Les didactiques disciplinaires ont connu depuis une trentaine d'années un essor considérable. Cet ouvrage retrace l'histoire conceptuelle de dix didactiques - langues, français langue maternelle, français langue étrangère, mathématiques, biologie, physique, éducation physique, philosophie, histoire/géographie, et sciences économiques - histoire conceptuelle qui montre comment chacune d'elles s'est détachée de champs théoriques concurrentiels pour s'affirmer comme discipline autonome. Les didactiques se présentent comme un discours sur l'enseignement et l'apprentissage de notions scolaires. C'est l'intersection de la pédagogie de l'apprentissage et du savoir scolaire qui fonde l'indéniable singularité des didactiques. L'ouvrage aborde aussi la validité des savoirs produits au sein des didactiques. La maturité épistémologique des didactiques rend compte de différents modes de théorisation des phénomènes didactiques. Modes théoriques qui, loin de s'exclure, se donnent par complémentarité les moyens d'appréhender un objet original et complexe. Les didactiques sont désormais des disciplines émancipées dont les recherches doivent nécessairement interpeller les praticiens de l'enseignement.
Nombre de pages
479
Date de parution
01/11/2003
Poids
644g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747509190
Titre
Histoire des didactiques disciplinaires
ISBN
2747509192
Auteur
Sarremejane Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
644
Date de parution
20031101
Nombre de pages
479,00 €
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L'histoire de l'éducation s'est considérablement développée depuis deux décennies. L'histoire des méthodes pédagogiques tient une place honorable au sein de cette histoire. Par contre, l'histoire des rationalités pédagogiques et didactiques est peu représentée en France. Peu de chercheurs se donnent comme objet l'évolution des théories et des modèles pédagogiques. Cet ouvrage aborde les fondements d'une histoire des idées rationnelles – une épistémologie historique – produites par les théories pédagogiques et didactiques. Il présente les points fondamentaux de cette historiographie en les articulant avec des exemples concrets issus de l'histoire des didactiques, des théories de l'enseignement ou encore des théories et des méthodes de l'éducation physique.
Le sport est devenu un style de vie, une façon d'être et aussi une façon de paraître. Expression même de notre civilisation, il emboîte la marche du progrès par la performance et le record, mais il est aussi le moment de la convivialité et du partage que la civilisation individualiste ne donne que trop rarement. L'expansion planétaire du sport s'est confrontée à des intérêts multiformes et souvent divergents qui ont précipité les manquements et les dévoiements. Car si la grande masse des pratiquants anonymes vit un sport bénéfique et salutaire, le sport de compétition et professionnel est traversé par les maux chroniques de l'abus, du mensonge et de la malveillance. Ce sont ces dérives qui mettent l'éthique en demeure de manifester ses propres exigences. L'éthique se doit donc maintenant d'interroger le sport et ses errements. Il lui incombe de reprendre l'idéal des valeurs olympiques de Pierre de Coubertin et d'essayer de comprendre ce que sont ces maux et pourquoi ils gagnent trop souvent les différents théâtres du sport.
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Montandon Christiane ; Sarremejane Philippe ; Krüg
Comment les élèves investissent des situations inédites pour développer des stratégies de communication avec des élèves qui ignorent leur langue ? Comment cette rencontre avec d'autres arts de faire et d'agir retentit chez les enseignants qui portent un autre regard sur les pratiques pédagogiques ? Privilégiant une approche pluridisciplinaire et binationale, les auteurs, membres d'un groupe de recherche franco-allemand, partagent les expériences interculturelles qui sont les leurs. Articulant représentations de l'autre, dispositifs d'interactions et pratiques corporelles, les articles ici rassemblés s'adressent aussi bien aux formateurs d'enseignants qu'aux étudiants.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...