Les peuples Mandjas de Centrafrique et du Congo Démocratique. Mythes, légendes et passé colonial
Sanze Jean-Jacques
L'HARMATTAN
Nouveauté
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EAN :9782336602615
La colonisation, telle qu'elle a été organisée par la Conférence de Berlin (1884-1885), était-elle une forme d'esclavagisme au même titre que la "traite transatlantique" exercée sur des peuples noirs d'Afrique par des marchands d'esclaves venus d'Occident (1600-1848) ? Etait-elle semblable à la "razzia" pratiquée en Afrique centrale par des Arabes sur des autochtones animistes (1700-1900) ? Cet ouvrage tente d'y répondre. Etayée selon la tradition orale par des témoignages des populations asservies pendant la colonisation, elle pose un regard différent sur la version des faits documentés et présentés de manière officielle dans des rapports coloniaux. Le récit soulève aussi des questions liées à l'exercice de l'autorité pendant la colonie, tout en mettant un accent particulier sur les abus, mais aussi, sur la résistance, la combativité et la résilience des peuples autochtones luttant sans répit pour la survie et la reconquête de la liberté.
Nombre de pages
292
Date de parution
03/09/2026
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336602615
Auteur
Sanze Jean-Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260903
Nombre de pages
292,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...