L'Invention de la technologie. Une histoire intellectuelle avec André Leroi-Gourhan
Schlanger Nathan
PUF
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EAN :9782130833956
La technologie, entendue comme la discipline qui étudie les techniques, prend son essor au XXe siècle, grâce notamment à l'apport décisif d'André Leroi-Gourhan. Son oeuvre foisonnante atteste d'une certaine "indiscipline" dans ses approches et ses thématiques. Aux côtés de ses démarches expérimentales et documentaires, il s'entoure de mots-clefs et de concepts tels la "tendance" , l' "élan vital " ou la "libération" . Dans un premier temps, Leroi-Gourhan s'investit dans l'étude des "civilisations matérielles" , fondée sur les objets, sous l'influence de Marcel Mauss et de Paul Rivet. Une inflexion décisive est donnée à sa pensée par L'Evolution créatrice d'Henri Bergson, et notamment par la figure de l'Homo faber, qui dominera désormais sa pensée technologique. Initialement conçu comme l'élément premier ou primitif d'une dyade paléontologique, l'Homo faber va gagner d'importance dès 1950, lorsque Leroi-Gourhan s'engage à "suivre les gestes, éclat par éclat" pour reconstruire la structure mentale des tailleurs de pierre du paléolithique. Le rapprochement qu'il opère alors entre la technicité humaine, la psychologie comparée et la biologie le mène aux notions de "comportement technique" et de "chaîne opératoire" . Fort de ses acquis scientifiques et de ses inspirations spirituelles, il conjecture une "continuité incrémentale" qui s'étend des premiers Australopithèques jusqu'à l'artisan Homo faber d'aujourd'hui, rapprochant ainsi la nostalgie du passé à la rédemption de l'avenir.
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Nombre de pages
464
Date de parution
25/01/2023
Poids
590g
Largeur
150mm
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EAN
9782130833956
Titre
L'Invention de la technologie. Une histoire intellectuelle avec André Leroi-Gourhan
Auteur
Schlanger Nathan
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
590
Date de parution
20230125
Nombre de pages
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Résumé : Longtemps, dans les représentations conventionnelles, la préhistoire a été celle de l'Europe occidentale, caractérisée par des industries lithiques et des grottes ornées emblématiques. A contrario, les sociétés non occidentales, en particulier les sociétés dites "primitives ", sont appréhendées comme étant intemporelles, figées dans le moment de leur découverte. Comment l'anthropologie prend-elle en compte le passé des sociétés dites " tribales " qu'elle étudie ? Comment ces sociétés se représentent-elles leur passé et comment l'archéologie peut-elle leur apporter une profondeur temporelle ? Dans quelles perspectives historiques et archéologiques les replacer ? Comment, en retour, l'anthropologie et l'archéologie des sociétés non européennes permettent-elles de donner des perspectives renouvelées à l'archéologie " occidentale " ? Archéologues et anthropologues croisent leurs regards sur les cultures non occidentales et présentent ici les avancées récentes dans le champ de la recherche, en mettant l'accent sur la préhistoire de ces sociétés.
Nathan Schlanger, archéologue, technologue, historien des sciences sociales, s intéresse à l'histoire de l'archéologie et de l'anthropologie, aux débuts des recherches préhistoriques en Europe et dans le contexte colonial, et plus généralement aux enjeux pratiques et politiques associés à l'étude du passé.
Pion Patrick ; Schlanger Nathan ; Garcia Dominique
Résumé : A l'instar de l'anthropologie, de l'histoire et de la sociologie, l'archéologie impose de ne pas restreindre les savoirs aux seuls territoires lettrés et aux cultures de l'écrit. Elle replace les connaissances et apprentissages humains dans une perspective de très longue durée, soit près de trois millions d'années au cours desquelles apparaît et se développe le langage articulé, principal vecteur de la transmission. A travers l'étude de la matérialité des supports, des dispositifs d'apprentissage et des lieux de savoir, cette discipline apporte également un éclairage original sur les phénomènes de transmission et de socialisation des connaissances dans les sociétés humaines passées et présentes, que ce soit lors d'activités quotidiennes informelles ou dans des cadres professionnels et intergénérationnels plus structurés. Avec les contributions de : D. Arribet-Deroin, M. Bats, G. Bellan, B. Bril, J. -L. Dessalles, A. Högberg, S. Hurard, C. Jacob, P. Johansson Keraudren, A. Kadri, F. Labaune-Jean, A. Lehoërff, C. Michel, J. -P. Nguede Ngono, M. -I. Ortega-Cordellat, G. Pontarotti, O. Rivero, V. Roux, M. Smith, J. Sofaer
Les évolutions du droit de l'archéologie Cet ouvrage propose une analyse de la genèse et des évolutions du droit de l'archéologie en France. Depuis, la loi du 27 septembre 1941 sur les règlements des fouilles archéologiques et jusqu'à celle du 17 janvier 2001 sur l'archéologie préventive, nous assistons à une mise en lumière des conditions d'élaboration des législations en vigueur, dans leur contexte historique, juridique et administratif. Les auteurs retracent en six chapitres les enjeux institutionnels, patrimoniaux et sociétaux qui ont façonnés, et construisent encore, le droit de l'archéologie.
Voici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".
Résumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.