Voyoucratie et travail social. Enquêtes dans les quartiers de la politique de la ville
Sauvadet Thomas ; Mauger Gérard
CROQUANT
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EAN :9782365123907
« On ne peut pas travailler ici comme on travaillerait dans un autre quartier », explique un éducateur dont le local se trouve à quelques mètres d'un spot de deal. Les éducateurs de la prévention spécialisée et les animateurs sociaux des Quartiers de la Politique de la Ville (QPV) sont-ils des travailleurs sociaux « comme les autres » ? Cette enquête s'intéresse aux spécificités du travail social dans les QPV (1297 en France métropolitaine, 151 en outre-mer), définis par leurs taux de pauvreté, d'échec scolaire et de délinquance. Depuis les années 1980, ils ont été confrontés aux émeutes et, à partir des années 1990, à la professionnalisation du trafic de stupéfiants. Comment la prévention spécialisée et l'animation sociale se sont-elles adaptées à ces évolutions ? Comment éducateurs et animateurs peuvent-ils justifier salaires et subventions quand les jeunes « dont tout le monde parle » (sans les nommer) les ignorent ou les boycottent, lorsqu'ils ne les chassent pas du quartier ? Telles sont les questions posées au fil des dix-sept études de cas de cette enquête qui commence dans les années 2000 et se termine quinze ans plus tard.
Nombre de pages
366
Date de parution
17/08/2023
Poids
472g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365123907
Titre
Voyoucratie et travail social. Enquêtes dans les quartiers de la politique de la ville
Auteur
Sauvadet Thomas ; Mauger Gérard
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
472
Date de parution
20230817
Nombre de pages
366,00 €
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Grande cause morale et sociale du moment, ou épouvantail national... Il est plus facile de plaquer sur les "jeunes de cité" tel ou tel schéma que d'aller à la rencontre de leur altérité pour croiser, soutenir et décrypter leur regard. On les voudrait "agis", par d'autres ou par leur "inculture" propre. Ils agissent en fait selon les contraintes d'un environnement créé par notre société. Avant de dire qui ils sont ("racaille", etc.), il faut comprendre comment ils fonctionnent et se gouvernent. C'est la démarche du présent livre, travail d'un jeune sociologue. Ce dernier a longtemps côtoyé l'univers de la rue et l'analyse sans mépris ni empathie forcée. Sur la base d'une passionnante enquête de terrain, il rend compte du processus qui, à partir de la déstructuration sociale et des abandons républicains des années 1980, a mené à la constitution de groupes marchant au "capital guerrier": mélange de force physique, de dispositions psychologiques et de réseaux relationnels qui assure une aptitude au combat et passe facilement du système de défense à l'outil de persécution. Cette approche restitue à "la rue", l'espace du pauvre, son caractère hautement concurrentiel. À l'opposé de l'antienne des "violences gratuites", elle s'intéresse à la rentabilité symbolique et matérielle des comportements violents. Rien de plus ambivalent et atypique dans le fade contexte français contemporain que cette cristallisation d'énergie, rien de plus triste que la manière dont on s'entend à la dévaluer plutôt qu'à la canaliser et à l'intégrer positivement dans le social.
Ce numéro est consacré aux manières populaires d'occuper et d'utiliser l'espace, qu'il soit public ou privé, dans différents contextes spatiaux, culturels, temporels. Les articles décrivent des espaces traditionnellement populaires dont certains ont comme point commun d'avoir éveillé la convoitise des classes supérieures (quartiers centraux en cours de gentrification, espaces naturels spectaculaires). Ils éclairent différentes formes de dépossession des milieux populaires, ainsi que la persistance de certains usages populaires de l'espace qui témoignent de capacités d'adaptation et d'opposition.
Le numéro s'intéresse aux logiques et aux conséquences socio-spatiales de l'enfermement (maison d'arrêt, centre de détention, centre éducatif fermé). Quels sont les rapports à l'espace à l'intérieur de ces lieux dont beaucoup sont aujourd'hui surpeuplés, en particulier pour les personnes les plus jeunes ou les plus âgées (rapports à l'espace intime, aux espaces sportifs, aux espaces de soin...). Quelle ouverture vers l'extérieur ? Quel équilibre entre les missions préventives et répressives, notamment pour les mineurs, en France ou à l'étranger ?
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.