Le régionalisme sud-américain, l'Union européenne et les Etats-Unis
Santander Sebastian ; Telo Mario
UNIV BRUXELLES
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EAN :9782800414157
L'ouvrage de Sebastian Santander cherche à restituer dans une perspective globale le régionalisme de l'après-guerre froide. Résolument interdisciplinaire, il mobilise les études comparées, les relations internationales, les études latino-américaines et européennes. Son originalité est double. Comme l'écrit Mario Telo dans sa Préface, c'est " l'œuvre d'un chercheur qui connaît de l'intérieur la vie de plusieurs pays latino-américains " et d'un " spécialiste des études sur l'Union européenne et ses relations internationales ". C'est aussi une " étude des facteurs externes, exogènes, du régionalisme latino-américain ", entre autres du " triangle atlantique ", incluant les deux puissances du Nord, l'Europe et les Etats-Unis " : Sebastian Santander y analyse les visées hégémoniques du projet régionaliste promu dans les Amériques par les Etats-Unis et la stratégie d'exportation du modèle d'intégration et de gouvernance régionale de l'Union européenne. Fondé sur la tension théorique entre deux pôles, l'International political Economy et l'institutionnalisme, l'ouvrage, poursuit le président de l'Institut d'Etudes européennes de l'ULB, met " en exergue le lien profond entre régionalisme et mondialisation néo-libérale " - appréhendé à travers les idées, les politiques d'adaptation ou les ruptures avec les traditions étatistes en économie - , mais aussi les " facteurs politiques, internes et externes, qui expliquent l'émergence d'un " régionalisme stratégique " (..) Cette tension théorique présente donc une logique évolutive " : Sebastian Santander le démontre, " l'approche politico-stratégique du néo-régionalisme s'impose en raison de l'instabilité et de l'hétérogénéité du système international de l'après-guerre froide, de la fragilité de la globalisation, de la stagnation de l'OMC, des tensions géopolitiques transatlantiques qui opposent l'Europe et l'Amérique latine d'un côté, les Etats-Unis de l'autre, après les attentats du 11 septembre ".
Nombre de pages
280
Date de parution
09/05/2008
Poids
460g
Largeur
160mm
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EAN
9782800414157
Titre
Le régionalisme sud-américain, l'Union européenne et les Etats-Unis
Auteur
Santander Sebastian ; Telo Mario
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
160
Poids
460
Date de parution
20080509
Nombre de pages
280,00 €
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L'ouvrage se penche sur la redistribution des cartes dans la post-guerre froide, sur le sens de l'ordre international actuel ainsi que sur la stratification du pouvoir mondial à travers l'étude des puissances dites "émergentes". Depuis quelques années un nombre croissant de pays, issus pour la plupart du Sud, font figure de "gagnants" de la globalisation. C'est le cas de l'Afrique du Sud, du Brésil, de la Chine, de l'Inde ou du Mexique. Alors que d'autres, à l'instar de la Russie, semblent confirmer leur retour comme puissance politique à vocation planétaire. Ces pays dits du "BRICSAM" apparaissent comme des acteurs plus influents, et porteurs d'un potentiel de développement économique capables d'occasionner une transformation radicale de l'état du monde et des rapports de forces dans l'arène politique et économique mondiale. Dès lors l'essor de nouvelles puissances pose la question de la multipolarité de l'ordre mondial. Cet ouvrage clair et pédagogique intéressera, par les analyses qu'il apporte, étudiants, politiques, journalistes, et toute personne désireuse de mieux comprendre les relations internationales. Pour mieux mesurer cette nouvelle multipolarité, Sebastian Santander a réuni une équipe de spécialistes européens et canadiens: Mathieu Arès pour le Mexique, Nina Bachkatov pour la Russie, Olivier Dupont pour l'Inde, Sebastian Santander pour le Brésil, Sylvain F. Turcotte pour l'Afrique du Sud et Sophie Wintgens pour la Chine.
Délaissé jusqu'il y a peu par la mondialisation car considéré comme une "cause perdue" de l'économie internationale, le continent africain est désormais courtisé tant par les puissances industrielles traditionnelles (Etats-Unis, Europe) que par toute une série d'acteurs émergents (Brésil, Chine, Inde, Russie, Afrique du Sud). Depuis les années 2000, ces derniers se sont dotés de stratégies africaines et les liens tissés avec le continent sont devenus aussi divers que nombreux allant de la diplomatie à l'économique en passant par le commerce et/ou la coopération au développement, universitaire et/ou militaire. Les raisons de ce rapprochement sont multiples : nécessité d'investir de nouveaux marchés et appétit pour les importantes ressources naturelles de l'Afrique, recherche d'appuis ou d'alliances dans les tractations internationales ou de voix alliées au sein des instances multilatérales ; besoin d'étendre leur périmètre d'influence ainsi que d'accroître leur visibilité et reconnaissance internationales. Les émergents deviennent des acteurs incontournables en termes de commerce, d'investissement, d'aide au développement ou d'influence politique. Cet ouvrage se propose de saisir la complexité des relations qui lient ces acteurs à l'Afrique, de voir dans quel sens l'activisme des émergents sur l'arène africaine remodèle le continent et les rapports de forces qui s'y déploient, et de déterminer si l'arrivée des émergents sur le continent contribue à son désenclavement international ou si, au contraire, il engendre plutôt de nouvelles dépendances. De manière plus générale, l'ouvrage s'intéresse à savoir si l'expansion africaine des émergents est l'expression d'une tendance plus globale caractérisée par le décentrage progressif du pouvoir mondial.
Globalisation, gouvernante et logiques régionales dans les Amériques Depuis une vingtaine d'années, le système mondial est confronté tant à une accélération du développement de la globalisation qu'à une résurgence du régionalisme. Le "nouveau régionalisme" qui émerge au cours de la deuxième moitié des années 1980 commence avec la redynamisation de l'intégration européenne pour devenir un phénomène à l'échelle mondiale. Le présent numéro des Cahiers du GELA-IS a choisi de se consacrer plus particulièrement à l'étude du nouveau régionalisme dans les Amériques.
Cet ouvrage se penche sur le regain d'importance qu'ont pris les organisations régionales dans les relations internationales de l'après-guerre froide marquées, notamment, par l'accélération de la globalisation et de la diffusion du pouvoir mondial. L'ouvrage s'intéresse au rapport des régions à la transformation en cours des équilibres mondiaux et partant au sens qu'elles insufflent à l'ordre international actuel. Chaque projet régional est porteur à l'extérieur de normes et règles qui lui sont propres, ce qui n'est pas sans produire une concurrence entre groupements. Cette rivalité entre blocs régionaux existe tant au niveau de chaque continent qu'à l'échelle planétaire. Bien que cette concurrence est loin de constituer un phénomène nouveau, elle a pris de l'ampleur avec, notamment, la prolifération de toute une série de méga-blocs régionaux, d'associations transrégionales ou de coopération interrégionale (TTIP, TTP, "une ceinture, une route" , Union eurasienne, RCEP, partenariat UE/CELAC, Asem), dont l'objectif premier est de façonner l'ordre mondial en fonction des attentes des acteurs qui les composent. Il est donc question d'étudier la place et le(s) rôle(s) des groupes régionaux, interrégionaux et transrégionaux émergents dans l'ordonnancement des relations internationales à l'heure de la multipolarisation progressive des affaires mondiales et de la crise de la gouvernance mondiale.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Le Luxembourg actuel est une terre de culture très ancienne. Les premières traces d'occupation y remontent loin dans le Paléolithique. Depuis le temps des Trévires et des Romains, en passant par le Moyen Age et les Temps modernes, une tradition littéraire impressionnante montre comment les hommes apprirent à aimer cette région centrale de l'Europe, la cultivèrent et, depuis le XIXe siècle, firent enfin de leur patrie un Etat moderne et souverain. Pourtant, ce développement n'a pas traversé les siècles en ligne droite ni sans ruptures. N'épargnant ni la terre ni les hommes, la convoitise de puissants voisins, les phases tumultueuses de l'histoire européenne, les remous internes et la barbarie du national-socialisme, ont marqué l'histoire du Luxembourg. Cet instructif petit livre de Michel Pauly illustre avec maestria l'évolution du Luxembourg des origines à nos jours et prend donc aussi en compte les pays limitrophes et les régions voisines.
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.