De la maltraitance à la résilience. Le désespoir dépassé
Sajus Nicolas
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782343253480
La résilience est une approche largement diffusée aujourd'hui. Le risque en serait la simplification d'un concept complexe. Il est fréquent que la compréhension épistémologique s'engage dans des impasses, suscitant des réajustements et parfois des conflits violents entre chercheurs. La résilience n'y a pas échappé. Elle est ici étudiée depuis sa genèse en privilégiant la résilience individuelle à long terme. Il existerait "des" résiliences. L'approche de cet ouvrage est singulière : elle est intégrative et éclectique, afin d'éclairer le lecteur. Elle convoque l'approche psychanalytique freudienne et post-freudienne, l'approche systémique, la sociologie, sans oublier les neurosciences. Il s'agit ici de lire une opportunité clinique, empreinte d'espérance, celle de permettre au sujet, blessé de la vie, de développer des aptitudes de résilience qui lui profiteront tout comme à l'ensemble de son environnement.
Nombre de pages
174
Date de parution
26/01/2022
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343253480
Titre
De la maltraitance à la résilience. Le désespoir dépassé
Auteur
Sajus Nicolas
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20220126
Nombre de pages
174,00 €
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La question traumatique est l'une des notions les plus complexes et énigmatiques de la psychanalyse. L'évoquer c'est souligner les travaux théoriques sur l'évolution des concepts psychanalytiques depuis Freud jusqu'aux propositions contemporaines de Crocq et les concepts de ESPT (État de Stress Post-Traumatiques) avec la création des cellules d'urgence médico-psychologiques. C'est aussi apporter un éclairage d'actualité sur l'avancée du dialogue entre neuroscience et psychanalyse, au travers du concept de plasticité neuronale.
Dans une société en souffrance où l'altérité ne deviendrait juste qu'un objet d'intérêt, le prendre soin, lui, se transformerait en rentabilité. Tant que l'humain n'aura de valeur que par son profit, alors la relation d'aide court à la perte de sens. Le sujet vulnérable devient la proie éventuelle des comportements déviants, pervers, aux dérives sectaires, voire aux sectes. L'accompagnement - quel que soit le type de souffrances - questionne la perspective du lien et de la relation aux personnes, aux mots posés et à leurs représentations. Loin du primat de la technique, c'est dans la rencontre dans une éthique relationnelle et de l'interaction entre le professionnel et la personne que s'opère le changement éventuel permettant l'apaisement, voire l'acceptation de la souffrance.
Dans un monde postmoderne empreint au chaos, individualiste, hédoniste, consumériste et déstructurant même la biodiversité, la résilience aurait-elle encore un sens ? Le sujet en est impacté et se normalisent des aménagements psychopathologiques narcissiques et pervers. Se dessine alors l'envers de la résilience, la désilience. Il s'agit de l'inaptitude à se reconstruire après un traumatisme voire à développer des conduites relationnelles viciées. Surmonter le désespoir est contigu à la résilience collective, en créant des ponts de fraternité, où chacun à sa place à trouver : les acteurs d'une politique saine, des liens sociaux authentiques et des citoyens du monde qui accueillent le prochain comme une altérité sacrée dans la bienveillance et l'empathie. C'est le premier ouvrage en son genre à définir et à analyser la désilience. Il pose des pistes de réflexion à mettre en ?uvre pour une nouvelle aube. Il propose un véritable défi pour l'humanité, un chemin d'espérance pour demain !
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...