Après un premier guide consacré à la période XVIIe-XIXe siècle, voici seize autres balades qui nous promènent dans la capitale entre 1900 et 1945. Nous traversons la Belle époque, les Années folles, les années trente et l'Occupation. Nous pénétrons dans les quartiers, les demeures, les cafés des bohèmes de la hutte Montmartre, des dadaïstes et des surréalistes, des écrivains de la Lost generation, des antifascistes, des collaborateurs et des résistants. De Montparnasse à Saint-Germain-des-Prés, de Picpus à la place de l'Étoile, nous croisons Dorgelès, Mac Orlan et leurs compères du Lapin Agile ; George Orwell qui vit dans la dèche à Paris avant d'y refaire étape quelques années plus tard, en route vers la guerre d'Espagne ; Ernest Hemingway qui se débat avec une chasse d'eau et travaille avec assiduité à ses premiers succès littéraires ; James Joyce qui ne se consacre qu'à son ?uvre alors que le monde s'écroule autour de lui ; Jacques Prévert qui profite de la vie et ne se presse pas d'écrire ; André Gide qui se dévoue pour animer avec Malraux, au palais de la Mutualité, un congrès international qui verra passer Wells, Forster, Brecht, Huxley, Pasternak, etc. ; Simone de Beauvoir qui, sous l'Occupation, arrive à l'ouverture du café de Flore pour se caler près du poêle ; Jean-Paul Sartre qui collecte des mégots pour fourrer sa pipe, publie L'Être et le néant en 1943 et fait jouer Les Mouches et Huis-Clos en 1943 et 1944 ; Albert Camus qui compose La peste de nuit, dans une chambre à quelques dizaines de mètres de l'hôtel Lutetia, siège des Renseignements militaires allemands ; des résistants qui, en 1942, impriment Le Silence de la mer, huit pages à la fois, dans un petit atelier du boulevard de l'Hôpital ; Jean Cocteau qui est pris pour un tireur embusqué le 26 août 1944 sur la place de la Concorde... Après avoir lu cet ouvrage, vous ne pourrez plus circuler dans Paris sans, à l'instar de Patrick Modiano, voir ressurgir ces fantômes du passé. Joyeux ou terribles, ils marquent à jamais l'histoire de la capitale et, parfois, de l'Europe et du monde.
Nombre de pages
224
Date de parution
15/06/2005
Poids
280g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782847361032
Titre
Balades littéraires dans Paris (1900-1945)
Auteur
Sarrot Jean-Christophe
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
138
Poids
280
Date de parution
20050615
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il n'est pas donné à tout le monde d'accompagner Alexandre Dumas sur les barricades de juillet 1830, de suivre la naissance de La Comédie humaine dans le Paris pré-haussmannien ou de pénétrer avec Chateaubriand dans le salon de Mme Récamier... D'arpenter le Paris de Victor Hugo, de revoir Zola et Proust défendant Dreyfus ou de grimper à la butte Montmartre avec les poètes du début du XXe siècle... De s'asseoir dans les cafés de prédilection de Beauvoir, Sartre, Camus, Hemingway... Ces soixante balades, agrémentées de gravures et plans anciens, vous entraîneront dans le Paris des écrivains. Par période, autour de personnages ou de thématiques, vous (re)découvrirez la capitale à travers les quartiers, les demeures et les adresses qu'ils ont fréquentés et qui les ont inspirés. Un guide unique en son genre pour tous les amoureux d'Histoire et de littérature.
Bon gré mal gré, les grands écrivains du XIXe siècle n'échappent pas aux événements marquants de la période 1848-1900. Ils en apparaissent même comme des acteurs incontournables au cours de ces vingt balades parisiennes, en même temps qu'ils se découvrent dans l'intimité plutôt surprenante de leur quotidien. Lamartine proclame la IIe République puis disparaît dans les bas-fonds de l'histoire. Dumas assiste en 1848 à l'écroulement de son empire littéraire. Sand écrit pour les journaux républicains avant de retourner à Nohant, déçue que le suffrage universel n'ait servi qu'à ramener la bourgeoisie au pouvoir. Flaubert s'emploie un 1870 au maniement du fusil pour défendre la patrie menacée par les Prussiens. Rimbaud apprend au fond d'une cellule l'avènement de la IIIe République, le 4 septembre 1870. Hugo enterre son fils Charles le jour où éclate la Commune de 1871, et sert plus tard de conseiller conjugal à Paul Verlaine. Vallès, élu de la Commune, se déguise en médecin pour échapper à la vengeance des Versaillais. Un ex-Communard (Grousset) collabore avec un ennemi de classe (Jules verne) à l'écriture de romans d'aventures. Zola lance J'Accuse prenant ainsi la défense du capitaine Dreyfus dans ce qui, pour tous, deviendra " l'Affaire ". Marcel Proust, recompose bientôt le temps perdu, emmuré dans une chambre tapissée de liège... Les lieux parisiens s'éclairent d'une vie nouvelle au fil de ces itinéraire. Demeures, cafés, chambres d'hôtels où se composent des poèmes et où se fomentent les révolutions, tous ces endroits qui n'étaient jusqu'alors connus que des érudits s'ouvrent à nos regards pour changer à jamais notre perception d'événements qui ont façonné notre présent.
Il n'est pas donné à tout le monde d'accompagner Alexandre Dumas sur les barricades de juillet 1830, de suivre la naissance de La Comédie humaine dans le Paris pré-haussmannien ou de pénétrer avec Chateaubriand dans le salon de Madame Récamier... D'arpenter le Paris de Victor Hugo, de revoir Zola et Proust défendant Dreyfus ou de grimper à la butte Montmartre avec les poètes du début du XXe siècle... De s'asseoir dans les cafés de prédilection de Beauvoir, Sartre, Camus, Hemingway... Ces soixante balades, agrémentées de gravures et plans anciens, vous entraîneront dans le Paris des écrivains. Par période, autour de personnages ou de thématiques, vous (re)découvrirez la capitale à travers les quartiers, les demeures et les adresses qu'ils ont fréquentés et qui les ont inspirés. Un guide unique en son genre pour tous les amoureux d'histoire et de littérature.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
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