Il est des hommes ainsi faits qu'ils mènent l'élan poétique vers des horizons qui s'ouvrent bien au-delà des rails, là où s'entremêlent les crinières folles de l'Histoire, la déraison des sentiments, la gouaille magique d'un Dylan et la transe ferraillée d'un Cendrars.Ces hommes en voyage s'exposent à de telles forces. Ils le savent. Comme ils savent reconnaître le cri des mots, et le chant de l'âme quand il surgit. Alors ils l'écoutent, lui obéissent. C'est ce que fit Raphaël Sarlin-Joly un jour de mai quand il partit pour Vladivostok, et quand il en revint, avec agrippé au cœur les vibrations scéniques d'un chant, une épopée. Canto Transsibérien est le blues en neuf temps d'un Far-East obscur et ténébreux ; il se lit, se chante, se scande sur scène ou dans la rue, rugueux comme un Vissotsky, incarné comme un Maïakovski, universel comme un Neruda. Canto Transsibérien est un surgissement.
Nombre de pages
70
Date de parution
15/12/2021
Poids
80g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9791090971073
Titre
Canto transsibérien
Auteur
Sarlin-Joly Raphaël
Editeur
DEFRICHEURS
Largeur
127
Poids
80
Date de parution
20211215
Nombre de pages
70,00 €
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Cette trame, tirée d'une fable traditionelle mexicaine, dont Steinbeck a donné une version avec La Perle et dont ce texte est une autre version possible, inclut comme insert « Le Chat qui s'en Va Tout Seul » de Rudyard Kipling. Un poème dramatique d'une intensité auguë, tour à tour méditation sur la mer et sur le rivage ; questionnement sur l'éternité, la verticalité des êtres ; et chaude évocation d'une nature sauvage, tantôt fabuleuse tantôt hostile.
Fin observateur, P'tit Ouistiti est un détective brillant. Grâce à une routine imparable, il résout toutes les énigmes ! C'est aussi un bébé singe adorable qui a encore du mal à enfiler son pantalon, et dont l'attention a tendance à faiblir au fur et à mesure qu'approche l'heure de la sieste... Le dernier chapitre retourne complètement son identité de détective privé pour en faire un bébé endormi tendrement dans les bras de sa maman. Un retournement à la fois comique et délicieusement émouvant. L'écriture, soignée et très rythmée, qui reprend de chapitre en chapitre la même construction et le même vocabulaire, séduira les petits. Il ménage cependant une gradation et joue avec les attentes du lecteur pour créer à la toute fin une véritable surprise. Les images généreuses et très détaillées sont une mine d'exploration pour le lecteur. Et pour les lecteurs qui commencent tout juste à lire, les gros caractères et les phrases simples leurs permettront d'être fiers d'avoir lu un aussi gros livre. Quant aux adultes, ils partageront dans la tendresse cette histoire avec les petits et apprécieront au passage les clins d'oeil et les multiples références fantaisistes au film noir mais aussi à la peinture, à la musique etc...
Comment d'une fable faire une forêt ? Prenez un poète et philosophe dont le coeur, au tout début du 19e siècle, balance entre foi et doute. Puis transportez sa pensée jusqu'à un homme du 21e siècle, amateur de textes et curieux des enjeux du monde. Accordez le tout dans un moment de rencontre avec des hommes et des femmes qui savent ce que s'engager veut dire. Et vous obtenez le projet fou d'une forêt grande comme l'île de la Dominique, plantée en plein coeur de l'Europe. C'est le miracle de l'écriture que nous conte ici Éric Fabre qui, un jour, rencontra Giacomo Leopardi.
À l’heure où les extrémismes, les dogmes religieux et l’abêtissement affaissent le socle de la pensée républicaine, l’opuscule du philosophe Emmanuel Kant, publié en 1784, Qu’est-ce que les Lumières ? s’inscrit dans l’évidence d’une réflexion contemporaine refondée sous le regard citoyen de Richard Escot, journaliste et écrivain, co-auteur du Dictionnaire des Penseurs (Honoré Champion, 2018).
Alexandre Mauvalant est connu pour ses poèmes et ses nouvelles. Son éditeur Paul Vandoven le soutient depuis vingt ans. Il est persuadé que son auteur possède la fibre d'un romancier. A l'occasion d'une vidéo en ligne, et une émission de télévision, Alexandre se retrouve confronté à une avalanche de courriers. Parmi eux, la lettre d'une inconnue qui vit sur une île lointaine. Elle affirme avoir compris ce qu'il tentait d'exprimer pendant l'interview, et suggère pour en parler de se rencontrer un jour. Alexandre dont la vie a été récemment bouleversée, envisage cette femme comme une chance : "Mon idée lui répond-il, serait de venir vers vous en évitant les accélérations contemporaines. Cela risque donc d'être fort long". L'inconnue accepte. Et lorsque Paul Vandoven prend connaissance du projet, il l'encourage. Cela déclenchera sûrement une inspiration romanesque. Alexandre voyagera plus de trois années. Nombre de rencontres et d'épreuves l'interpelleront. L'homme et l'auteur subiront des mutations qui délivreront à l'un et à l'autre, de surprenantes réponses, interrogeant l'époque sur les rapports qu'entretiennent hommes et femmes avec le temps et la liberté d'en user.
Chez Christina Rossetti, la femme est vivante et active, n'hésitant pas à protester et à donner voix à ses émotions dans toute leur variété, à faire venir l'homme sur son propre terrain pour l'y interpeller. La muse s'émancipe soudain et offre sa version de l'amour, devient poétesse en déconstruisant la tradition littéraire : ses vers insistent sur l'égalité des amants, sur l'absence de rivalité amoureuse et sur la réciprocité d'un amour où jamais ne devrait exister de compétition pour savoir qui aime le mieux. Raluca Belandry nous offre par cette traduction inédite, une profonde vision des racines de l'expression créative féminine.