Délaissé jusqu'il y a peu par la mondialisation car considéré comme une "cause perdue" de l'économie internationale, le continent africain est désormais courtisé tant par les puissances industrielles traditionnelles (Etats-Unis, Europe) que par toute une série d'acteurs émergents (Brésil, Chine, Inde, Russie, Afrique du Sud). Depuis les années 2000, ces derniers se sont dotés de stratégies africaines et les liens tissés avec le continent sont devenus aussi divers que nombreux allant de la diplomatie à l'économique en passant par le commerce et/ou la coopération au développement, universitaire et/ou militaire. Les raisons de ce rapprochement sont multiples : nécessité d'investir de nouveaux marchés et appétit pour les importantes ressources naturelles de l'Afrique, recherche d'appuis ou d'alliances dans les tractations internationales ou de voix alliées au sein des instances multilatérales ; besoin d'étendre leur périmètre d'influence ainsi que d'accroître leur visibilité et reconnaissance internationales. Les émergents deviennent des acteurs incontournables en termes de commerce, d'investissement, d'aide au développement ou d'influence politique. Cet ouvrage se propose de saisir la complexité des relations qui lient ces acteurs à l'Afrique, de voir dans quel sens l'activisme des émergents sur l'arène africaine remodèle le continent et les rapports de forces qui s'y déploient, et de déterminer si l'arrivée des émergents sur le continent contribue à son désenclavement international ou si, au contraire, il engendre plutôt de nouvelles dépendances. De manière plus générale, l'ouvrage s'intéresse à savoir si l'expansion africaine des émergents est l'expression d'une tendance plus globale caractérisée par le décentrage progressif du pouvoir mondial.
Nombre de pages
322
Date de parution
16/06/2014
Poids
510g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811111601
Auteur
Santander Sebastian
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20140616
Nombre de pages
322,00 €
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L'ouvrage se penche sur la redistribution des cartes dans la post-guerre froide, sur le sens de l'ordre international actuel ainsi que sur la stratification du pouvoir mondial à travers l'étude des puissances dites "émergentes". Depuis quelques années un nombre croissant de pays, issus pour la plupart du Sud, font figure de "gagnants" de la globalisation. C'est le cas de l'Afrique du Sud, du Brésil, de la Chine, de l'Inde ou du Mexique. Alors que d'autres, à l'instar de la Russie, semblent confirmer leur retour comme puissance politique à vocation planétaire. Ces pays dits du "BRICSAM" apparaissent comme des acteurs plus influents, et porteurs d'un potentiel de développement économique capables d'occasionner une transformation radicale de l'état du monde et des rapports de forces dans l'arène politique et économique mondiale. Dès lors l'essor de nouvelles puissances pose la question de la multipolarité de l'ordre mondial. Cet ouvrage clair et pédagogique intéressera, par les analyses qu'il apporte, étudiants, politiques, journalistes, et toute personne désireuse de mieux comprendre les relations internationales. Pour mieux mesurer cette nouvelle multipolarité, Sebastian Santander a réuni une équipe de spécialistes européens et canadiens: Mathieu Arès pour le Mexique, Nina Bachkatov pour la Russie, Olivier Dupont pour l'Inde, Sebastian Santander pour le Brésil, Sylvain F. Turcotte pour l'Afrique du Sud et Sophie Wintgens pour la Chine.
Globalisation, gouvernante et logiques régionales dans les Amériques Depuis une vingtaine d'années, le système mondial est confronté tant à une accélération du développement de la globalisation qu'à une résurgence du régionalisme. Le "nouveau régionalisme" qui émerge au cours de la deuxième moitié des années 1980 commence avec la redynamisation de l'intégration européenne pour devenir un phénomène à l'échelle mondiale. Le présent numéro des Cahiers du GELA-IS a choisi de se consacrer plus particulièrement à l'étude du nouveau régionalisme dans les Amériques.
Cet ouvrage se penche sur le regain d'importance qu'ont pris les organisations régionales dans les relations internationales de l'après-guerre froide marquées, notamment, par l'accélération de la globalisation et de la diffusion du pouvoir mondial. L'ouvrage s'intéresse au rapport des régions à la transformation en cours des équilibres mondiaux et partant au sens qu'elles insufflent à l'ordre international actuel. Chaque projet régional est porteur à l'extérieur de normes et règles qui lui sont propres, ce qui n'est pas sans produire une concurrence entre groupements. Cette rivalité entre blocs régionaux existe tant au niveau de chaque continent qu'à l'échelle planétaire. Bien que cette concurrence est loin de constituer un phénomène nouveau, elle a pris de l'ampleur avec, notamment, la prolifération de toute une série de méga-blocs régionaux, d'associations transrégionales ou de coopération interrégionale (TTIP, TTP, "une ceinture, une route" , Union eurasienne, RCEP, partenariat UE/CELAC, Asem), dont l'objectif premier est de façonner l'ordre mondial en fonction des attentes des acteurs qui les composent. Il est donc question d'étudier la place et le(s) rôle(s) des groupes régionaux, interrégionaux et transrégionaux émergents dans l'ordonnancement des relations internationales à l'heure de la multipolarisation progressive des affaires mondiales et de la crise de la gouvernance mondiale.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.