La fin du monde aztèque. Entre dieux morts et violence monothéiste
Saurin Patrick ; Dubuisson Daniel
MILLON
34,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782841373932
AU MILIEU DE L'ANNEE 1524, dans ce continent baptisé Indes occidentales, inconnu du monde des Européens, mais qui va très vite faire l'objet d'une multitude d'histoires, de relations et autres récits de voyage, douze franciscains arrivent à Mexico au terme d'une marche exténuante de cinq semaines. Deux mondes que tout oppose viennent d'entrer en collision. La confrontation entre les douze frères et les Mexicains est aussi importante que celle entre Las Casas et Sepúlveda survenue un quart de siècle plus tard à l'occasion de la fameuse controverse de Valladolid. Lors des rencontres de 1524, devant des franciscains intransigeants en position de force, les seigneurs et les prêtres mexicains sommés d'abandonner leurs croyances et leurs rites expriment avec dignité leur désarroi et leur désespoir. Ce face-à-face révèle surtout une incompréhension insurmontable entre le camp chrétien, aveuglé par son obsession évangélisatrice, et des Mexicains exténués par une défaite qui a vu la mort d'une grande partie de leur peuple et, comme ils le déplorent, celle de leurs dieux. Un manuscrit daté de 1564 conservé par les Archives secrètes du Vatican rapporte les échanges intervenus à cette occasion. Intitulé Colloquios y doctrina christiana, le document représente une trentaine de folios, la moitié en espagnol, l'autre moitié en nahuatl, la langue des Aztèques. Patrick Saurin a réalisé la paléographie et la traduction en français du texte (dans ses deux versions nahuatl et espagnole, pour mettre en regard à la fois les deux points de vue et les deux langues) et en propose un large commentaire, une mise en lumière et l'interrogation d'un impensé de beaucoup de travaux d'historiens de l'ancien Mexique : le bien-fondé de l'évangélisation et son lien à l'entreprise de colonisation.
Nombre de pages
359
Date de parution
16/09/2021
Poids
644g
Largeur
161mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841373932
Titre
La fin du monde aztèque. Entre dieux morts et violence monothéiste
Auteur
Saurin Patrick ; Dubuisson Daniel
Editeur
MILLON
Largeur
161
Poids
644
Date de parution
20210916
Nombre de pages
359,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Connaît-on vraiment les anciens Mexicains? Que sait-on des pensées, des rêves et des sentiments qui habitaient leur coeur? Trop peu, hélas, même si les hasards de l'histoire nous ont laissé quelques fragments de leur poésie. Pourtant, ces paroles vieilles de plus de cinq siècles nous laissent entrevoir un peu de l'intériorité des femmes et des hommes de Mexico-Tenochtitlan. Dans la langue nahuatl parlée dans la capitale aztèque à l'arrivée des conquistadores, la poésie était désignée par le binôme in xocbitl in culaitl, littéralement "la fleur, le chant". Pouvait-il en aller autrement si l'on a à l'esprit la prégnante présence florale déclinée en d'infinies variations dans les créations poétiques. Ce livre propose un voyage clans le temps vers un monde disparu pour y saisir quelques échos de voix oubliées. Lors de ce cheminement, la fleur sera notre fil conducteur. C'est elle que nous suivrons et qui nous guidera de cette source mystérieuse d'où naissent les chants, l'Intérieur du Ciel, jusqu'à ce point d'épanchement, le coeur, où ils viennent éclore pour être ensuite offerts en partage. C'est elle encore qui sera au centre des rencontres imaginées entre les poètes nahuas et les lettrés d'autres mondes et d'autres temps. Enfin, une fois les chants retournés à leur nuit, persistera longtemps en nous l'empreinte subtile de cette présence florifère.
La Grèce des années 2010 montre comment un pays et un peuple peuvent être privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette largement illégitime. Pour mieux comprendre ce mécanisme très puissant, ce livre parcourt l'Histoire à partir du début du 19e siècle et montre comment des Etats ont perdu leur autonomie à cause de la dette. De l'Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie, l'Egypte et l'Empire ottoman, la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation. Au bout du compte, c'est la combinaison du recours à l'endettement extérieur et de l'adoption du libre-échange qui constitue le facteur fondamental de la subordination d'économies entières à partir du 19e siècle. Contrairement à une idée reçue, ce ne sont généralement pas les pays endettés périphériques qui provoquent les crises de la dette souveraine. Les crises éclatent dans les pays capitalistes les plus puissants et entraînent ensuite des défauts de paiement et des crises dans les pays périphériques endettés. Ce n'est pas l'excès de dépenses publiques qui amène la dette à des niveaux insoutenables, mais plutôt les conditions imposées par les créanciers. Les crises de la dette et leur dénouement sont toujours pilotés par l'action de grandes banques des principales puissances économiques et par les gouvernements qui les soutiennent. En deux siècles, plusieurs Etats ont répudié avec succès des dettes. L'auteur analyse des exemples aussi divers que ceux du Mexique, des Etats-Unis, de Cuba, de la Russie ou du Costa Rica. Les conflits autour du paiement de la dette ont donné lieu à l'élaboration de la doctrine juridique de la dette odieuse. Des commissions pour réaliser un audit et tenter de répudier la part odieuse de la dette ont existé en Equateur ou en Grèce, et l'auteur, qui en fut membre, nous livre ici son expérience de ce formidable outil qu'est un audit de la dette pour parvenir à la répudier. Ce récit captivant et très bien documenté donne les clés indispensables pour comprendre l'évolution de toute une série de pays dont l'histoire a été marquée par le système dette. Il propose également des pistes de solutions pour briser le cercle vicieux de l'endettement illégitime.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.