Rédigés aux alentours de l'an 1200 par un érudit danois du nom de Saxo, auquel la postérité devait décerner le qualificatif de "grammaticus" en raison de son goût pour les auteurs latins, les "Gesta Danorum" constituent la première chronique du Danemark, depuis les origines mythiques jusqu'à la fin du XIIè siècle.Dans la partie proprement historique de l'ouvrage (Livres X-XVI), l'auteur a élevé un remarquable monument à la gloire du roi Valdemar le Grand (1157-1182) et surtout de l'archevêque Absalon, qui gouverna le royaume pendant plusieurs décennies.Ce sont toutefois les neuf premiers livres des "Gesta Danorum" qui, depuis longtemps suscitent le plus vif engouement. Car, derrière la plupart des héros et des rois du Danemark fabuleux que Saxo fait revivre ici à l'aide de traits souvent empruntés à la littérature classique, derrière les strophes aux accents virgiliens ou horaciens qu'il fait déclamer à nombre de ses personnages, se dissimule en réalité le vaste trésor tout à la fois poétique, légendaire et mythologique de l'antiquité scandinave.Voici le roi Hadingus dont la carrière est certainement démarquée de celle d'un dieu nordique, comme l'a démontré Georges Dumézil. Voici, éclairé par le même savant, le héros Starcatherus et les trois fautes commises par ce personnage d'origine monstrueuse. Voici encore le prince Amlethus, sa simulation de la folie, sa mélancolie et sa vengeance, légende sans doute très ancienne et promue à la plus brillante fortune: c'est elle en effet qui fournira à William Shakespeare le sujet de sa tragédie sur un prince du Danemark.A l'exception de quelques chapitres, cette ?uvre puissante, dont le style et la composition firent l'admiration d'Erasme, n'avait pas encore été traduite en français.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
Le jour où, dans une square, Sam s'assoit sur le mauvais banc, il se fait arrêter par la police. Car Sam a la peau noire. Et en 1952, dans le sud des Etats-Unis, un Noir ne peut pas s'asseoir n'importe où. En grandissant, le jeune garçon s'accroche à un rêve : devenir juge afin de combattre les lois raciales. A travers le récit de Sam, plongez au coeur de la lutte non violente des Noirs américains.
Résumé : Il fait beau, ce jour-là, à la terrasse de l'hôtel. la famille est attablée. On discute d'un temple à visiter. Mais avec cette mer turquoise... Maxime n'a aucune envie de bouger. Il va rester ici, tranquille, à profiter de la plage avec Jade, sa soeur jumelle. Quelques minutes plus tard, une vague apparaît. Une vague qui n'en finit pas de grossir. Une vague qui engloutit tout. Dans leur course folle, Jade lâche la main de son frère. Pour Max, il n'y a plus de mots. Plus de larmes. Plus de présent. Plus d'avenir. Pourra-t-il survivre à ce drame ? Le cheminement vers la reconstruction d'un adolescent frappé par le tsunami dévastateur de 2004. Un récit d'une sensibilité exemplaire où l'émotion prend à la gorge.
Podkin est le fils d'un chef de clan. Il n'est pas encore le héros aux multiples surnoms -le Brave, Oreille-Tranchée- et préfère s'amuser en toute insouciance avec sa soeur aînée, Paz et leur petit frère, Pook. Jusqu'à ce que son terrier soit attaqué par les Gorm, de redoutables lapins vêtus de métal. Podkin va devoir protéger les siens et découvrir son exceptionnelle destinée...
Logn est biochimiste, spécialisée dans les cellules, les plus petits éléments du corps humain. Elle a 61 ans, s'est toujours sentie femme mais est née dans un corps d'homme. Longtemps elle a tenté de s'en accommoder, s'est parfois habillée en femme, a parfois couché avec des hommes, a été DJ dans un bar gay. Puis elle s'est mariée avec Sonja, a eu un fils, qui lui-même est devenu adulte. Et soudain c'est devenu intolérable, à se jeter dans l'océan pour ne plus jamais reparaître : elle ne veut pas, quand la mort la rattrapera, que son cercueil se referme sur un corps qui ne lui correspond pas. Divorce, traitement hormonal, et bientôt, elle l'espère, l'opération du bas. A son âge ? Sa famille l'a rejetée, ses soeurs refusent qu'elle porte le prénom de leur grand-mère Guðriður. Son seul soutien est son frère jumeau, Trausti, qui passe la voir tous les jours et l'appelle pour lui souhaiter bonne nuit. Il veille sur elle. Face au désarroi d'avoir perdu un frère, il ne peut prendre le risque de perdre aussi sa soeur. Avec délicatesse, une pudeur salvatrice et une poésie de chaque instant, DJ Bambi s'attache aux questions d'identité, aux marginalités et au temps qui passe, en une merveilleuse ode au genre féminin.
En Islande, la lumière fait défaut en hiver. Donc quand elle se montre, on sait l’apprécier. La vie s’articule autour d’elle. On la guette, on la célèbre, on s’émerveille. La narratrice fait partie d’une lignée de sage-femmes, ljosmodir en islandais, littéralement « mère de la lumière ». L’enfant à naître représente la lumière, et à travers lui la vie – les idées de vie et de lumière se confondent dans ce doux ballet poétique que nous propose la très talentueuse Audur Ava Olafsdottir.
Résumé : Alba voyage aux quatre coins du monde pour des colloques sur les langues en voie d'extinction. De retour à Reykjavík, elle fait le compte : pour compenser son empreinte carbone, il lui faudrait planter 5 600 arbres. Ni une ni deux, elle repère un terrain de roche, de lave et de sable avec une petite maison. Rien n'est censé pousser là mais Alba y projette déjà une colonie de bouleaux. Peu à peu, Alba apprivoise son jardin d'Eden. Elle s'équipe au rayon bricolage de la boulangerie, prête l'oreille à son voisin qui lutte contre un projet d'usine à glaçons, et s'attache à un jeune réfugié prêt à absorber tout le dictionnaire... Ode au pouvoir infini des mots, Eden explore notre faculté à déjouer les paradoxes de l'existence, à nous réinventer. Un régal d'humour et d'humanité.
Ils avaient quinze ans et déjà le monde leur avait retiré ses promesses. Ivor, Marco, Arjan, Jonas - une fraternité forgée dans la poussière des terrains vagues, dans la fumée des halls d'immeubles, dans l'ombre d'une ville qui ne les nommait pas. Ensemble ils défiaient les règles du jeu. La rue comme royaume, la nuit comme frontière, et le langage comme arme. La rage de vivre se heurte rapidement au désenchantement, mais dans son sillon pulsent, toujours, des instants fugaces d'amour, d'humour et de poésie - comme un battement de coeur haletant jusqu'à ce constat brutal : tu peux aimer la rue, mais elle ne t'aimera jamais. "tah l'époque" porte la rumeur de la ville, le heurt des langues, la violence et la tendresse. C'est l'histoire d'une jeunesse sans abri, et d'un écrivain qui, à dix-neuf ans, sait déjà que la beauté et la douleur ont le même visage.