Indomptable et rebelle. Histoire d'une vie de 1913 à nos jours
Scamaroni Marie-Claire ; Guéna Yves
TIRESIAS
20,00 €
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EAN :9782915293159
Ce livre conte cette femme qui sut dire non à l'occupant, à la collaboration, à la défaite, mais aussi oui à la France, à la liberté. Marie-Claire Scamaroni a repris à son compte le dernier message de son frère Fred " La Corse restera française ", ce jeune préfet qui n'a que 25 ans quand le général de Gaulle le nomme en Corse. Ce frère trahi, affreusement torturé, se donnera la mort dans son cachot de la citadelle d'Ajaccio en 1943. Dans ces pages, nous lisons la naissance de cette rebelle, son parcours dans la France suivant les nominations de son préfet de père et elle laissera dans de nombreux départements un souvenir impérissable. Son amour pour son pays, pour la justice, pour la vérité, le don de soi et la liberté la guideront naturellement vers la Résistance. Ce texte plein de réalisme et de tendresse nous évoque le Paris du début du XXe siècle, l'après-guerre, son métier d'avocate, préférant divorcer que de vivre avec un mari qui avait choisi la France de Vichy, sa résistance et celle de son bébé (la plus jeune résistante à ses dires), ses premiers pas, son engagement citoyen dans l'après-guerre et sa vie s'écoulant toujours dans l'événement tout au long du siècle. Elle nous parle aussi avec amour, humour, tendresse, la chair de sa terre corse, où nous flânons de Bonifacio à Ajaccio. Ce récit est plus que le combat d'une femme, c'est l'histoire d'une famille mêlée à l'Histoire de notre pays. Ce livre attendu est plus qu'un événement : c'est un chant, un combat, un hymne certes à la vie, mais aussi à la France, terre des libertés, et c'est ainsi que nous deviendrons lecteurs fervents de cette " Indomptable et Rebelle ".
Nombre de pages
205
Date de parution
02/11/2004
Poids
332g
Plus d'informations
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EAN
9782915293159
Titre
Indomptable et rebelle. Histoire d'une vie de 1913 à nos jours
Auteur
Scamaroni Marie-Claire ; Guéna Yves
Editeur
TIRESIAS
Largeur
0
Poids
332
Date de parution
20041102
Nombre de pages
205,00 €
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Jeune couturière aux m?urs parfois légères, la grisette - qui doit son nom à l'étoffe dont elle s'habille - envahit dans les années 1815-1850 la sphère artistique : littérature, beaux-arts, chanson, caricature, journaux, autant de supports qui tentent de cerner ce personnage multiple, aux activités variées et en perpétuelle métamorphose. A travers de nombreuses représentations - de Gavarni à Constantin Guys - et une large évocation en prose, vers ou chansons - de Balzac à Baudelaire -, la grisette apparaît comme la figure centrale d'une constellation qui rayonne de la bergère à la courtisane, en passant par les milieux de la bohème et les plaisirs populaires. Que ce portrait tout en facettes permette au lecteur de s'emparer de l'insaisissable grisette !
Moktar Toumandjé avait passé une grande partie de ses mandats de président adossé - ce n'est pas une image - à ce qui constituait les deux piliers de son pouvoir : une réserve de billets de banque et une foisonnante documentation sur des supports divers, recelant tout ce qu'il avait jugé utile, au jour le jour, de se procurer sur les uns et les autres... Dans ces chroniques parfois picaresques, Arthur Scamari jette un regard désabusé sur cinquante ans de petite histoire d'un pays imaginaire d'Afrique équatoriale où il aurait vécu et qu'il appelle l'Eboni.
Carlotta Nobile est décédée à l'âge de vingt-quatre ans, des suites d'un mélanome. Au cours des derniers mois de sa vie, en écho aux paroles adressées par le Pape François aux jeunes les invitant à porter la Croix du Christ dans la joie, elle a vécu une profonde expérience de conversion qui peut servir d'exemple à tous ceux qui sont jeunes ou malades. Sa vie a été comme une étoile filante. Artiste brillante, musicienne précoce, écrivain, elle avait tout pour réussir une belle vie humaine mais sans référence à Dieu. Et puis la maladie est venue, inexorable, et les paroles du pape ont résonné dans son coeur et l'ont amené à une lumineuse transformation pour se tourner toute entière vers les autres. Oui, Jésus a vraiment été le plus grand amour de Carlotta dans les douloureux derniers mois de sa présence sur notre terre. Par son témoignage sur la terre, et désormais par son intercession au ciel, Carlotta nous aidera à marcher vers la sainteté. Filomena Rizzo, ancienne vice-présidente de l'Action catholique diocésaine, est mère de famille et professeur de théologie . Elle a collaboré avec l'Avvenire et le magazine Tempi. Paolo Scarafoniest prêtre du diocèse de Bénévent, enseigne la théologie. Il a écrit de nombreux livres et articles de doctrine et de spiritualité.
Geneviève est âgée de trois ans à Saint-Ouen quand je nais dans la Creuse, dans une France encore occupée. A la fin des combats, ma famille s'installe à Auxerre dans la maison de mes arrière-grands-parents, Geneviève suit ses parents en Allemagne où son père officier occupe un poste universitaire. Rien ne peut prédire que nos chemins vont se croiser. Je grandis, entourée de mes parents, de mon frère, de mon petit oncle, choyée par ma grand-mère qui va me transmettre sa culture. Geneviève et sa famille quittent l'Allemagne, pour Auch, puis Auxerre, où son père est nommé inspecteur d'académie. Elle fréquente le lycée, puis entre à l'Ecole normale. Elle parvient en quatrième année, où je suis encore en seconde au lycée. Je suis les cours du groupe théâtral Cadet Roussel où mon frère, un jour, arrive accompagné de Geneviève. Pour s'amuser, il emmêle nos chevelures alors que, assises dos à dos, nous écoutons Verlaine. Nous devenons plus que des soeurs. Comme des jumelles, nous vivons désormais en miroir l'une de l'autre. La magie va durer cinquante ans. Nous suivons des parcours de vie différents, mais menons les mêmes combats, pour notre liberté de femmes. Jusqu'à ce que Geneviève, atteinte d'un cancer du poumon et d'une tumeur du cerveau, décide de couper le ruban de sa vie. Elle me laisse orpheline inconsolable.
C'est l'histoire au quotidien de ces résistantes arrêtées qui, souvent après avoir été torturées, se retrouvent dans ces prisons et ces pages vont nous faire vivre leur itinéraire. Chacune d'entre elles se raconte et nous raconte son arrestation mais aussi son engagement, la vie carcérale, les s?urs gardiennes, la police, les " Droit Commun ", les " Politique " et leur lutte pour rester dignes et fidèles combattantes de l'armée de l'ombre. Cet ouvrage rend hommage à ces étrangères qui très tôt entrèrent en lutte et furent emprisonnées : Espagnoles, Allemandes, Polonaises... On sait maintenant leur condition de détention, leur vécu, mais aussi, chose rare, le fonctionnement de ces lieux d'oppresson, de collaboration et de résistance. C'est la part noire de l'histoire des prisons parisiennes pendant l'occupation. Si beaucoup partiront dans les convois les emmenant vers Auschwitz ou Ravensbrück, si beaucoup mourront en déportation ou du typhus, celles, libérées ou évadées, continueront le combat clandestin. Ce livre est comme une stèle du souvenir pour ces lieux de supplices (dont deux seront rasés après la guerre). Il révèle la volonté de continuer à témoigner et appartient à notre mémoire collective. Ces pages sont une ode à la femme dont le rôle et la lutte pendant cette période ont été trop souvent oubliés sinon négligés.
Ces pages ouvrent un nouveau chantier de recherches et d'investigations sur notre Histoire du XXe siècle. Nous proposons d'ouvrir le dossier sur les prisonniers de guerre de 14-18 pour découvrir le petit peuple des prisonniers poilus, du deuxième classe au sous-officier, ce combattant devenu prisonnier dont on parle trop peu souvent, et le mépris qu'on lui porte fait en sorte qu'on ignore la tragédie de sa condition. Plus terriblement, sont mis à jour les sévices et l'horreur qu'ont subis les populations civiles - enfants, femmes, invalides, vieillards. Jean-Claude Auriol fait appel tant à la littérature qu'aux correspondances, travaux de la Croix-Rouge, rapports administratifs pour relater l'horreur des faits vécus. L'auteur écrit : " Sans doute est-il bien tard pour parler encore de la guerre... Cependant un chapitre reste encore trop ignoré, celui des prisonniers de guerre français en Allemagne... certains témoignages furent détruits par les Allemands en 1940, à leur arrivée en France... à l'époque, être prisonnier était avilissant. " Citons cet exemple : en plein Sénat en 1916, un général déclarait : " Les prisonniers ne sont pas intéressants, ce sont des chevaliers de la crosse en l'air et des embusqués. " La mémoire collective a oublié que le prisonnier de guerre est passé par le front. Ces hommes partirent vers le nord, l'est ou le sud de l'Allemagne. Ils connurent la faim, la soif, l'insomnie et la plupart en ont gardé un souvenir pénible d'ennui, de privations et de rigueurs. Travail et devoir de mémoire, mais œuvre de Justice.