En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté. Edition 2015
Sarrot Jean-Christophe - Luyts Bert - Zimmer Marie
ATELIER
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EAN :9782708242890
Extrait Extrait de l'introduction DES IDÉES HÉRITÉES QUI PERPÉTUENT L'EXCLUSION SOCIALE par Bruno Tardieu «La misère n'est pas une fatalité» et «La misère est l'oeuvre des hommes, seuls tes hommes peuvent ta détruire», rappelait Joseph Wresinski, fondateur d'ATD Quart Monde. Ces deux affirmations ont un impact irréversible. En construisant une autre approche de l'exclusion sociale, il a montré que la misère n'était pas la seule affaire des plus démunis, ni de leur seule responsabilité. Elle est un dysfonctionnement entre nous, citoyens. Elle l'est aussi entre les institutions et appartenances que nous construisons et certaines personnes que nous considérons hors du monde. «La misère, c'est ne compter pour personne.» Le rejet des plus démunis est probablement aussi ancien que L'humanité. Mais, en même temps, le refus de ce rejet a toujours existé. Car, contrairement aux autres espèces, l'espèce humaine a survécu en protégeant les plus faibles et en développant une intelligence nouvelle. L'humanité est incontournablement interdépendante et il ne peut y avoir de sauve-qui-peut individuel. Les sciences humaines révèlent que le stéréotype est une fonction naturelle de l'humain et rien ne sert de tenter de le nier. Les seules personnes avec qui nous dépassons les stéréotypes sont celles avec qui nous entrons en relation personnelle, intime, celles dont nous pouvons percevoir la complexité, les dilemmes, les multiples appartenances, l'histoire, celles avec lesquelles nous pouvons reconnaître la qualité d'être humain, non déterminé, libre, ayant une vie intérieure avec des combats, des joies, des peines, exactement comme nous-même. Or, nous vivons dans un tel apartheid social qu'il n'y a pratiquement pas d'opportunité de rencontres libres, profondes et à égalité avec les personnes en situation de grande pauvreté. Les rencontres qui existent sont le plus souvent non libres : relation de mendicité, relation de bienfaiteur à bénéficiaire (que Wresinski qualifiait de relation de bienfaiteur à «obligé»), relation de mise en échec : les populations qui font échouer mon école, mon centre social, ma médecine, mon pays des droits de l'Homme. Quand ce ne sont pas carrément des relations fantasmatiques avec des personnes transformées en allégories du Moyen Âge : coupables de tous les maux, figures même du mal, ou victimes de tous et de tout, figures même du bien. Dans un cas comme dans l'autre, ces caricatures rendent les personnes concernées inhumaines et empêchent de reconnaitre la nature humaine de la personne en situation de misère. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Date de parution
09/10/2014
Poids
200g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782708242890
Titre
En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté. Edition 2015
Auteur
Sarrot Jean-Christophe - Luyts Bert - Zimmer Marie
Editeur
ATELIER
Largeur
125
Poids
200
Date de parution
20141009
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Il n'est pas donné à tout le monde d'accompagner Alexandre Dumas sur les barricades de juillet 1830, de suivre la naissance de La Comédie humaine dans le Paris pré-haussmannien ou de pénétrer avec Chateaubriand dans le salon de Mme Récamier... D'arpenter le Paris de Victor Hugo, de revoir Zola et Proust défendant Dreyfus ou de grimper à la butte Montmartre avec les poètes du début du XXe siècle... De s'asseoir dans les cafés de prédilection de Beauvoir, Sartre, Camus, Hemingway... Ces soixante balades, agrémentées de gravures et plans anciens, vous entraîneront dans le Paris des écrivains. Par période, autour de personnages ou de thématiques, vous (re)découvrirez la capitale à travers les quartiers, les demeures et les adresses qu'ils ont fréquentés et qui les ont inspirés. Un guide unique en son genre pour tous les amoureux d'Histoire et de littérature.
Après un premier guide consacré à la période XVIIe-XIXe siècle, voici seize autres balades qui nous promènent dans la capitale entre 1900 et 1945. Nous traversons la Belle époque, les Années folles, les années trente et l'Occupation. Nous pénétrons dans les quartiers, les demeures, les cafés des bohèmes de la hutte Montmartre, des dadaïstes et des surréalistes, des écrivains de la Lost generation, des antifascistes, des collaborateurs et des résistants. De Montparnasse à Saint-Germain-des-Prés, de Picpus à la place de l'Étoile, nous croisons Dorgelès, Mac Orlan et leurs compères du Lapin Agile ; George Orwell qui vit dans la dèche à Paris avant d'y refaire étape quelques années plus tard, en route vers la guerre d'Espagne ; Ernest Hemingway qui se débat avec une chasse d'eau et travaille avec assiduité à ses premiers succès littéraires ; James Joyce qui ne se consacre qu'à son ?uvre alors que le monde s'écroule autour de lui ; Jacques Prévert qui profite de la vie et ne se presse pas d'écrire ; André Gide qui se dévoue pour animer avec Malraux, au palais de la Mutualité, un congrès international qui verra passer Wells, Forster, Brecht, Huxley, Pasternak, etc. ; Simone de Beauvoir qui, sous l'Occupation, arrive à l'ouverture du café de Flore pour se caler près du poêle ; Jean-Paul Sartre qui collecte des mégots pour fourrer sa pipe, publie L'Être et le néant en 1943 et fait jouer Les Mouches et Huis-Clos en 1943 et 1944 ; Albert Camus qui compose La peste de nuit, dans une chambre à quelques dizaines de mètres de l'hôtel Lutetia, siège des Renseignements militaires allemands ; des résistants qui, en 1942, impriment Le Silence de la mer, huit pages à la fois, dans un petit atelier du boulevard de l'Hôpital ; Jean Cocteau qui est pris pour un tireur embusqué le 26 août 1944 sur la place de la Concorde... Après avoir lu cet ouvrage, vous ne pourrez plus circuler dans Paris sans, à l'instar de Patrick Modiano, voir ressurgir ces fantômes du passé. Joyeux ou terribles, ils marquent à jamais l'histoire de la capitale et, parfois, de l'Europe et du monde.
Bon gré mal gré, les grands écrivains du XIXe siècle n'échappent pas aux événements marquants de la période 1848-1900. Ils en apparaissent même comme des acteurs incontournables au cours de ces vingt balades parisiennes, en même temps qu'ils se découvrent dans l'intimité plutôt surprenante de leur quotidien. Lamartine proclame la IIe République puis disparaît dans les bas-fonds de l'histoire. Dumas assiste en 1848 à l'écroulement de son empire littéraire. Sand écrit pour les journaux républicains avant de retourner à Nohant, déçue que le suffrage universel n'ait servi qu'à ramener la bourgeoisie au pouvoir. Flaubert s'emploie un 1870 au maniement du fusil pour défendre la patrie menacée par les Prussiens. Rimbaud apprend au fond d'une cellule l'avènement de la IIIe République, le 4 septembre 1870. Hugo enterre son fils Charles le jour où éclate la Commune de 1871, et sert plus tard de conseiller conjugal à Paul Verlaine. Vallès, élu de la Commune, se déguise en médecin pour échapper à la vengeance des Versaillais. Un ex-Communard (Grousset) collabore avec un ennemi de classe (Jules verne) à l'écriture de romans d'aventures. Zola lance J'Accuse prenant ainsi la défense du capitaine Dreyfus dans ce qui, pour tous, deviendra " l'Affaire ". Marcel Proust, recompose bientôt le temps perdu, emmuré dans une chambre tapissée de liège... Les lieux parisiens s'éclairent d'une vie nouvelle au fil de ces itinéraire. Demeures, cafés, chambres d'hôtels où se composent des poèmes et où se fomentent les révolutions, tous ces endroits qui n'étaient jusqu'alors connus que des érudits s'ouvrent à nos regards pour changer à jamais notre perception d'événements qui ont façonné notre présent.
Il n'est pas donné à tout le monde d'accompagner Alexandre Dumas sur les barricades de juillet 1830, de suivre la naissance de La Comédie humaine dans le Paris pré-haussmannien ou de pénétrer avec Chateaubriand dans le salon de Madame Récamier... D'arpenter le Paris de Victor Hugo, de revoir Zola et Proust défendant Dreyfus ou de grimper à la butte Montmartre avec les poètes du début du XXe siècle... De s'asseoir dans les cafés de prédilection de Beauvoir, Sartre, Camus, Hemingway... Ces soixante balades, agrémentées de gravures et plans anciens, vous entraîneront dans le Paris des écrivains. Par période, autour de personnages ou de thématiques, vous (re)découvrirez la capitale à travers les quartiers, les demeures et les adresses qu'ils ont fréquentés et qui les ont inspirés. Un guide unique en son genre pour tous les amoureux d'histoire et de littérature.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
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