
Le prince et la loi en Occident, VIe siècle av. J.-C. - début XVe siècle
Gouverner en Occident avant l'absolutismeDans la Grèce d'il y a 2 500 ans, la loi n'a pas été conçue uniquement comme un outil du gouvernant pour transmettre ses ordres et interdits, puis sanctionner. C'est avant tout un référent qui légitime, encadre et contient les entreprises du détenteur du pouvoir. Le prince doit se soumettre à un ordre juridique qui le dépasse. Au Moyen Âge, la redécouverte du corpus de droit romain hérité de l'empereur Justinien et des ?uvres éthico-politiques d'Aristote modifie très profondément la réflexion sur la fin et les moyens du pouvoir : le prince est-il en mesure de déterminer de sa propre volonté le juste et le non-juste ? Doit-il reconnaître au peuple ou à une élite représentative la souveraineté dans la prise de décision ... Explorant deux millénaires d'histoire de la loi dans notre civilisation européenne, l'auteur montre que la naissance de la règle écrite s'est presque aussitôt orientée vers la réalisation d'un « bien commun », dont le principal bénéficiaire serait la multitude des gouvernés. Cette approche de la loi variera au rythme des évolutions religieuses, socio-économiques, politiques et culturelles, avant le bouleversement absolutiste du XVe siècle.
| Nombre de pages | 294 |
|---|---|
| Date de parution | 18/06/2025 |
| Poids | 300g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782130875260 |
|---|---|
| Titre | Le prince et la loi en Occident . Origines antiques et développements médiévaux du principe de légal |
| Auteur | Sassier Yves |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 150 |
| Poids | 300 |
| Date de parution | 20250618 |
| Nombre de pages | 294,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Royauté et idéologie au Moyen Age. Bas-Empire, monde franc, France (IVe-XIIe siècle), 2e édition
Sassier YvesLa longue période de l'histoire médiévale qui s'étend du IVe au XIIe siècle est dominée par une certaine vision du monde: celle d'une humanité pécheresse en marche vers Dieu, dont le séjour terrestre n'est qu'une étape douloureuse dans l'attente de son Salut. Or, très tôt, les clercs ont développé l'idée que le pouvoir terrestre avait un rôle à jouer au regard de cette destinée spirituelle de l'humanité et qu'une étroite collaboration s'imposait entre puissance royale et puissance sacerdotale. Mais sur quelles bases établir cette collaboration et quelle place y assigner au prince? Ce dernier serait-il perçu comme le médiateur entre Dieu et les hommes, nécessairement placé dans une position de « suréminence » et donc d'irresponsabilité devant ses sujets? Ou bien le gouvernant ne serait-il qu'un homme parmi d'autres, soumis comme eux à la médiation des prêtres? Comment, enfin, définir le bon roi et quelles devraient être les formes de son action...Ces questions ont fait l'objet, dès la fin de l'Antiquité, de grands débats que l'on suit ici, au sein du monde franc et en France, jusqu'au seuil du XIIIe siècle. À travers les cas très concrets des souverains romano-barbares, puis des Carolingiens, au pouvoir hégémonique de plus en plus critiqué, cet ouvrage permet de comprendre comment s'est constituée, autour de la royauté, l'idéologie qui l'a portée, inspirée et contestée. Yves Sassier, Docteur en droit, agrégé des facultés de droit (droit romain et histoire du droit), est professeur d'histoire des institutions médiévales à l'université de Paris-Sorbonne (Paris IV). Il est notamment l'auteur de Hugues Capet (Fayard, 1987), Louis VII (Fayard 1991) et co-auteur avec O. Guillot et A. Rigaudière de Pouvoirs et institutions dans la France médiévale (Armand Colin, 2 vol. 1994).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER44,90 € -

Hugues Capet. Naissance d'une dynastie
Sassier YvesEn mai 987, le Carolingien Louis V meurt des suites d'un accident de chasse. Six semaines plus tard, l'accession au trône du duc des Francs, Hugues Capet, marque l'avènement d'une dynastie qui règnera pendant huit siècles sur la France. Le succès du " coup d'Etat " qui fait de Hugues Capet un roi n'est pas purement fortuit. Il tient aux bouleversements politiques et sociaux d'un Xè siècle volontiers décrit comme la période la plus sombre du Moyen Age. Il tient aussi à l'exceptionnelle réussite d'un lignage, celui des Robertiens, qui, en moins de deux générations, est parvenu à imposer sa primauté dans l'ordre politique franc. Enfin, il doit sans doute beaucoup à la personnalité d'un homme longtemps méconnu et maltraité par l'historiographie. Prince sur le déclin, Hugues Capet n'eut certes ni la vigueur d'un conquérant ni les moyens matériels de s'imposer comme un grand chef d'Etat. Dans ce royaume franc, déchiré depuis près d'un siècle par les luttes entre grands, théâtre de l'effondrement des structures carolingiennes, il se contenta de mériter sa royauté, de l'assumer avec dignité et mesure en tenant à distance ceux qui la menaçaient, et de la transmettre à sa descendance. Ce faisant, il en rehaussa l'éthique, la sauva du naufrage et prépara l'avenir.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,90 € -

Louis VII
Sassier YvesMari bafoué, gouvernant immature et dépourvu de toute envergure dont le règne n'aurait été qu'une longue suite d'erreurs et d'humiliations : le Louis VII dépeint par l'historiographie traditionnelle manque singulièrement de grandeur, et sa faiblesse offre un saisissant contraste avec la vigueur de son père, Louis VI, ou le génie politique de son fils, Philippe Auguste. Louis VII n'a certes pas la personnalité qu'on attend d'un roi : tolérant, généreux, pieux jusqu'à la dévotion, naïf et sensible, il ferait plutôt figure de saint laïque. Pourtant ce prince aux moeurs trop pures, au tempérament trop doux, apparemment mal armé pour lutter contre l'ambition et la fourberie des monarques de son temps, sut dessiner les contours d'une royauté plus forte. En ce XIIe siècle trépidant, où la chrétienté occidentale se déchire, où Frédéric Barberousse aspire à la domination universelle, où les situations que l'on croit figées pour toujours se modifient soudain, le long règne (1137-1180) de Louis VII ne se juge pas d'une pièce. Premier roi de France à prendre la croix et à gagner la Terre sainte, il doit mener, dès son retour, un difficile combat dont l'enjeu est la survie de la dynastie. Il ne pourra empêcher la montée des Plantagenêt, mais, attentif au jeu politique, plus habile et peut-être plus clairvoyant qu'on ne le pensait, il affermit de façon décisive la prérogative du roi de France en tant que protecteur des Eglises et pacificateur du royaume.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,90 € -

Hugues Capet / Du monde franc au royaume de France
Sassier YvesAvec l'accession d'Hugues Capet au trône de France s'installe une nouvelle dynastie : celle des Capétiens, succédant aux Carolingiens, qui eux-mêmes avaient conquis le pouvoir franc sur les Mérovingiens. Les Capétiens vont conserver le trône en ligne directe jusqu'en 1328, fin du règne de Charles IV le Bel, puis en ligne indirecte - Valois, Bourbons, Orléans -, jusqu'à Louis XVIII et Louis-Philippe (1848). Durée extraordinaire, sans équivalent. Le sacre, l'avènement d'Hugues Capet le 3 juillet 987 est donc l'une des dates majeures de l'histoire nationale. Hugues Capet, premier Capétien, dont nous ne connaissons ni le visage ni la vie intime, a réussi à enraciner la dynastie capétienne dans le domaine royal, qui deviendra le royaume de France. C'est toute l'histoire de la dynastie capétienne qui s'ébauche en cette fin de Xe siècle, mais c'est aussi l'histoire de la nation qui s'esquisse : l'avènement d'Hugues Capet est aux origines de la royauté française. Les successeurs d'Hugues Capet vont effacer le souvenir de l'élection du premier Capétien. Après des conflits souvent violents et toujours renaissants avec l'Eglise, ils imposent leur vision de la monarchie française. Il n'y a plus de Mérovingiens, ni de Carolingiens, ni de Valois, ni de Bourbons, ni d'Orléans, mais un roi de France, par la naissance et la volonté de Dieu. En donnant à la royauté une si longue lignée, Hugues Capet a fait la France. Max Gallo, de l'Académie française.EpuiséVOIR PRODUIT10,53 €
Du même éditeur
-

Droit des aides publiques aux entreprises
Cartier-Bresson Anémone ; Labrusse-Riou CatherineApproche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entrepriseSur commande en 4-6 joursCOMMANDER32,00 € -

Les crises du logement
Driant Jean-Claude ; Madec PierreLe marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER9,50 € -

L'engagement rationaliste
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem GePour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Actuel Marx N° 68, deuxième semestre 2020 : Nation(s)
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 €
De la même catégorie
-

Les chemins de la peste. Le rat, la puce et l'homme
Audoin-Rouzeau FrédériqueApparue dès l'Antiquité, la peste a ravagé l'Orient et l'Occident jusqu'au XVIIIe siècle. Aucun fléau n'a à ce point terrifié les hommes, convaincus de voir se déchaîner la colère divine. Serait-elle désormais un mal connu, révolu, endigué? Loin de là. La dernière pandémie a sévi de 1894 à 1945, dévastant l'Inde, ravageant des terres nouvelles et jusqu'aux ports d'Europe. Elle nous est familière depuis un roman de Fred Vargas, Pars vite et reviens tard, et sa référence à la "peste des chiffonniers", qui tua trente-quatre personnes à Paris en 1920. Aujourd'hui encore, la menace est présente et la lutte continue. Or, la controverse sur les vecteurs de l'épidémisation divise les spécialistes. Quelle est la responsabilité du rat, de la puce et de l'homme ? Faisant appel à la médecine comme à l'histoire, à l'entomologie comme à l'archéologie, Frédérique Audoin-Rouzeau mène une enquête scientifique rigoureuse et exaltante.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,90 € -

La communication énergétique. Comprendre le langage invisible pour se relier aux autres (et à soi) a
Amberny CatherineNous pensons communiquer avec des mots. Pourtant, avant même de parler, quelque chose circule déjà entre l'autre et nous. Nos pensées, nos émotions et notre présence créent un langage subtil qui influence nos relations, notre bien-être et la qualité de nos échanges. Dans La communication énergétique, Catherine Amberny vous invite à explorer ce langage qui circule entre les êtres. À travers des explications accessibles, des expériences simples et des méditations guidées, vous apprendrez à : percevoir plus finement ce qui se joue dans les interactions ; reconnaître et harmoniser votre propre état énergétique ; comprendre ce que les mots ne disent pas ; rester ouvert aux autres tout en préservant votre équilibre intérieur ; développer une présence plus consciente dans vos relations. Ce livre vous invite à redécouvrir une dimension essentielle de la communication : celle qui passe par la qualité de présence, la sensibilité et l'écoute subtile. Car ce qui transforme une relation n'est pas ce que nous disons, mais la manière dont nous sommes là.En stockCOMMANDER14,00 € -

Que mangeaient nos ancêtres ? De la Préhistoire à la Première Guerre mondiale
Birlouez EricLa période que nous avons choisi de traiter dans cet ouvrage commence dès les temps préhistoriques et s'achève avec la Première Guerre mondiale et se situe en France. Ce livre s'intéresse aussi principalement aux membres des couches dites populaires, à ces « petites gens », humbles travailleurs des villes La période que nous avons choisi de traiter dans cet ouvrage commence dès les temps préhistoriques et s'achève avec la Première Guerre mondiale et se situe en France. Ce livre s'intéresse aussi principalement aux membres des couches dites populaires, à ces « petites gens », humbles travailleurs des villes et paysans pauvres qui constituaient jadis l'immense majorité de la population. Un tel parti prix entraîne une difficulté : la manière dont les classes « inférieures » se nourrissaient est bien moins connue que celle des élites sociales. Et l'ensemble des sources disponibles montre qu'au cours des siècles l'alimentation populaire a peu évolué. Evitons pour autant de tomber dans les clichés misérabilistes : nos ancêtres des couches modestes n'ont pas eu en permanence le ventre tenaillé par la faim, et leurs nourritures n'étaient pas systématiquement immondes et avariées ! Bref, un ouvrage passionnant qui vous fera aussi apprécier le confort alimentaire de notre époque moderne. et paysans pauvres qui constituaient jadis l'immense majorité de la population. Un tel parti prix entraîne une difficulté : la manière dont les classes « inférieures » se nourrissaient est bien moins connue que celle des élites sociales. Et l'ensemble des sources disponibles montre qu'au cours des siècles l'alimentation populaire a peu évolué. Evitons pour autant de tomber dans les clichés misérabilistes : nos ancêtres des couches modestes n'ont pas eu en permanence le ventre tenaillé par la faim, et leurs nourritures n'étaient pas systématiquement immondes et avariées ! Bref, un ouvrage passionnant qui vous fera aussi apprécier le confort alimentaire de notre époque moderne.EpuiséVOIR PRODUIT16,90 € -

Figures de l'héraldique
Pastoureau MichelNé au XIIe siècle sur les champs de bataille, l'art des armoiries a eu pour fonction première de permettre l'identification des chevaliers rendus méconnaissables par leur casque et leur armure. L'idée répandue selon laquelle les armoiries sont le monopole de la noblesse naît de ce jour. Or, dès le XIIIe siècle, tout le monde peut porter des armoiries, qu'il soit noble ou roturier, pourvu que soit respecté le code du blason. Un code fonctionnel, issu lui aussi de la nécessité d'identifier de loin le porteur des armoiries : des couleurs vives, des symboles parlants, une forte signalisation. Michel Pastoureau, historien des emblèmes et des couleurs, s'attache à nous montrer comment l'usage de l'héraldique s'est universellement répandu au fil du temps, jusqu'à imprégner les signaux routiers, les drapeaux, les logos et tous les grands codes de la société contemporaine.EpuiséVOIR PRODUIT15,80 €
