Pourquoi l'Europe s'enfonce-t-elle dans une telle crise quand la solution technique pour sauver ses membres les plus fragilisés est à portée de main ? Pourquoi les dirigeants européens s'obstinent-ils sur la voie de l'orthodoxie financière et de l'austérité menant immanquablement à la dissolution de l'Union ? Répondre à ces interrogations nécessite d'élargir le champ d'investigations, car les déboires européens sont incontestablement l'héritage des valeurs néolibérales. En effet, les crises financières à répétition et l'implosion, depuis le milieu des années 1980, de multiples bulles spéculatives doivent susciter la remise en question de ce modèle capitaliste centré autour d'un marché financier considéré comme arbitre suprême. Il est ainsi fondamental d'opérer un changement de paradigme; car nos sociétés ne peuvent plus tolérer une telle monopolisation des ressources et des richesses économiques par une finance ayant confisqué à des Etats consentants la quasi-totalité de leurs pouvoirs. Pour ce faire, il faut préalablement comprendre les mécanismes permettant de sortir de ce marasme et revenir aux fondamentaux. Sans pour autant jeter le capitalisme avec l'eau trouble du néolibéralisme qui a précipité la régression des pouvoirs publics, consacré la financiarisation, la titrisation et la globalisation comme uniques vecteurs d'une prospérité économique dont on sait aujourd'hui qu'elle n'était qu'illusion... ou escroquerie. Car il est tout à fait possible de vivre avec les déficits publics, voire de les domestiquer ou même de les utiliser comme levier au bénéfice de l'activité économique. A condition de changer nos priorités, de remettre la valeur travail au centre de nos politiques publiques et de redonner un nouveau souffle à l'Etat, c'est-à-dire nous.
Nombre de pages
173
Date de parution
11/09/2012
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296992320
Titre
Splendeurs et misères du libéralisme
Auteur
Santi Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20120911
Nombre de pages
173,00 €
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Austériens de tous les pays : unissez-vous !". Telle est la rengaine servie par les obsessionnels de la rigueur fiscale et budgétaire. Mais le citoyen européen n'a pourtant pas demandé cette dette colossale dont il n'est pas responsable. Ce ne sont pas le dépenses sociales qui sont coupables d'avoir creusé nos déficits, mais les sauvetages bancaires. Européens, êtes-vous conscients que ce débat sur l'austérité n'est que la version moderne de la lutte des classes ?
Sous sa forme actuelle, la monnaie unique est un vecteur de schizophrénie économique, une machine à créer du chômage et des inégalités. Que l'euro - qui n'est décidément plus aujourd'hui le symbole de l'unité européenne - soit donc déconstruit ! Sans doute les pères fondateurs commirent-ils une très regrettable erreur en choisissant une monnaie - et donc de l'argent ! - comme symbole de l'Union européenne. Remettons de la flexibilité au sein de cette Union, et n'hésitons pas, au passage, à en diluer l'esprit mercantile en relativisant la valeur accordée à l'argent. Car le citoyen européen n'a pas demandé cette dette publique colossale, comme il n'en est pas responsable. Ce ne sont pas les dépenses sociales qui sont coupables d'avoir creusé nos déficits. Ce sont les sauvetages bancaires d'établissements ayant amassé des fortunes par la grâce de la financiarisation, elle-même destinée à anesthésier une population européenne dont les revenus étaient inversement proportionnels à la productivité de ses entreprises. Européens : avez-vous vraiment voulu de cette dette ? Etes-vous seulement conscients que ce débat sur l'austérité n'est que la version moderne de la lutte des classes ?
In this striking new book it is argued that the outraged attitudes of neoliberals and many of those who work in financial institutions with regard to the size of public deficits are far from being genuine and merely mask a desire to dismantle social programs and reduce the size of government. The author makes a persuasive case that neoliberals actively seek the deepening of the financial crisis to support their ideological demands for the shrinking of government expenditure. Indeed, he argues that neoliberals have an interest in encouraging a psychosis about public deficits in the general population to justify the cuts to public spending that will deny services to those same citizens.
Résumé : Les Suisses ont été manipulés par leur banque centrale et ils devraient l'interpeller avec véhémence. Ce livre leur permettra de comprendre comment elle a littéralement brûlé ses immenses réserves et sacrifié la plus grande partie de son stock - patrimoine de son peuple - pour des motifs indéfendables. La BNS spécule avec l'argent du peuple suisse. Depuis 2010, cette vénérable banque centrale s'est progressivement transformée en l'un des hedge funds les plus massifs au monde par ses positions spéculatives les plus folles, comme par la taille de son bilan qui a atteint et dépassé le seuil vertigineux des 1000 milliards. Sa défense désordonnée du franc suisse lui a fait perdre plus de 130 milliards sur la seule année 2022. Ses fonds propres, eux, sont passés en une année de 198 à 66 milliards. Contre toute attente, cette institution a attisé la volatilité des marchés, a contribué à la formation d'une bulle spéculative planétaire, allant jusqu'à parier sur des titres de sociétés dont la valorisation s'est parfois effondrée de plus de 90% ! Sa fébrilité et son sens du timing lui ont fait liquider une partie substantielle de ses réserves d'or à un prix moyen de 351$/once. Avec un peu de patience - et plus de respect pour le peuple helvétique - elle aurait pu les écouler à 2000$ en plusieurs occasions ces dernières années, et ainsi récupérer près de 70 milliards de francs supplémentaires. Ce livre raconte comment la très peu transparente banque centrale suisse a perdu le contrôle, comment elle s'est laissé enivrer par le casino planétaire des marchés financiers.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.