Daniel Saint-Hamont est un scénariste connu pour avoir décrit au cinéma ou dans ses romans les affres et les souffrances des pieds noirs d'Algérie, aussi bien dans leur exode que lors de leur arrivée en France. Le Coup de Sirocco, Le Grand Pardon, Le Grand Carnaval, L'Union Sacrée, ne sont que quelques-uns des films qu'il a signés ou cosignés, le plus souvent avec le réalisateur Alexandre Arcady. On ne sait pas toutefois, que le père de l'auteur était en fait algérien et musulman, marié à une pied noir chrétienne, dont la soeur avait elle-même épousé un Juif ! Deux évènements très rares dans l'Algérie d'alors, française jusqu'en 1962. "Lionel d'Arabie" revient sur cette histoire familiale enfouie, où cultures et religions, Bible, Coran et Evangiles mélangés, se bousculent dans un tourbillon étonnant qui fait tour à tour sourire et pleurer. Mais réfléchir aussi sur la France actuelle...
Nombre de pages
200
Date de parution
06/11/2020
Poids
316g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9791093315188
Titre
Lionel d'Arabie
Auteur
Saint-Hamont Daniel ; Enthoven Jean-Paul
Editeur
ORIENTS
Largeur
136
Poids
316
Date de parution
20201106
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
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Et si, après cinquante années d'absence, les personnages du Coup de Sirocco imaginés par Daniel Saint-Hamont, revenaient enfin en Algérie? Les héros de son livre, publié et porté au cinéma en 1978, décident, dans ce nouveau roman, de redécouvrir ce pays qui n'est plus le leur. Adolescents pendant les "événements", ces hommes et ces femmes désormais âgés partent en un groupe animé et bruyant revisiter leur jeunesse à Tadjira, Mascara, Oran et tant d'autres lieux abandonnés dans la grande panique de l'été 62. Un pèlerinage donc. Mais un pèlerinage drôle et poignant, où de vieux amis algériens et français, des copains d'école ou de lycée, se retrouvent et s'embrassent, loin de toutes considérations politiques.Chrétiens ou Juifs, les pieds-noirs errent dans les rues de leur ville fantôme, poussent la porte de leurs appartements aujourd'hui occupés par des étrangers, ramassent dans un cimetière ravagé les ossements d'un parent, rient et pleurent. Mais ils rentreront apaisés en France.Roman de paix et de réconciliation, ce livre évite tous les clichés du genre et l'on ne peut le lire sans sourire. Ni sans basculer dans une mélancolie à la fois puissante et joyeuse.
Par un très chaud début de mois d'août, Daniel quitte Paris en direction du Puy-en-Velay pour effectuer son tout premier Chemin de Compostelle jusqu'à Santiago (Saint Jacques de Compostelle). A presque 80 ans, il marche sur des sentiers de randonnées hors norme, sac au dos, des jours durant, sur des milliers de kilomètres, bravant les géographies, les intempéries, les douleurs, les résistances mentales, les peurs. Sur ces chemins, il se découvre et rencontre cette spiritualité si singulière du chemin. Il fait sien l'esprit du chemin. Daniel est un vieux pèlerin qui aimerait inspirer d'autres "vieux " à prendre la route, à répondre à l'appel. Car il n'y a pas d'âge pour découvrir les joies (et les peines) de la marche pèlerine, et surtout la richesse de ses enseignements. Drôle, touchant, poétique, inspirant... le texte est une invitation pure à vivre cette aventure dont la finalité est d'habiter sa vie, son corps et son temps. A entrer en connexion avec sa nature profonde, la nature et les autres, cette communauté de pèlerins pareille à aucune autre.
Elle est la dernière légende vivante du monde arabe malgré les coups du sort qui l'on assaillis autant dans sa vie privée que dans le tragique destin de son pays. " Ambassadrice du Liban à travers le monde ", Fayrouz a enregistré plus de 800 chansons, sorti une cinquantaine d'albums, joué dans une vingtaine de films et comédies musicales. Celle qui a toujours refusé de quitter son pays demeure plus qu'aucune autre le symbole de paix et d'espoir. Pourtant, on en sait peu sur elle. Epouse d' Assi Rahbani, qui avec son frère Mansour révolutionna la musique libanaise et la propulsa dans le monde entier. Mère de Ziad, enfant prodige de la scène libanaise, assurant le tournant jazz de sa mère dans les années 1970 qui vient de disparaitre. Comment et pourquoi Fayrouz qui vit aujourd'hui recluse reste la dernière icone sacrée dans tout le monde arabe ? Pour la première fois, un livre en français retrace l'histoire de cette chanteuse légendaire : Moi je chante l'humanité.
Dans la civilisation arabo-musulmane, la coupe des poils est très codifiée. Énoncée dans les textes sacrés, elle perdure aujourd'hui ; la fameuse barbe ou moustache restant l'attribut absolu de la virilité alors que l'épilation complète des femmes est obligatoire. Bien que tenaces, il est amusant de voir que ces rites sont complètement installés en Occident avec des codes tout à fait différents. Sorti en 2018, le court-métrage « Hair: The Story of Grass » s'empare de ce thème, de ces codes, de ces critères de beauté et de genre avec humour. C'est ce film de Maha Al-Saati qui a inspiré ce livre.
Oum Kalsoum est née il y a plus de cent ans et a disparu depuis plus de trente ans mais elle reste aujourd'hui la seule star mythique du monde arabe. Elle continue d'influencer toute une génération de musiciens ; mais, bien plus encore, elle est devenue un mythe, une muse universelle qui, au-delà de son domaine, inspire toute une génération de peintres, photographes, stylistes et artistes de rue. Aujourd'hui, elle vit toujours dans le cœur et l'art des grands et des petits. Elle était représentée pendant la révolution de janvier dernier. Un livre tout en images pour conter la vie de cette seule icône arabe avec des phrases marquantes de grands, d'anonymes et les paroles de ses chansons qui sonnent toujours comme des sésames.
Il y a moins d'un an, les Tunisiens faisaient tomber leur régime, entraînant dans leur sillage ce que l'on a appelé le printemps arabe. Avec l'automne et les premières consultations populaires, on a vu arriver en tête Ennhada, le parti islamiste. Sans vouloir tirer de jugements trop hâtifs, les premières victimes de cette orientation religieuse pourraient bien être les femmes.