L'Antiquité selon Guillaume Budé. A l'école d'un humaniste érudit
Menini Romain ; Sanchi Luigi-Alberto
BELLES LETTRES
26,50 €
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EAN :9782251456584
Parmi les géants de son temps, Guillaume Budé tient une place à part. Il est assurément le plus singulier des lettrés français de la première Renaissance. Contemporain d'Erasme et de Thomas More, il posa comme nul autre avant lui - mais aussi après lui, peut-être - la question des humanités en France, ainsi que les bases d'une réflexion nationale en la matière. Parallèlement à son rôle dans la politique culturelle du royaume, ses ouvrages montraient la voie encyclopédique d'études qui n'entendaient laisser de côté aucun domaine de la connaissance antiquaire : philologie du Digeste, patristique, lexicologie du grec ancien, érudition numismatique, histoire économique. Autant de domaines qui, de nos jours, n'apparaissent plus guère dans un cursus de lettres classiques, voire d'histoire ancienne. Or les recherches savantes auxquelles Budé s'adonna tout au long de sa vie ne sauraient être comprises, dans leur portée et dans leur signification, qu'en étant replacées dans le contexte qui fut le leur. Sans cet effort historique - lequel était déjà au fondement de la démarche même de Budé face à l'Antiquité -, nous risquons de nous heurter à un monde incompréhensible. Ainsi sonnait déjà la leçon des écrivains de la "Renaissance" : c'est en tentant de comprendre de l'intérieur les civilisations révolues, dans toute la diversité de leurs préoccupations - et quitte à mesurer ce qui nous en sépare -, que nous en pourrons tirer les enseignements les plus utiles à notre temps.
Nombre de pages
245
Date de parution
15/01/2025
Poids
428g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782251456584
Titre
L'Antiquité selon Guillaume Budé. A l'école d'un humaniste érudit
Auteur
Menini Romain ; Sanchi Luigi-Alberto
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
428
Date de parution
20250115
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245,00 €
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Fabuleux altérateur de textes, Rabelais fut un émule des auteurs grecs aussi attentif qu'irrévérencieux. Prenant pour guides Lucien de Samosate et Plutarque de Chéronée, cette étude propose au lecteur de graeciser en François, avec Rabelais et après lui, au fil de sa prose française.
Fabuleux altérateur de textes, Rabelais fut un émule des auteurs grecs aussi attentif qu'irrévérencieux. Prenant pour guides Lucien de Samosate et Plutarque de Chéronée, cette étude propose au lecteur de graeciser en François, avec Rabelais et après lui, au fil de sa prose française.
Tout Rabelais en un seul volume : l'Ouvre d'un immense créateur de langue, dans une édition-translation annotée, aussi accessible qu'exigeante. Un géant pour notre temps ! Ce volume rassemble tout ce qui nous est parvenu de l'oeuvre de François Rabelais (1553). D'abord, la fiction : cinq livres d'aventures gigantales et une Pantagruéline Prognostication, publiés par ordre chronologique, et dont le texte original est accompagné d'une nouvelle translation en français de nos jours. Ensuite, les oeuvres diverses ? lettres, poèmes, dédicaces ou préfaces, almanachs et Sciomachie ? , pièces de circonstance souvent méconnues, qui tissent la toile de fond des chefs-d'oeuvre français et permettent de suivre l'humaniste tout au long de sa vie. Dans ce corpus varié, ici revu au plus juste, on découvrira certains inédits. Des introductions partielles et une riche annotation permettent d'entrer dans le jeu de l'interprétation. Tout Rabelais en un seul livre : autant dire le génie dans sa lampe. Son texte brûle d'en sortir pour vous éblouir. " C'est pourquoi il faut ouvrir le livre, et soigneusement peser ce qui y est exposé. " Simple farce ? Sens caché ? Délire d'ivrogne ? Satire subtile ? Attrape-nigauds ? Jeu d'érudit ? Diablerie ? Allégories ? Cochonneries ? Epiphâneries ? " Chacun abonde en son sens ", dit quelque part Pantagruel (après saint Paul). Pantagruel et Gargantua auront bientôt cinq cents ans. Les géants de Rabelais n'ont pas pris l'ombre d'une ride. Ils nous font rire et penser, savoir et douter. La langue qui leur donne vie est une fête inoubliable ? l'une des plus fabuleuses qu'on ait jamais célébrées en français.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3