Situé à bonne distance de la Terre, entre Mars et Jupiter, l'astéroïde Pallas (qui existe bel et bien, vous pouvez vérifier) est peuplé d'êtres étranges : le corps caoutchouteux, munis d'une ventouse et d'yeux télescopiques, les Pallasiens se nourrissent de champignons via leur épiderme, se déplacent grâce à un système de rubans-roulants et fument de "l'herbe à bulles". Paisible jusque-là, leur vie se voit bouleversée par le projet d'un visionnaire nommé Lesabéndio. Pour percer le nuage qui entoure leur astre, leur apportant la lumière mais en leur occultant l'au-delà, le Pallasien envisage la construction d'une immense tour. L'érection de celle-ci aura des conséquences insoupçonnées... A la fois fable écologique et utopique, explorant avec acuité et facétie les accords et désaccords de la technique et de l'esthétique, de la raison et de la mystique, questionnant la place de l'individu dans tout processus collectif, dénouant les fils de nos désirs les plus démesurés et de nos peurs les plus tenaces, Lesabendio, le chef-d'oeuvre de Paul Scheerbart écrit à l'orée de la Première Guerre mondiale et que Walter Benjamin tenait en haute estime, demeure l'une des grandes oeuvres prophétiques de notre temps. Notre existence sur Pallas est elle-même si étonnante, que nous pouvons raisonnablement espérer être les témoins de prodiges plus grands encore.
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Nombre de pages
212
Date de parution
10/05/2016
Poids
355g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782960155952
Titre
Lesabéndio. Un roman-astéroïde
Auteur
Scheerbart Paul ; Koenig Raphaël
Editeur
VIES PARALLELES
Largeur
150
Poids
355
Date de parution
20160510
Nombre de pages
212,00 €
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Scheerbart Paul ; Galissaires Pierre ; Payot Danie
L'allégorie réaliste d'une architecture de verre à l'échelle de la planète entière développe peut-être seulement, à travers la multiplicité de ses descriptions savantes et minutieuses, cette simple leçon d'émancipation : l'humanité peut survivre, malgré tout, si elle sait accepter sa "pauvreté" avérée, c'est-à-dire d'abord si elle sait se libérer de la passion des images de soi et des marques d'une puissance désormais dérisoire, si au-delà des propriétés, des clôtures, des replis et des capitalisations qui l'étouffent, elle parvient à inventer les formes d'accueil d'un Nouveau à venir, extérieur et mobile.
Scheerbart Paul ; Blavier Odette ; Pagni Gianpaolo
Présentation de l'éditeur Le journal tenu par l'écrivain et humoriste (1863-1915) alors qu'il était en train de réaliser un mobile dont le mouvement serait perpétuel. Cette réédition est proposée avec un pop-up du mobile, à découper et monter soi-même.
Scheerbart Paul ; Désanges Guillaume ; Piron Franç
Intouchable (l'Idéal transparence & L'Architecture de verre)" propose un dépliage théorique, artistique et littéraire de la question de la transparence et ses corollaires (l'opacité, la réflexion), comme un scénario sous-jacent mais puissant du 20ème siècle. L'ouvrage inclut une réédition complète et une nouvelle traduction du texte fondateur de Paul Scheerbart "l'Architecture de verre" (1910) - manifeste politique, moral, poétique mais aussi utopique, halluciné et délirant ici agrémenté de textes de Philippe Duboy, Guillaume Désanges, François Piron et Marcus Steinweg, ainsi qu'une riche iconographie d'oeuvres d'art des 20ème et 21ème siècles mettant en jeu ou interprétant l'idéal de la transparence autour de notions telles que l'érotisme, l'économie tertiaire, la distanciation, l'hygiène, mais aussi la brisure ou la disparition.
Scheerbart Paul ; Thomas Chloé ; Thiellement Pacôm
Paul Scheerbart imagine la société qui peuple la face visible de la lune, et notamment ses nombreuses galeries souterraines de roches de couleurs et de textures variées. Les Luniens lisent dans de grandes bibliothèques, se reproduisent par parthénogénèse dans les grottes de mort, fument des champignons magiques dans des grottes-fumoir. Ils ne connaissent pas la faim, l'air suffit à leur subsistance ; ils ne connaissent pas la guerre, l'amitié règne entre leurs peuples. Dans la plupart des cratères, ils ont installé des télescopes tournés vers la terre. L'observation de nos moeurs, et surtout de notre violence récurrente, est en effet la grande affaire de cette société.
Une présence amoureuse" conte l'histoire d'amour entre deux jeunes italiens, Orazio et Serena. Orazio vient souvent le soir contempler la belle Serena dont il est tombé éperdument amoureux, dissimulé derrière un arbre. Serena, aux mêmes heures, protégée par la pénombre de sa chambre, contemple Orazio, dont elle est tombée amoureuse. N'osant approcher Serena, Orazio se déguise en une jeune fille qu'il nomme Letizia. N'osant approcher Orazio, Serena se déguise en un jeune homme qu'elle nomme Carmine. Letizia va rencontrer Serena avec qui elle va se lier d'amitié. Carmine va rencontrer Orazio avec lequel il va se lier d'amitié. Peu à peu, alors que ces êtres créés étaient conçus uniquement pour rapprocher leurs créateurs, ils vont s'étoffer, acquérir une consistance propre, dont leurs créateurs ne parviendront plus à se défaire. Dans une langue magnifique, d'une précision chirurgicale, Vincenzo Cerami nous conte leurs rencontres, leurs promenades, et la façon dont peu à peu, par des riens, la fiction s'incarne dans le réel. Aussi subtil qu'original, "Une présence amoureuse" est un sublime roman d'amour.
Dans "Plus grand que les faits" il est question d'incendies, de cigarettes, d'un homme, d'une femme, de leur rencontre, de la passion qui s'ensuit, de chiens, d'un hôtel, d'un canari. Tous ces détails qui s'entremêlent, s'ajoutent l'un à l'autre, poème après poème dessinent une forme de narration ad minima, dont le lecteur serait comme le monteur (au sens cinématographique du terme). Sur tout cela plane une sensation de menace, comme d'un feu qui couverait sous les cendres. Mais aussi, sous ces cendres, c'est peut-être bien l'amour qui couverait... Ce recueil, le quatrième et le plus important de Jan Baeke, est tout à fait atypique dans le paysage de la poésie hollandaise. La poésie hollandais trouve en général à s'exprimer dans des collections de poème, parfois rassemblés anthologiquement ou thématiquement. Il est très rare qu'un livre de poésie soit, comme ici, un long poem. Et c'est bien comme tel qu'il convient de le lire. Ainsi, au fur et à mesure de la lecture, les différents motifs introduits s'éclairent l'un l'autre et une forme "d'histoire" émerge. Cela même si l'ensemble reste assez mystérieux. Ce recueil a reçu un accueil critique très important aux Pays-Bas où il est considéré comme un livre majeur.
Blanc & Noir" fait partie de cette oeuvre de Jorn qu'il adresse à des revues depuis bientôt dix ans maintenant. Entre la prose "libre" et l'essai théorique sur la poétique, ses textes déploient un éventail large de préoccupations. L'auteur y développe une certaine posture de compilateur. Il circule entre diverses données historiques, esthétiques, linguistiques ou théologiques, dans une écriture qui cherche à être la plus transparente possible mais s'arrêtant toujours en-deçà d'une conclusion permettant à un sens vraiment constitué de prendre. Comme si leurs très grand mystère provenait de la clarté de leur énonciation. Dans Blanc & Noir, un paysage de rivière en hiver renvoie l'auteur à l'image du cygne mallarméen, à la page noire de Sterne et à un rituel funéraire de Roumanie. Tous les motifs s'entremêlent avec une grande simplicité et dessinent une narration qui vient s'achever, littéralement, aux pieds de l'auteur, dans le croisement de l'image d'une jeune enfant et de la neige blanche qui disparaît dans le noir de la rivière. Par certains aspects, la prose de Jorn, ou du moins les effets qu'elle induit, n'est pas sans rappeler, avec d'autres moyens, celle de Conrad Aiken...
Elégies imaginaires" regroupe les poésies complètes de Jack Spicer, traduites ou retraduites par Eric Suchère. Cette édition reprend donc tous les poèmes précédemment traduits et publiés de l'auteur américain (et actuellement tous indisponibles) et y ajoute un bon tiers d'inédits. En guise de postface figure également une des dernières conférences données par l'auteur à Berkeley un mois avant sa mort. Celle-ci, introduite par Peter Gizzi, permet d'éclairer remarquablement la particularité de l'oeuvre du poète américain et son originalité, encore aujourd'hui. Cette édition est complétée d'une brève préface, d'un index complet, d'une courte biographie, d'une bibliographie en anglais et une autre en français. Cette édition clôt donc le travail de traductions de ses oeuvres entamé il y a maintenant près de vingt ans. Cela alors même que plus rien de Jack Spicer n'était plus disponible.