Jeunes dangereux jeunes en danger. Comprendre les violences urbaines
Sauvadet Thomas ; Joubert Michel
DILECTA
13,00 €
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EAN :9782916275079
Dès qu'une " cité " s'enflamme, médias et hommes politiques avancent, dans l'urgence, des remèdes de circonstance. " Tolérance zéro ", " rénovation urbaine "... Les politiques élaborées ne résolvent pas plus la ghettoïsation en cours qu'elles ne brisent ce cercle vicieux : concentration de la pauvreté dans les cités, délinquance, stigmatisation de la population des cités désertées par les moins pauvres des pauvres. Aucune mesure, " généreuse " comme la discrimination positive ou au contraire " répressive ", n'empêchera les émeutes tant qu'on ne s'attaquera pas à ce paradoxe : notre société vante la consommation à outrance mais en prive d'accès légal ses enfants des cités, contraints à la précarité. Pour comprendre le phénomène des violences urbaines, Thomas Sauvadet a voulu répondre à cette question fondamentale : comment naissent les " sauvageons " d'aujourd'hui ?
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
189
Date de parution
19/10/2006
Poids
155g
Largeur
105mm
Plus d'informations
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EAN
9782916275079
Titre
Jeunes dangereux jeunes en danger. Comprendre les violences urbaines
Auteur
Sauvadet Thomas ; Joubert Michel
Editeur
DILECTA
Largeur
105
Poids
155
Date de parution
20061019
Nombre de pages
189,00 €
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Grande cause morale et sociale du moment, ou épouvantail national... Il est plus facile de plaquer sur les "jeunes de cité" tel ou tel schéma que d'aller à la rencontre de leur altérité pour croiser, soutenir et décrypter leur regard. On les voudrait "agis", par d'autres ou par leur "inculture" propre. Ils agissent en fait selon les contraintes d'un environnement créé par notre société. Avant de dire qui ils sont ("racaille", etc.), il faut comprendre comment ils fonctionnent et se gouvernent. C'est la démarche du présent livre, travail d'un jeune sociologue. Ce dernier a longtemps côtoyé l'univers de la rue et l'analyse sans mépris ni empathie forcée. Sur la base d'une passionnante enquête de terrain, il rend compte du processus qui, à partir de la déstructuration sociale et des abandons républicains des années 1980, a mené à la constitution de groupes marchant au "capital guerrier": mélange de force physique, de dispositions psychologiques et de réseaux relationnels qui assure une aptitude au combat et passe facilement du système de défense à l'outil de persécution. Cette approche restitue à "la rue", l'espace du pauvre, son caractère hautement concurrentiel. À l'opposé de l'antienne des "violences gratuites", elle s'intéresse à la rentabilité symbolique et matérielle des comportements violents. Rien de plus ambivalent et atypique dans le fade contexte français contemporain que cette cristallisation d'énergie, rien de plus triste que la manière dont on s'entend à la dévaluer plutôt qu'à la canaliser et à l'intégrer positivement dans le social.
Ce numéro est consacré aux manières populaires d'occuper et d'utiliser l'espace, qu'il soit public ou privé, dans différents contextes spatiaux, culturels, temporels. Les articles décrivent des espaces traditionnellement populaires dont certains ont comme point commun d'avoir éveillé la convoitise des classes supérieures (quartiers centraux en cours de gentrification, espaces naturels spectaculaires). Ils éclairent différentes formes de dépossession des milieux populaires, ainsi que la persistance de certains usages populaires de l'espace qui témoignent de capacités d'adaptation et d'opposition.
Le numéro s'intéresse aux logiques et aux conséquences socio-spatiales de l'enfermement (maison d'arrêt, centre de détention, centre éducatif fermé). Quels sont les rapports à l'espace à l'intérieur de ces lieux dont beaucoup sont aujourd'hui surpeuplés, en particulier pour les personnes les plus jeunes ou les plus âgées (rapports à l'espace intime, aux espaces sportifs, aux espaces de soin...). Quelle ouverture vers l'extérieur ? Quel équilibre entre les missions préventives et répressives, notamment pour les mineurs, en France ou à l'étranger ?
On ne peut pas travailler ici comme on travaillerait dans un autre quartierA ", explique un éducateur dont le local se trouve à quelques mètres d'un spot de deal. Les éducateurs de la prévention spécialisée et les animateurs sociaux des Quartiers de la Politique de la Ville (QPV) sont-ils des travailleurs sociaux " comme les autresA " ? Cette enquête s'intéresse aux spécificités du travail social dans les QPV (1297 en France métropolitaine, 151 en outre-mer), définis par leurs taux de pauvreté, d'échec scolaire et de délinquance. Depuis les années 1980, ils ont été confrontés aux émeutes et, à partir des années 1990, à la professionnalisation du trafic de stupéfiants. Comment la prévention spécialisée et l'animation sociale se sont-elles adaptées à ces évolutionsA ? Comment éducateurs et animateurs peuvent-ils justifier salaires et subventions quand les jeunes " dont tout le monde parle " (sans les nommer) les ignorent ou les boycottent, lorsqu'ils ne les chassent pas du quartierA ? Telles sont les questions posées au fil des dix-sept études de cas de cette enquête qui commence dans les années 2000 et se termine quinze ans plus tard.