Le souci du monde. L'Universel à l'épreuve de la globalisation
Sall Ibrahima ; Pinault François
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782296005389
Au-delà de ses manifestations économiques et techniques, la mondialisation est présentée ici comme une philosophie de l'histoire. A la source, un projet philosophique qui change radicalement le regard que l'homme porte sur le Monde. Ce changement de perspective est analysé, dans cet ouvrage, à travers une fresque de figures philosophiques. L'esprit de la mondialisation, qui est aussi celui du capitalisme mondial, est mis en lumière à travers la longue marche de la ruse et du désir. Mais à observer de plus près, la déconstruction des ordres politiques, éthiques et sociaux, à laquelle nous assistons impuissants, nous révèle que la mondialisation actuelle a ignoré tout de la sagesse de ces philosophies. Il faut même penser que les figures philosophiques parcourues ici inspirent un autre projet de mondialisation, une alter mondialisation. Se pose alors naturellement la question de savoir à quelles conditions la mondialisation actuelle peut déboucher sur une véritable civilisation de l'universel, sur un rendez-vous planétaire " du donner et du recevoir ". El. H. Ibrahima SALL y répond avec une originalité empreinte d'élégance.
Nombre de pages
206
Date de parution
01/04/2006
Poids
288g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296005389
Titre
Le souci du monde. L'Universel à l'épreuve de la globalisation
ISBN
2296005381
Auteur
Sall Ibrahima ; Pinault François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
288
Date de parution
20060401
Nombre de pages
206,00 €
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Ce travail de recherche sur la période 1850-1930 propose une analyse élargie des relations entre le Fuuta Tooro et l'Emirat de Brakna : la politique, le commerce, les pillages, les terres de culture, les interférences interfamiliales et interculturelles. Ces relations furent très complexifiées durant cette période, dans le contexte de réalisations des projets de conquêtes coloniales des territoires d'Afrique de l'Ouest organisés par la France.
L'historiographie coloniale de la Mauritanie, suivie en cela par certains chercheurs, fait peu de cas des populations de la vallée du Sud. De leur point de vue, l'histoire de la Mauritanie est celle du "pays des Blancs" (Trâb el Bîdân), tandis que le Sud serait à rattacher à l'histoire du Sénégal et du Mali. Le tournant de l'histoire coloniale de ces pays est pris au moment où la France décide de conquérir les territoires compris entre le Sénégal et l'Algérie pour construire sa "Mauritanie occidentale". Cet empire nord-ouest-africain ne devait concerner que des populations maures et touarègues, malgré la présence marginale de Noirs sur la rive droite du fleuve Sénégal.Pourtant, les écrits coloniaux et les témoins de l'époque disent autre chose. II y eut deux types de conquêtes organisés dans des espaces et des contextes politiques différents. L'espace culturel africain noir donna naissance aux colonies du Sénégal et du Soudan français, et l'espace arabo-berbère au Trâh el Bîdân. Ces deux groupes distincts (Vallée du Sénégal, 1855-1891 et Trâh el Bîdân, 1902-1919) furent raccordés en 1904 pour former la Mauritanie actuelle. Leurs différences alimenteront pendant des décennies un débat sur le maintien ou non de l'unité de cette colonie, ressentie comme artificielle. alors que le Sénégal réclamait la rétrocession de la rive droite du fleuve. Les territoires du Sud présentent donc une double spécificité, tant par le mode de leur conquête que par la gestion politique qui leur fut appliquée. Leurs aristocraties traditionnelles (sooninke, haalpulaar et waalo-waalo) ont également inventé des stratégies originales pour s'adapter au nouveau contexte colonial. C'est à la mise en évidence et à l'étude de toutes ces différences que le présent ouvrage est consacré.
« L'auteur prône pour le Sénégal une politique de l'emploi inédite, réaliste et intelligente. Fondée sur une analyse économique approfondie, il replace, d'une manière originale, l'emploi au centre des politiques publiques, préconise un nouveau cadre de pilotage des politiques d'emploi, et propose des programmes révolutionnaires qui favoriseront l'atteinte du plein-emploi avant 2030 déjà !» Seydi Ababacar Dieng, Professeur agrégé en sciences économiques « L'auteur, par-delà les questions de gouvernance, interpelle également le citoyen, invité à une élévation éthique face aux exigences républicaines. Ce qu'il propose pour sortir notre pays de "l'asthénie" sociale est pragmatique et fort bien énoncé, qui appelle tout le monde à s'armer d'une volonté personnelle à s'inscrire dans cette nouvelle culture mondiale - la Démocratie - qui synthétise toutes nos particularités ». Pape Samba Kane, journaliste, écrivain, et créateur du journal satirique Le Cafard libéré
L'inventivité juridique des sociétés africaines actuelles n'a pas retenu toute l'attention qu'elle mérite. Un préjugé répandu consiste trop souvent à y présenter les règles de droit comme une sorte d'artifice condamné à osciller entre mimétisme et ineffectivité, entre extraversion et désincarnation. Contre cette idée reçue plus ou moins vulgarisée, l'auteur donne dix exemples, évoque dix thématiques touchant des problématiques juridiques majeures, sur lesquelles l'Afrique a créé, patiné, enrichi ou sublimé des principes ou des institutions. Dix exemples à travers lesquels, en restant fermement dans le champ de la modernité, le continent africain peut certainement prétendre à une manière d'antériorité et, peut-être, d'exemplarité. L'ouvrage repose ainsi sur la conviction que le développement du droit s'accomplit sur le mode horizontal de l'osmose, de l'hybridation et du polycentrisme. Il est une exhortation à regarder ce qui se fait ailleurs, une invitation à l'écoute et au dépaysement.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...