
L'argent et les mots
Aussi loin du catastrophisme ambiant ("Tout va disparaître") que de l'angélisme bêtifiant ("On en a vu d'autres"), André Schiffrin, dans ce nouveau livre, trace des pistes pour sauvegarder l'indépendance de l'édition, de la librairie, du cinéma et de la presse. Il ne se contente pas de faire un triste état des lieux: s'inspirant de tentatives qui ont réussi, d'Oslo à Paris, du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) à Minneapolis (Minnesota), il propose des solutions, simples ou sophistiquées, qui ont en commun de pouvoir être appliquées dès demain sans ruiner les finances publiques. Toutes ces solutions, Schiffrin le souligne, nécessitent des décisions politiques mais pas nécessairement gouvernementales: les municipalités, les régions, les États en Amérique ont un rôle important à jouer, qui peut partout contrebalancer les néolibéralismes nationaux.
| Nombre de pages | 103 |
|---|---|
| Date de parution | 11/03/2010 |
| Poids | 134g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782358720069 |
|---|---|
| Titre | L'argent et les mots |
| Auteur | Schiffrin André ; Hazan Eric |
| Editeur | FABRIQUE |
| Largeur | 130 |
| Poids | 134 |
| Date de parution | 20100311 |
| Nombre de pages | 103,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'édition sans éditeurs
Schiffrin AndréCe livre raconte l'itinéraire d'un homme et l'histoire d'une maison d'édition. La maison, c'est Panthéon Books, fondée en 1941 à New York par des émigrés (dont Jacques Schiffrin, le fondateur de La Pléiade). L'homme, c'est André Schiffrin, qui va faire de Panthéon l'une des plus prestigieuses maisons d'édition américaines, publiant entre autres Foucault, Sartre, Chomsky, Medvedev... Comment il résiste quand Panthéon est racheté par Random House, comment il démissionne avec toute son équipe quand à son tour Random House est rachetée par le tycoon Newhouse, comment il parvient à faire prospérer The New Press, une nouvelle maison à but non lucratif, telle est sa passionnante aventure. A l'heure de la concentration massive de l'édition mondiale (en particulier en France où deux grands groupes publient les deux tiers des livres), L'édition sans éditeurs est un ouvrage révélateur et salutaire, indispensable pour ceux qui considèrent le livre comme autre chose qu'un "produit" et souhaitent le maintien d'une édition et d'une librairie indépendantes.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 € -

Allers-retours. Paris-New York, un itinéraire politique
Schiffrin André ; Gonzalez-Batlle FanchitaAvant d'être l'éditeur américain le plus connu en France pour ses prises de position en faveur de l'édition indépendante et contre les grands groupes, André Schiffrin a suivi un itinéraire mouvementé. Fils de Jacques Schiffrin, fondateur de la Pléiade, il a six ans lorsqu'en 1941 il doit quitter la France pour les Etats-Unis, ses parents, juifs tous les deux, fuyant l'avancée des Allemands. Leur installation à New York s'avérera définitive. Le milieu intellectuel dans lequel il grandit, qui mêle Américains et réfugiés, dont Hannah Arendt, forge son éducation politique. En 1949, ses parents l'envoient seul en France pour un séjour qui lui permettra de rencontrer André Gide, Roger Martin du Gard... Ses années d'étudiant à Yale sont marquées par le climat pesant du maccarthysme et c'est avec incrédulité et bonheur qu'il découvre la liberté de s'instruire à Cambridge. Une excellente préparation au vent de libération des années soixante. Dès lors, il ne cessera ses allers-retours entre Europe et Etats-Unis, puisant dans sa double appartenance l'essence de son indéfectible liberté de penser.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

Le contrôle de la parole. L'édition sans éditeurs, suite
Schiffrin André ; Hazan EricCinq ans ont passé depuis la publication de L'Edition sans éditeurs. Cinq ans qui ont vu l'écroulement de l'empire Messier, le partage de Vivendi entre Hachette et Wendel et la vente des éditions du Seuil à La Martinière/Wertheimer/Chanel : un bouleversement sans précédent dans l'édition française, dont André Schiffrin retrace les étapes et les redoutables conséquences. La situation n'est guère moins préoccupante dans la presse : avec le rachat de la Socpresse, l'essentiel de ce qui est imprimé en France est désormais sous le contrôle de marchands d'armements (Lagardère/Matra, Dassault) qui dépendent étroitement des commandes de l'Etat. Hors de France, le paysage décrit dans ces pages - qu'il s'agisse de l'édition, de la presse, du cinéma, de la radio et de la télévision, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis - montre partout, la concentration àl'?uvre, avec comme seul critère la rentabilité desinvestissements. Mais Schifrrin l'indomptable ne selaisse aller ni au pessimisme ni a la résignation et lelivre se conclut par des propositions nouvelles que seuls les néolibéraux endurcis jugeront utopiques.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,20 € -

Correspondance 1922-1950
Gide André ; Schiffrin Jacques ; Cerisier AlbanRésumé : " Vous êtes "un vraiment bon Monsieur" d'encourager ainsi les pauvres éditeurs ! " (Jacques Schiffrin à André Gide, 23 novembre 1931.) En matière éditoriale, André Gide était un stratège. Le créateur de la NRF portait une scrupuleuse attention aux modalités de publication de ses rouvres : parutions en revue, impressions hors commerce à très petit nombre, savants tirages de tête... Sa relation avec l'éditeur Jacques Schiffrin (18921950) - trente années d'une amitié sans faille dont témoignent les quelque deux cent cinquante lettres inédites ici rassemblées - le confirme de façon exemplaire. Né en Russie et installé à Paris en 1922, Schiffrin associe Gide au premier livre qu'il fait paraître, dès 1923, à l'enseigne de sa firme, les Éditions de la Pléiade : une traduction nouvelle de La Dame de pique de Pouchkine qu'ils cosignent. La bienveillance du maître à son égard ne se démentira jamais, d'autant que, de Pontigny à Cuverville, des leçons de piano auprès de sa virtuose première épouse (Youra Guller) aux soupers du Vaneau, Gide et ses proches se lient peu à peu d'amitié au couple Schiffrin. L'écrivain confie donc à la jeune maison quelques-unes de ses ?uvres et suit de très près les débuts d'une collection promise à un grand destin : la " Bibliothèque de la Pléiade " (1931). Gide apprécie beaucoup ces livres d'un genre nouveau ; portatifs et élégants, ils comblent son goût typographique et son naturel nomade. Et quand l'éditeur, quelque peu dépassé par le succès rencontré, aura besoin de recourir à des fonds complémentaires, il conseillera à Gaston Gallimard de l'accueillir sous son toit. Schiffrin devient dès lors directeur de la collection pour la NRF. Gide sera le premier auteur à voir l'une de ses rouvres, de surcroît inédite, entrer de son vivant dans la collection : Le journal, à la mise au point duquel nous assistons ici. Puis c'est la tragique bousculade de l'Histoire. L'ami Schiffrin est du voyage en URSS (1936), malgré la réticence des Soviétiques à voir cet émigré revenir sur leur territoire et faire l'interprète pour ses camarades écrivains ; il sera aussi du retour, dont on sait quel impact il a eu sur notre histoire intellectuelle. Plus dramatiques seront les années suivantes : mobilisé en 1939, Schiffrin se voit contraint de quitter la France en 1941, dans le contexte d'aryanisation des personnels de l'édition voulue par l'occupant. L'exil à New York avec sa seconde femme, Simone, et son enfant, en août 1941, ne sera possible que grâce au soutien pécuniaire et logistique de Gide. S'ouvre alors la période américaine, où la correspondance entre les deux hommes se prolonge, mi-professionnelle (Schiffrin représente les intérêts de Gide outre Atlantique et publie certaines de ses rouvres sous l'enseigne des Panthéon Books), mi-amicale. Années douloureuses, hantées par l'espoir d'un retour toujours reporté.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER30,00 €
Du même éditeur
-

Peine Kapital. Monologue avec l'intelligence artificielle
Mondzain Marie-JoséEN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Une guerre mondiale contre les femmes. Des chasses aux sorcie`res au fe´minicide
Federici Silvia ; Dobenesque EtienneCet ouvrage tente de rassembler en quelques chapitres les grands enjeux souleve ? s par Silvia Federici autour de la notion de sorcie`res et de chasse aux sorcie`res. Le public a connu (et reconnu) Federici a` travers son magnum opus de recherche historiographique intitule ? Caliban et la sorcie`re. Cet inte ? re^t s'explique a` la fois par la diversite ? des questions souleve ? es par l'autrice et par leur importance actuelle dans le de ? bat public : en tournant notre regard sur les inquisiteurs du Moyen-A^ge, Federici nous parle de la domination des femmes, de la gene`se du capitalisme et du travail salarie ? , mais aussi de la privatisation des communs et de la destruc- tion de la nature. Cette the ? orisation n'a pas manque ? de soulever des questionnements et des critiques, auxquelles Federici re ? pond ici avec une grande pe ? dago- gie, ce qui lui permet de mettre en avant des e ? le ? ments particulie`rement saillants de son re ? cit : non seulement le fait qu'en Angleterre, la carto- graphie des enclosures se superpose aise ? ment avec celle des proce`s en sorcellerie ; mais en outre, l'autrice souligne les transformations requises par le capitalisme dans notre rapport a` la nature, au corps, aux animaux, a` la magie. Les sorcie`res e ? taient les femmes qui (gue ? risseuses, avorteuses, entoure ? es d'animaux) de ? veloppaient un rapport a` la nature, au langage, au corps et a` la sexualite ? qui subvertissait d'emble ? e l'exigence rationalisatrice, me ? dicale et e ? troitement techno- logique de la grande modernisation capitaliste. Mais il ne s'agit pas que d'histoire : l'autrice propose e ? galement de disse ? quer le retour funeste de la chasse aux sorcie`res dans certains pays africains ou en Inde. Sans s'en tenir a` une lecture religieuse ou ide ? ologique des conflits, elle situe l'origine de cette re ? surgence dans la grande mutation ayant affecte ? les mondes agricoles dans les pays en sous- ou mal-de ? veloppement. Cet oeuvre de Federici se situe la croise ? e des nouvelles radicalite ? s contemporaines, du renou- veau fe ? ministe aux autonomies (ZAD, habitats collectifs, coope ? ratives) jusqu'a` l'e ? cologie radicale.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza
Lordon FrédéricComment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

Premières secousses
LES SOULEVEMENTS DEAu fil des saisons, nous avons formé des cortèges bigarrés, muni·es de bêches, de mégaphones et de meuleuses, vêtu·es de bleus de travail et de combinaisons blanches, escorté·es par des oiseaux géants... Nous avons traversé les bocages et les plaines, arpenté les vallées industrielles et le bitume des usines ? et même frôlé les cimes alpines. Nous nous soulevons pour défendre les terres et leurs usages communs. Contre les méga-bassines, les carrières de sable, les coulées de béton et les spéculateurs fonciers, nous voulons propager les gestes de blocage, d'occupation et de désarmement, pour démanteler les filières toxiques. Nous nous soulevons parce que nous n'attendons rien de ceux qui gouvernent le désastre. Nous nous soulevons parce que nous croyons en notre capacité d'agir. Depuis des siècles, du nord au sud, des mouvements populaires se battent pour défendre une idée simple : la terre et l'eau appartiennent à tou·tes, ou peut-être à personne. Les Soulèvements de la terre n'inventent rien ou si peu. Ils renouent avec une conviction dont jamais nous n'aurions dû nous départir.EN STOCKCOMMANDER15,00 €
