En rupture avec l'Académie et comme indifférent aux théories, Egon Schiele (1890-1918) fut et demeure l'un des artistes majeurs de ce tournant du siècle. Et la proclamation du groupe éphémère d'artistes qu'il fonde avec quelques amis révèle au mieux sa position : Il n'y a pas d'art nouveau, il y a de nouveaux artistes [... ] le nouvel artiste doit obligatoirement être lui-même, il doit être créateur et doit, sans intermédiaire, sans avoir recours à l'héritage du passé, construire, absolument seul, les fondements. En moins de dix années, Egon Schiele réalisera près de 3000 oeuvres sur papier et quelque 300 peintures. Durant cette période d'intense activité, Egon Schiele ne s'est pas contenté du seul domaine de l'art : il a aussi écrit. Tous les textes de l'écrivain Schiele (hors correspondance) ont été rassemblés ici, dans une traduction nouvelle, dont deux inédits en français : Am 18. August 1912 et Die Kunst-der Neukünstler. Ainsi tout lecteur pourra-t-il découvrir, par cet autre biais, l'immense talent de cette artiste hors pair.
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Nombre de pages
68
Date de parution
17/11/2023
Poids
114g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782493282279
Titre
Crampe au coeur
Auteur
Schiele Egon ; Cavaillès Nicolas
Editeur
WAKNINE
Largeur
156
Poids
114
Date de parution
20231117
Nombre de pages
68,00 €
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Enfant éternel que je suis. J'ai toujours suivi la voie des gens ardents sans vouloir être en eux, je disais -je parlais et ne parlais pas, j'écoutais et voulais les entendre fort, plus fort encore et regarder en eux. Je me sacrifiais pour d'autres, ceux qui me faisaient pitié, ceux qui étaient loin ou bien ne me voyaient pas, moi qui voyais. Bientôt quelques-uns ont reconnu le visage de celui qui voit au-dedans et alors ils n'ont plus posé de questions.
En 1912, pour une sombre histoire de moeurs (amours avec une adolescente), le peintre Egon Schiele se retrouve en prison. Quelques années plus tard, son ami, Arthur Roessler raconte ce séjour d'après les confidences d'Egon Schiele. Huit tableaux peints d'Egon Schiele pendant cette période accompagnent ce texte.
Sans doute existe-t-il deux catégories de littérateurs : les hommes de lettres et les êtres de lettres. A cette seconde appartient incontestablement Charles Nodier (1780-1844), poète, critique, romancier, grammairien, conteur, philologue, bibliophile, essayiste et bibliothécaire. Sans oublier qu'il fut également un passeur, lorsqu'il ouvrit vers 1820, à la bibliothèque de l'Arsenal, un salon recevant un cénacle d'écrivains certainement pleins d'avenir : Hugo, Dumas, Balzac, Nerval, Musset, Gautier... Etre de lettres, donc, surtout si l'on songe, parmi la multitude de textes de toute nature qui constituent son oeuvre, à celui qui recèle certainement l'attachement viscéral que portait Charles Nodier à l'idée même de littérature : Histoire du roi de Bohême et de ses sept châteaux, où s'élabore une véritable conception de l'écriture qui se met elle-même en scène et devient dès lors pour elle-même et son propre objet et son propre sujet. Texte d'une modernité totalement déroutante et chef-d'oeuvre qui se joue délicieusement et promptement des catégories de la fiction.
Même s'il considérait ses croquis sur nature comme de simples notes, le peintre Maurice Denis (1870-1943) a fait du dessin l'un de ses principaux outils de travail et a rempli de très nombreux carnets, dont presque cent cinquante sont conservés. Amoureux de l'Italie, il a parcouru la péninsule du nord au sud, sans oublier quelques autres pays du pourtour méditerranéen : Algérie, Espagne, Terre sainte, Grèce, Turquie... Autant d'escales où la lumière est une raison d'exercer son oeil et son outil. Ainsi les dessins aquarellés de Maurice Denis regorgent-ils d'arbres, de scènes et de paysages en tout genre, offrant un extraordinaire feu d'artifice de couleurs raffinées.
Résumé : La fortune a voulu que Robert Louis Stevenson et Marcel Schwob ne se soient jamais rencontrés. Ces deux contemporains ont toutefois, longuement, partagé bien des choses : des santés fragiles et des corps soumis à des maladies qui les emporteront ; une correspondance par-delà les mers, entre l'Amérique, l'Océanie et l'Europe ; et, surtout, François Villon, le poète et le malandrin, qui demeurera jusqu'au bout, pour eux deux, l'objet d'une véritable passion commune. C'est donc sous les auspices de cette haute figure poétique que le présent volume a décidé de faire se croiser, enfin, ces deux-là, en proposant, pour Stevenson, le conte dont il fait de Villon le personnage central ; et, pour Schwob, l'essai qu'il lui consacre en ouverture de Spicilège. Et l'occasion sera celle aussi, s'il en est besoin, de faire la découverte de deux grands écrivains dont l'admiration réciproque est à mettre au compte des plus justes et plus nobles amitiés.