obstinément, pendant une durée assez brève, tenaient en échec le fonctionnement réglé de la memoria chrétienne, faisant obstacle au déroulement nécessaire du "travail du deuil". Revenants pitoyables ou terrifiants, le plus souvent solitaires, surgissant de leur tombe pour hanter la conscience des proches et des parents, coupable ou douloureuse. On saisit immédiatement l'ampleur des problèmes que fait surgir l'analyse rigoureuse de cette moisson de textes et d'images qui racontent l'apparition des morts, et où le spirituel se mêle au corporel, l'individuel au collectif, la personne à la parenté, le jour à la nuit, le merveilleux à l'ordre social. Ce livre oeuvre à l'histoire sociale un secteur nouveau : la science des rêves.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,50 € -

Le corps, les rites, les rêves, le temps. Essais d'anthropologie médiévale
Schmitt Jean-ClaudeQui veut comprendre le Moyen Âge doit le tenir à distance : poser sur lui le regard de l'anthropologue étudiant une société étrangère à sa propre culture et à ses habitudes de pensée. C'est la première ambition de ce livre : mettre en garde contre l'usage de catégories, la "religion" par exemple, ou l'"individu", dont il convient de saisir la relativité historique. Voilà qui peut sembler paradoxal, mais il n'y a pas, au Moyen Âge, de "religion", au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Toute une "culture", en revanche, complexe, foisonnante, originale, se déploie selon les différents pôles constitutifs de cette société : les clercs et les laïcs, la cathédrale et le château, la communauté paysanne et la ville. S'en dégagent des conceptions irréductibles aux nôtres, du corps et de la personne, de la croyance et des rêves, des rites et du temps, à l'articulation de l'homme et du divin (ou du démoniaque), de l'ici-bas et de l'au-delà, des images et de l'invisible, de la memoria et des futura.Ce livre retrace le parcours sinueux d'une recherche de plus de vingt ans à travers les textes et les images issues de la culture médiévale. Il tente de répondre aux questions que pose la construction d'une anthropologie historique du Moyen Âge : qu'est-ce qu'une "personne" dans la société médiévale ? Qu'en est-il de la notion du "sacré" ? L'idée d'"avenir" est-elle compatible avec la conception eschatologique du temps chrétien ...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER29,90 €
Du même éditeur
-

Pour la vie ? Court traité du mariage et des séparations
Moreau DenisCouples fracassés, divorces, séparations : les histoires d'amour finissent mal en général. En quelques décennies, une ritournelle amusée des années 1980 est devenu une loi de la conjugalité ordinaire. Denis Moreau, philosophe, marié, amateur éclairé de rock'n'roll et lecteur intime de l'Evangile, se demande comment préserver nos amours des forces de destruction qui les menacent. Tour à tour tragique, corrosif et tendre, il analyse le mariage non comme un devoir ou une institution dépassée, mais dans ce qu'il considère être son sens et sa valeur : une réponse convaincante à la question "comment réussir sa vie ?". On connaissait les romans et les lettres d'amour. Voici un essai d'amour, écrit avec la conviction qu'il peut y avoir de grandes et belles choses dans nos histoires d'amour conjugal, en général.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,50 € -

Qu'il emporte mon secret
Le Bihan SylvieGrenoble, une chambre d'hôtel, décembre 2015. Hélène n'arrive pas à trouver le sommeil. Dans deux jours, elle sera appelée à comparaître, et des souvenirs occultés depuis trente ans resurgissent : cette nuit du 14 juillet 1984, la nuit de "l'accident", elle avait 16 ans. On l'a retrouvée, laissée pour morte, au fond d'un ravin. Sa vie défile avec les blancs et les mensonges. Alors Hélène écrit...EpuiséVOIR PRODUIT6,50 € -

Trois essais sur le comportement animal. Les leçons de l'évolution de la théorie du comportement
Lorenz KonradLes trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,90 € -

Le Langage silencieux
Hall Edward-TEdward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.EpuiséVOIR PRODUIT9,90 €
De la même catégorie
-

Quand Paris construisait Notre-Dame
Jammes Marie-MadeleineCet ouvrage unique en son genre nous livre le récit complet de la construction de Notre-Dame de Paris de 1163 à 1351, au milieu de l'essor florissant du Paris dès XIIe et XIIIe siècles. En même temps que la construction nous découvrons les rois (Philippe Auguste, Saint Louis, Philippe Le Bel), leurs familles, les batailles, les croisades en Terre Sainte et contre les Cathares, la chute des Templiers... La naissance de l'université, le développement commercial de la rive droite, la construction du Louvre...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,90 € -

Hérétiques. Résistances et répression dans l'Occident médiéval
Moore Robert IanAvec La Guerre à l'hérésie , Moore bouleverse toute l'histoire des hérésies telle qu'elle était pensée depuis le XIXe siècle en montrant comment l'Eglise médiévale a criminalisé les nombreuses oppositions à une époque où s'est affirmée une "monarchie pontificale" absolue et centralisée, théocratique, fondée sur la séparation radicale des clercs et des laïcs et sur la soumission des seconds aux premiers. Les dissidences qui furent persécutées sous le nom d'hérésie étaient en réalité suscitées par des lectures intransigeantes des Evangiles et par le rejet des privilèges comme du pouvoir des clercs. Il s'agissait non pas de mouvements extérieurs au christianisme (par exemple liés au manichéisme, comme on l'a longtemps soutenu dans le cas des prétendus "cathares "), mais de contestations évangélistes et anti-cléricales, toujours liées à des tensions politiques et sociales. Dans le livre, abondamment commenté depuis sa sortie en 2012, Moore examine tous les épisodes d'hérésies survenus entre l'an mil et les premiers temps de l'Inquisition (v. 1250). Comme le contexte général de chaque épisode est examiné en profondeur dans toutes ses dimensions, il en ressort une relecture de l'histoire générale du Moyen Âge central en Occident.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER27,00 € -

L'âge d'or capétien (1180-1328)
Cassard Jean-ChristopheLes chapitres: ils forment un récit, reprenant les grands thèmes et les chronologies (démographie, production, institutions, culture...).L atelier de l historien: le lecteur découvre la manière de travailler de l historien. Cet atelier met en lumière les sources historiques et les débats d historiens que la période a engendrés. Un atout majeur.Les annexes: indispensables pour comprendre le travail de l historien, elles reprennent les repères chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des références iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l index.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER43,91 € -

Sceller et gouverner. Pratiques et représentations du pouvoir des comtesses de Flandre et de Hainaut
Jardot Lucie ; Mattéoni OlivierAu Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier MattéoniSur commande en 2-4 joursCOMMANDER28,01 €
