De notre bonne ville de Paris à la métropole du grand Paris. Mots et discours des politiques de l’am
Salerni Paola
L'HARMATTAN
40,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782336593340
L'oeuvre retrace l'évolution de l'aménagement urbain de Paris et de l'Ile-de-France, depuis les origines de Lutèce jusqu'à l'époque contemporaine, en mettant en relation développement territorial, politiques publiques et transformations sociales. L'auteur analyse des déclarations réelles, des ordonnances, des lois, des discours politiques et des documents administratifs en appliquant les acquis d'analyse du discours, en perspective sémantique, énonciative, discursive et interdiscursive, des études des spécialistes de l'histoire des mutations du territoires français, des sciences du langage, de la rhétorique, pour comprendre les choix linguistiques qui ont accompagné la construction de la ville. L'étude se concentre sur l'évolution des "mots-arguments" (comme étendue, alignements, police, ordre-désordre, crise, logements), en montrant comment ils reflètent les changements politiques et urbanistiques. La notion de territoire est centrale : espace physique, politique et social, redéfini au fil des siècles comme cité, zone, quartier. L'histoire urbaine de Paris apparaît marquée par le rapport centre-périphérie, avec un noyau intra-muros riche et fonctionnel opposé au faubourg et à la banlieue marginalisés. Les autorités, monarchiques puis républicaines, ont régulé la croissance par des normes de construction, des politiques d'hygiène et des interventions contre l'insalubrité. Le XIXe siècle représente un tournant avec les travaux de Haussmann, qui modernisent la ville et éloignent les classes populaires vers l'extérieur. Le XXe siècle et les années 2000 voient la consolidation de politiques urbaines complexes et d'une distance socio-spatiale croissante, jusqu'aux grands ensembles et à la politique contemporaine de la ville. Le volume offre une synthèse documentée des processus qui ont transformé Paris et fournit des outils méthodologiques pour analyser la relation entre langage institutionnel, population et territoire. L'ouvrage analyse l'évolution des noms communs, propres et collectifs utilisés dans les discours de la politique urbanistique et de la ville, en particulier l'organisation urbaine et extra-urbaine de Paris, de Lutèce à l'âge contemporain. L'étude s'appuie sur des sources historiques, législatives et institutionnelles, en adoptant une approche linguistique, sémantique et discursive. Les noms sont considérés comme des outils de construction du sens et le reflet de la dynamique sociopolitique. Au fil du temps, le lexique urbain a changé de référent tout en maintenant une continuité institutionnelle. Des mots-clés comme "ordre", "aménagement" et "police urbaine" règnent dans les siècles, mais c'est le concept de "cohésion sociale" qui traverse l'analyse comme élément central du discours politique.
Nombre de pages
452
Date de parution
29/07/2026
Poids
810g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336593340
Auteur
Salerni Paola
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
140
Date de parution
20260729
Nombre de pages
452,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les contributions recueillies dans ce volume ont visé à faire le bilan de l'état des lieux de la Politique de la Ville en France, voire de la politique globale et transversale qui s'est déployée dans les années 1980 dans des quartiers de banlieue porteurs d'un mal-être socio-économique. Un corollaire d'aspects s'est développé à la suite, occupant le discours politique national : les définitions relatives aux territoires de l'Ile-de-France ont produit des formules aussi variées que discontinues, vu les changements administratifs et sociaux qui ont caractérisé non seulement ces territoires mêmes, mais aussi le centre-ville parisien encerclé par ceux-ci. On a interrogé les discours politique, administratif et juridique inscrits dans la dynamique du territoire, producteur aussi des "parlers" spécifiques aux cités, voire les mouvements de la langue française utilisée par les jeunes de ces quartiers, notamment sous l'effet des langues de l'immigration. Certains mots ou syntagmes, comme exclusion, ségrégation, cités de banlieue, quartiers sensibles, français des secondes générations, ont contribué à la création de référents sociaux qui circulent au niveau de l'interdiscours. Voilà donc que la notion de multiculturalité conforme les actions politiques et le débat sur la capacité de la France d'exercer la reconnaissance des droits particuliers aux cultures existantes au sein de sa société, compte-tenu aussi des effets sur l'individu de la coexistence dans le monde urbanisé, un thème à la connotation éthique comme l'explique Tito Marci dans la préface. Etant donné le polymorphisme de ce territoire, des aspects interdisciplinaires ont mis en relation les interventions ici contenues qui renvoient à des parcours d'investigation différents : Françoise Gadet a traité les dysmorphismes du français parlé dans l'Ile-de-France "multiculturelle" qui a subi des mutations dues au contact entre les différentes langues présentes dans la région ; Emmanuelle Guérin a repris la question des relations de l'école avec les enfants issus de l'immigration et avec leurs familles, pour souligner la proximité historique entre l'école et la République et évoquer les problématiques dues à l'échec des cours ; Roberto Paternostro s'est occupé de l'effet de la "variation de l'accent de banlieue" parlé par les secondes générations, à l'intérieur de différentes communautés urbaines.
Cet ouvrage entend mettre en lumière certains aspects de l'imposant système administratif français, en les rapportant aux moments les plus saillants d'un discours élaboré le long des siècles. L'organisation administrative est un système aussi fascinant que complexe : ses renvois inépuisables activent aussi des champs métaphoriques qui comparent l'administration à une machine, à un appareil, à un engrenage, sinon à un réseau ou un édifice. L'ouvrage se compose de trois parties qui traitent les aspects complémentaires de l'Administration française : l'auteure a suivi le parcours historique en focalisant l'analyse sur un choix textuel de lois emblématiques. Les discours politique et du territoire ont développé leur pouvoir selon trois sémiotiques spécifiques : des lieux, de l'ordre, des charges. A ce propos, l'auteure a pris en considération l'appareil terminologique produit dans ces espaces.
Ce texte recueille les communications de journées d'études sur un thème très actuel en France depuis une vingtaine d'années et que les événements de janvier 2015 ont rendu encore plus extrême et complexe à déchiffrer dans ses aspects, pour la multiplicité des discours concernés. Ces journées ont été une occasion de rencontre et de confrontation des chercheurs français, italiens et allemands les plus connus en sociolinguistique, qui se sont penchés sur les "parlers des banlieues", la fracture linguistique qu'ils représentent par rapport à la langue nationale, notamment sur celui des jeunes immigrés, en France et en Allemagne. Leur mise au point a été novatrice et enrichissante. Parmi les participants, Mehdi Charef, l'un des écrivains beur les plus représentatifs de la production romanesque, théâtrale et cinématographique, a donné son important apport.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...