Misère et opulence. Chroniques d'austérité globalisée
Santi Michel
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782343053325
Sous sa forme actuelle, la monnaie unique est un vecteur de schizophrénie économique, une machine à créer du chômage et des inégalités. Que l'euro - qui n'est décidément plus aujourd'hui le symbole de l'unité européenne - soit donc déconstruit ! Sans doute les pères fondateurs commirent-ils une très regrettable erreur en choisissant une monnaie - et donc de l'argent ! - comme symbole de l'Union européenne. Remettons de la flexibilité au sein de cette Union, et n'hésitons pas, au passage, à en diluer l'esprit mercantile en relativisant la valeur accordée à l'argent. Car le citoyen européen n'a pas demandé cette dette publique colossale, comme il n'en est pas responsable. Ce ne sont pas les dépenses sociales qui sont coupables d'avoir creusé nos déficits. Ce sont les sauvetages bancaires d'établissements ayant amassé des fortunes par la grâce de la financiarisation, elle-même destinée à anesthésier une population européenne dont les revenus étaient inversement proportionnels à la productivité de ses entreprises. Européens : avez-vous vraiment voulu de cette dette ? Etes-vous seulement conscients que ce débat sur l'austérité n'est que la version moderne de la lutte des classes ...
Nombre de pages
289
Date de parution
30/12/2014
Poids
355g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343053325
Titre
Misère et opulence. Chroniques d'austérité globalisée
Auteur
Santi Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
355
Date de parution
20141230
Nombre de pages
289,00 €
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Pourquoi l'Europe s'enfonce-t-elle dans une telle crise quand la solution technique pour sauver ses membres les plus fragilisés est à portée de main ? Pourquoi les dirigeants européens s'obstinent-ils sur la voie de l'orthodoxie financière et de l'austérité menant immanquablement à la dissolution de l'Union ? Répondre à ces interrogations nécessite d'élargir le champ d'investigations, car les déboires européens sont incontestablement l'héritage des valeurs néolibérales. En effet, les crises financières à répétition et l'implosion, depuis le milieu des années 1980, de multiples bulles spéculatives doivent susciter la remise en question de ce modèle capitaliste centré autour d'un marché financier considéré comme arbitre suprême. Il est ainsi fondamental d'opérer un changement de paradigme; car nos sociétés ne peuvent plus tolérer une telle monopolisation des ressources et des richesses économiques par une finance ayant confisqué à des Etats consentants la quasi-totalité de leurs pouvoirs. Pour ce faire, il faut préalablement comprendre les mécanismes permettant de sortir de ce marasme et revenir aux fondamentaux. Sans pour autant jeter le capitalisme avec l'eau trouble du néolibéralisme qui a précipité la régression des pouvoirs publics, consacré la financiarisation, la titrisation et la globalisation comme uniques vecteurs d'une prospérité économique dont on sait aujourd'hui qu'elle n'était qu'illusion... ou escroquerie. Car il est tout à fait possible de vivre avec les déficits publics, voire de les domestiquer ou même de les utiliser comme levier au bénéfice de l'activité économique. A condition de changer nos priorités, de remettre la valeur travail au centre de nos politiques publiques et de redonner un nouveau souffle à l'Etat, c'est-à-dire nous.
Austériens de tous les pays : unissez-vous ! " Telle est la rengaine servie par les obsessionnels de la rigueur fiscale et budgétaire. Mais le citoyen européen n'a pourtant pas demandé cette dette colossale dont il n'est pas responsable. Ce ne sont pas les dépenses sociales qui sont coupables d'avoir creusé nos déficits, mais les sauvetages bancaires. Européens, êtes-vous conscients que ce débat sur l'austérité n'est que la version moderne de la lutte des classes ...
In this striking new book it is argued that the outraged attitudes of neoliberals and many of those who work in financial institutions with regard to the size of public deficits are far from being genuine and merely mask a desire to dismantle social programs and reduce the size of government. The author makes a persuasive case that neoliberals actively seek the deepening of the financial crisis to support their ideological demands for the shrinking of government expenditure. Indeed, he argues that neoliberals have an interest in encouraging a psychosis about public deficits in the general population to justify the cuts to public spending that will deny services to those same citizens.
Les Suisses ont été manipulés par leur banque centrale et ils devraient l'interpeller avec véhémence. Ce livre leur permettra de comprendre comment elle a littéralement brûlé ses immenses réserves et sacrifié la plus grande partie de son stock - patrimoine de son peuple - pour des motifs indéfendables. La BNS spécule avec l'argent du peuple suisse. Depuis 2010, cette vénérable banque centrale s'est progressivement transformée en l'un des hedge funds les plus massifs au monde par ses positions spéculatives les plus folles, comme par la taille de son bilan qui a atteint et dépassé le seuil vertigineux des 1000 milliards. Sa défense désordonnée du franc suisse lui a fait perdre plus de 130 milliards sur la seule année 2022. Ses fonds propres, eux, sont passés en une année de 198 à 66 milliards. Contre toute attente, cette institution a attisé la volatilité des marchés, a contribué à la formation d'une bulle spéculative planétaire, allant jusqu'à parier sur des titres de sociétés dont la valorisation s'est parfois effondrée de plus de 90% ! Sa fébrilité et son sens du timing lui ont fait liquider une partie substantielle de ses réserves d'or à un prix moyen de 351$/once. Avec un peu de patience - et plus de respect pour le peuple helvétique - elle aurait pu les écouler à 2000$ en plusieurs occasions ces dernières années, et ainsi récupérer près de 70 milliards de francs supplémentaires. Ce livre raconte comment la très peu transparente banque centrale suisse a perdu le contrôle, comment elle s'est laissé enivrer par le casino planétaire des marchés financiers.