Henri Poincaré est d'abord un savant universel et polymorphe. Souvent cité comme mathématicien et physicien, il a été moins étudié sur le plan philosophique, où il est l'objet d'interprétations parfois convenues et trop simples. Voici une boussole pour naviguer dans les ouvrages philosophiques de Poincaré : navigation entre les continents scientifiques et la philosophie. Ce voyage donne une idée des interprétations possibles de sa philosophie et conduit à la terra alors incognita qui deviendra plus tard la logique mathématique. Poincaré a marqué un tournant dans la philosophie des sciences en amorçant la possibilité d'une épistémologie plus régionale, où il combine une interprétation systématique et homogène des sciences en réservant une place spécifique à chaque discipline. Des pièces, dont certaines inédites en français, sont apportées au célèbre débat sur la logique entre Poincaré et Russell, dont les deux comptes rendus à La Science et l'Hypothèse et la Préface à la traduction anglaise de Science et Méthode. Ce livre est une seconde édition revue et augmentée d'un précédent ouvrage paru en 1978 sous le titre : Une philosophie de savant. Henri Poincaré et la logique mathématique.
Nombre de pages
256
Date de parution
01/11/2003
Poids
356g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747504409
Titre
Henri Poincaré. Les sciences et la philosophie
ISBN
2747504409
Auteur
Schmid Anne-Françoise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
356
Date de parution
20031101
Nombre de pages
256,00 €
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On trouvera ici une réflexion sur les limites de l'épistémologie à travers des problèmes qui peuvent paraître éloignés des objets classiques de cette discipline: par exemple, l'éthique, la technologie, les sciences de l'ingénieur. mais précisément, c'est une thèse que nous défendons, l'épistémologie est devenue une formation de savoir qui englobe tous ces objets en tant qu'ils touchent à la science. Elle est devenue une épistémologie des interfaces disciplinaires. C'est pourquoi le livre s'ouvrira sur une Introduction qui tentera de déterminer les limites actuelles de l'épistémologie. Il suffit de fréquenter la pratique et l'enseignement des sciences, par exemple dans une École d'ingénieurs et pas seulement dans une Université, pour apercevoir que le concept d'épistémologie s'est considérablement diversifié et démultiplié. Cet essai surprendra de manière différente les scientifiques et les philosophes. Les scientifiques, parce qu'il s'agit d'une description de l'épistémologie et de son rapport aux sciences, mais non des disciplines scientifiques elles-mêmes. Celles-ci apparaîtront donc au lecteur scientifique au travers d'une image qui est une déformation réglée, cohérente à sa manière. Les philosophes, parce qu'ils supposent en général une sorte de transparence des sciences qui leur seraient immédiatement accessibles à la seule condition de bien regarder ou de bien voir, et de savoir déchiffrer les archives de la science passée; or, l'idée que l'épistémologie est une formation de savoir relativement autonome rompt nécessairement avec cette transparence. Nous avons régulièrement marqué les points de décollement ou de décapitonage par lesquels l'épistémologie n'est pas le simple reflet mimétique ou spéculaire de la science.
Epistémologie générique, Manuel pour les sciences futures" donne à voir ce qui fait "science" en dehors des organisations disciplinaires. Notre capacité à caractériser ce qui est produit en dehors des disciplines académiques est limitée. Les initiatives interdisciplinaires se multiplient mais restent difficiles à transmettre tant elles reposent sur l'"intuition" des instigateurs et la somme de "petits riens" qui se placent mal dans le cadre épistémologique classique. C'est l'extension de ce dernier que vise ce manuel écrit "à quatre mains" par la philosophe Anne-Françoise Schmid et la biologiste Muriel Mambrini-Doudet sur la base de plus de 10 années de recherche en commun. Au fur et à mesure de l'ouvrage, apparaissent les composantes d'une science interdisciplinaire et ses conditions. Dans ces nouveaux lieux et objets de science, l'éthique n'est pas mise de côté. Rien dans cet ouvrage n'est " donné ", il ne s'appuie ni sur une trajectoire historique, ni sur des exemples pour ne pas limiter les envies d'explorer et reconnaître la valeur en soi de l'expérience. L'ouvrage est en revanche truffé d'exercices (expériences de pensée, expériences vécues, expérience de mise en visibilité, carnet de pratique, proposition d'expérimentation), pour "donner la main" à celles et ceux qui veulent multiplier des "espaces communs de science". Ce livre est destiné aux académiques ou non, aux scientifiques ou non, agissant pour une conception collective de notre monde futur.
Chrysos Paris ; Gentès Annie ; Schmid Anne-Françoi
La création épistémologique : rencontres autour des travaux d'Anne-Françoise Schmid (La philosophie générique au coeur des pratiques contemporaines de sciences) - Comment produire une description non disciplinaire des sciences ? - Qu'est-ce qui permet aux sciences d'être conceptives ? - De quoi a-t-on besoin pour une science sans exclusions ? - Quels sont les nouveaux opérateurs de rigueur des sciences contemporaines ? Les travaux d'Anne-Françoise Schmid montrent que les objets contemporains des sciences ne se prêtent pas à des définitions standard, et que les convergences de perspectives disciplinaires ne permettent pas non plus d'assurer un point de vue théorique unifié, mais seulement des trajectoires particulières et multiples. Il n'y a pas d'objet sans rapport à l'objet. Ce rapport n'est pas simplement une mise en contexte, elle met en jeu l'intime et l'intention des chercheurs. Les disciplines cachent cet aspect. Sa philosophie travaille à la mise en lumière des opérations qui permettent l'ouverture d'un espace générique : c'est-à-dire un espace qui ne dépend pas d'une seule discipline et qui est condition d'une nouvelle mise en relation des concepts d'humain et de sciences. Les contributions de cet ouvrage mettent en évidence des nouvelles logiques de découpage, de réarticulation et d'invention de concepts dans une grande diversité de champs disciplinaires. Ce livre offre une entrée dans un espace générique. Le générique permet de voir ainsi ce que l'on ne voit pas avec l'épistémologie classique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...