La valse du pouvoir. Lettres à Jean de La Fontaine
Salsat Geneviève
L'OBSERVATOIRE
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EAN :9791032940037
« Qui n'a dans la tête un petit grain d'ambition ? » Jean de La Fontaine, « Le Berger et le Roi » Ambition, Amitié, Trahison : la scène politique française ressemble à s'y méprendre aux fables de La Fontaine. Sous les ors de la République, on retrouve les mêmes caractères et les mêmes passions qu'à la cour du Roi-Soleil : une ambition qui vient de loin, une amitié dont on se méfie, une trahison qui laisse pantois. Dans ce livre singulier, Geneviève Salsat prend ainsi la plume pour conter à Jean de La Fontaine les politiques d'aujourd'hui. Elle a recueilli les confidences de ceux qui ont touché au pouvoir suprême et de ceux qui en ont rêvé. De François Hollande à Manuel Valls, d'Édith Cresson à François de Rugy, de Christine Lagarde à Éric Woerth, de Nicolas Dupont-Aignan à Gilbert Collard : pour elle, ils déposent le masque et révèlent l'envers du décor. Une galerie de portraits saisissants, sur la fragilité des destinées humaines. Un livre où l'on découvre que derrière le tumulte des assemblées se joue l'éternelle fable de l'homme face à ses propres désirs.
De Camus, Hannah Arendt disait en 1952 qu'il était "sans aucun doute pour le moment le meilleur homme en France" parmi ses pairs qu'elle trouvait "tout juste supportables" . Comment expliquer un jugement aussi tranché à l'encontre d'un milieu intellectuel où l'écrivain algérois côtoyait pourtant Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty ou encore Georges Bataille ? C'est que l'auteur de L'Homme révolté a su incarner, à une époque d'extrême polarisation du débat d'idées, le difficile équilibre de la nuance. Sa lucidité, dont son ami Char disait qu'elle est la blessure la plus rapprochée du soleil, face à la réalité de l'idéologie totalitaire et son refus obstiné de céder aux sirènes du manichéisme ont fait de lui un penseur souvent caricaturé et incompris. Les Justes, Lettres à un ami allemand, Le Mythe de Sisyphe, La Chute... A l'heure de l'immédiateté numérique et de la polémique permanente, il importe plus que jamais d'entendre cette pensée exigeante, tendue comme un fil d'Ariane entre des extrêmes mortifères.
Entre discours de Jaurès et envies de spiritualité, façonné par les valeurs humaines universelles, ce briscard de la politique remet l'église au milieu du village... son église et son village, dont il écrit l'histoire qui s'entrecroise avec ses réflexions d'homme d'expérience, au soir de sa vie et de sa carrière. Si la narration de l'évolution spirituelle et architecturale du Livradois intéressera les locaux, les valeurs mises en avant happeront les humanistes. Car derrière la pierre des églises, au fil de la vie des hommes d'hier et d'aujourd'hui, émergent des envies debienveillance et derespect mutuel, la fraternité chrétienne rejoignant celle de sages de toutes sensibilités traçant leurs chemins. Comme eux, ce député atypique est unbâtisseur local animé de profondes espérances, en quête de sens... Émaillé de citations de grands auteurs et de penseurs, voici un texte non dénué d'une auto-dérision rafraîchissante : "Et j'entrevois déjà [...] les quolibets sur le vieux coco à la dérive... «Jusqu'où ira-t-il donc le Dédé?» ".
Unir : tel est notre défi. Les démocraties sont prises dans la tourmente, touchées par l'irruption des guerres, le réchauffement planétaire, la montée d'inégalités vertigineuses, les exactions du narcotrafic ou la révolution de l'IA. Les peurs nourrissent les colères, dont les extrémistes s'emparent en semant la division. Unir : c'est répondre aux grandes questions qui nous taraudent, le climat, la dette, la sécurité, la vie en commun, la dénatalité. Comment croire encore en la France ? Comment nous protéger ? Comment restaurer la République ... Unir : c'est la condition de la réussite ; il n'est de projet valable que s'il s'adresse à tous. Dans ce nouveau monde, une gauche nouvelle doit présenter un plan global pour réussir les grandes transitions qui nous attendent, dans l'effort commun et dans la justice. L'année qui vient déterminera plus que notre avenir. Elle décidera du sort de notre continent et de notre place dans le monde.
Un essai sur la branche la plus secrète du trotskisme français, le lambertisme, et son influence sur la vie politique et syndicale du dernier demi-siècle ? et aujourd'hui encore. L'histoire qui est contée ici est celle de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), la branche la plus secrète du trotskisme français. Une histoire en partie de l'intérieur, puisque dans leur jeunesse les auteurs ont eux-mêmes été " lambertistes " (du nom du leader de l'organisation, Pierre Boussel, dit Lambert). Ils livrent une enquête politico-historique sur ce mouvement peu connu en dépit de son influence sur la vie publique des dernières décennies. Il suffit, pour le comprendre, de citer les personnages qui, à visage découvert ou caché, en ont été membres, de Lionel Jospin à Jean-Christophe Cambadélis en passant par Jean-Luc Mélenchon, sans parler de nombreux syndicalistes comme Marc Blondel ou Jean-Claude Mailly. Cette plongée dans le passé donne des clés pour comprendre la crise que traverse la gauche aujourd'hui. Elle permet de connaître le rôle d'un clan qui, rassemblé autour de Cambadélis, a pris d'assaut la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef), avant, plus tard, de prendre le contrôle du Parti socialiste et de contribuer à son déclin historique. Elle permet enfin d'identifier certaines des origines de la crise qui déstabilise La France insoumise. Car s'il y a une personne qui a préempté le legs du lambertisme, c'est bien Mélenchon, qui reproduit culturellement les traits les plus caractéristiques de ce courant du trotskisme : un rapport problématique avec la démocratie, une hostilité envers les médias, un imaginaire géopolitique de guerre froide.