
A l'épreuve du terrorisme. Les pouvoirs de l'Etat
Les Etats modernes se sont souvent fait la guerre. Ils ont eu également à subir - et à combattre - le terrorisme, confessionnel, anarchiste, politique, nationaliste... Mais face au djihadisme, ils se trouvent confrontés à un nouvel ennemi, évanescent et mondialisé, qui ne reconnaît ni frontières ni lois : l'arsenal juridique, militaire, policier, constitué au fil des siècles pour régler la violence paraît inadapté à la guerre contre le terrorisme. Pour prendre la mesure du défi islamiste et envisager les réponses possibles de l'Etat de droit, cet ouvrage remonte aux manifestations lointaines des violences déréglées au sein des sociétés occidentales - la "belle mort" des Anciens, les croisades, les conflits de Religion, surtout, où protestants et catholiques se sont massacrés au nom de Dieu. François Saint-Bonnet retrouve les voies par lesquelles les Modernes réussirent à "civiliser" la violence ; l'Etat issu des guerres civiles a créé le dispositif très élaboré qui aura régi nos sociétés jusqu'à nous : sécularisation des institutions, défense des droits, édification des frontières, sécurité des citoyens. C'est cet édifice que le djihadisme entend ébranler, au moment même où nos sociétés, happées par la globalisation, tendent à abandonner des piliers traditionnels du cadre de vie national. Comment dès lors résister à l'épreuve du terrorisme sans renoncer à l'ÉEtat de droit ? Ce livre pointe, sans complaisance, les choix et les sacrifices auxquels nous expose cette guerre.
| EAN | 9782070182480 |
|---|---|
| Titre | A l'épreuve du terrorisme. Les pouvoirs de l'Etat |
| Auteur | Saint-Bonnet François |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 142 |
| Poids | 213 |
| Date de parution | 20170223 |
| Nombre de pages | 176,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'état d'exception
Saint-Bonnet FrançoisLes débats relatifs à l'article 16 de la Constitution de 1958 sont aussi passionnés que récurrents. L'ombre de l'abus de pouvoir s'est toujours profilée derrière le droit public de crise ; une étude historique et théorique permet de la dissiper. Dans la république romaine, la dictature ne suspendait pas la Constitution ; loin d'être un dispositif exceptionnel, elle était seulement liée aux besoins extra-ordinaires de défense de la cité. Dans la Chrétienté médiévale, l'état d'exception apparaît à l'occasion de conflits entre les organes spirituel et temporel ; en cas de nécessité, la concentration des fonctions est justifiée par l'idée de sauvegarde de la Chrétienté. A la fin du Moyen Age, en cas de péril pour le royaume, se manifeste l'impératif de sauvegarder ce qui deviendra l'Etat moderne ; ces situations permettent un élargissement temporaire des prérogatives royales (fiscalité, pouvoir normatif, atteinte à la propriété). A l'époque moderne, la préservation de l'Etat étant le fondement de l'ordre politique et juridique, le caractère absolu de la souveraineté exclut toute dérogation ou violation du droit ; en pratique, cependant, le roi continue d'invoquer la nécessité ; celle-ci est soutenue par les doctrines politiques de la raison d'Etat, ce qui lui confère, chez certains auteurs, un caractère systématique. A partir de 1789, l'état d'exception apparaît dans trois domaines (droit constitutionnel, droit administratif, " législations d'exception ") où la perturbation de l'ordre juridique aboutit à une aporie. Pour la surmonter, deux types de justification sont avancés par les acteurs et les auteurs : soit la nécessité dispose d'une juridicité supérieure, soit elle est purement politique. Par-delà des ordonnancements juridiques très différents selon les époques, le discours bute sur l'antinomie des adages : " nécessité fait loi " et " nécessité n'a point de loi ". Pour dépasser la contradiction, l'évidence renforce la nécessité pour la faire échapper tant à l'interprétation (juridique) qu'au choix (politique). Fondement de l'état d'exception, l'évidente nécessité relève du sentiment esthétique. D'où son autonomie.EpuiséVOIR PRODUIT30,50 € -

Droit
Saint-Bonnet FrançoisL'essentiel sur. Les sources du droit. Les droits fondamentaux. Le droit judiciaire et le droit processuel. Le droit civil. Le droit pénal. Le droit des affaires. Le droit du travail. Le droit international privé. Le droit constitutionnel et les institutions politiques. Le droit administratif et les institutions administrative. Le droit fiscal et les finances publiques. Le droit international public. Le droit communautaire. Le droit de l'environnementSur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,20 € -

Annuaire de l'Institut Michel Villey. Volume 5, 2013
Saint-Bonnet FrançoisL'Annuaire de l'Institut Michel Villey a pour vocation de publier les différents travaux qui sont issus des manifestations organisées par l'Institut. Son objet est de couvrir tout le champ de la culture juridique et de la philosophie du droit. Au delà de la théorie du droit, aujourd'hui dominante, il importe en effet de ne pas délaisser un espace s'étendant, sans frontière nette, de l'histoire des doctrines en matière de philosophie du droit à l'étude (sur la longue durée) de la culture des juristes en passant par la réflexion sur la pratique contemporaine du droit.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER40,00 € -

Revue française d'Histoire des idées politiques N° 34, 2e semestre 2011 : La notion d'exécution dans
Herrera Carlos Miguel ; Saint-Bonnet François ; BaFrançois Saint-Bonnet est professeur d'histoire du droit à l'Université Paris II. Guillaume Bacot est professeur de droit public à l'Université de Cergy-Pontoise. Blaise Bachofen est maître de conférences en philosophie à l'Université de Cergy-Pontoise.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER35,50 €
Du même éditeur
-

Comme un flambeau, dans ces ténèbres noires. Anthologie poétique 1961-1995
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier JeanL'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.En stockCOMMANDER11,40 € -

Au fond des années passées
Grondahl Jens Christian ; Gnaedig AlainCe n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

Oeuvres complètes. 2 volumes : Tome 2, 1845-1851 ; Tome 3, 1851-1862
Flaubert Gustave ; Gothot-Mersch ClaudineLe premier volume desEpuiséVOIR PRODUIT146,00 €
De la même catégorie
-

Les revenants. Ils étaient partis faire le jihad, ils sont de retour en France
Thomson DavidDepuis 2012, plus d'un millier de Français sont partis rejoindre des groupes jihadistes en Syrie. Dès l'été 2014 et les premières frappes de la coalition contre l'Etat islamique, beaucoup ont commencé à rentrer. Déçus, parfois choqués, pas toujours repentis. David Thomson a suivi ces garçons et ces filles pendant de longues années pour en tirer Les Revenants, une anthropologie unique du jihadisme.EpuiséVOIR PRODUIT8,95 € -

Convoyeur de la mort
Mansour EttyJe vais accoucher au milieu d'un désastre. Me perpétuer en pleine mort. Donner la vie quand la nuit nous pétrifie. La vie va sortir de moi dans une ville meurtrie. Dans la nuit du 13 novembre 2015, un attentat a tué à Paris cent trente et une personnes et en a blessé près de cinq cents autres. La vie tape dans mon ventre pendant qu'on entasse les corps. Je nage à contre-courant. Je porte une fille quand des mères pleurent leur enfant. Je me régénère alors que Paris est à sang. Aucune trace en moi d'un esprit de révolte : je n'ai pas décidé d'enfanter pour m'épargner la mort ni créer du renouveau. Etre fertile pour faire peau neuve, non. Je ne me demande pas pour quel monde mettre au monde. La vie est déjà en moi. Elle bat obstinément depuis huit mois. Que reste-t-il en nous quand, au plus intime, la vie et la mort se sont livré bataille ? " Ce livre est le fruit de plus de quatre ans d'enquête, d'une cinquantaine d'entretiens menés entre Bruxelles et Paris, et d'une quête personnelle. Dans ce "roman vérité" selon l'expression de Truman Capote, Etty Mansour a exploré la dimension psychologique de Salah Abdeslam, seul survivant parmi les terroristes du 13 novembre, en s'entretenant avec ses proches, notamment sa fiancée, son avocat belge, une sociologue molenbeekoise et une psychanalyste clinicienne qui exerce en prison auprès de détenus pour terrorisme islamiste. Au-delà de l'itinéraire biographique de Salah Abdeslam, elle a cherché des clés de compréhension sociale, historique, idéologique et religieuse en se rapprochant d'éducateurs sociaux, d'un historien, d'un juge et d'une policière de l'antiterrorisme, d'un imam et d'un rabbin. Si l'exercice du droit est indispensable à une société meurtrie par des attaques terroristes de cette ampleur ? depuis la Seconde Guerre Mondiale, l'Europe n'avait pas eu à faire face à un tel niveau de violence ? la littérature peut, à sa manière, aider à transformer la terreur dont nous avons été la cible. Elle peut permettre de comprendre, de l'intérieur, ce qui nous est collectivement arrivé. Cette conviction a guidé le travail d'Etty Mansour et lui permet d'éclairer la trajectoire du seul terroriste encore en vie, à mettre des mots sur son silence qui est, à ses yeux, le nouveau piège qu'il nous tend.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER23,00 € -

Ma mère patrie
Charrihi Hanane ; Brunet ElenaFatima Charrihi fut la première victime de l'attentat de Nice, le 14 juillet 2016. Elle était musulmane, comme un tiers des personnes assassinées ce soir-là. Sa fille, Hanane, dévoile la personnalité de cette mère d'exception. Exigeante et généreuse, puisant ses valeurs de paix et de tolérance dans sa pratique de l'islam. Mais Hanane raconte aussi son chagrin dans l'omniprésence médiatique. Et la haine que sa famille a dû endurer en plein deuil. C'est avec lucidité et douceur qu'Hanane prend la plume pour contrer les amalgames. Et rendre hommage à sa mère, en réaffirmant son attachement à la France, sa patrie. Hanane Charrihi a 27 ans et vit en banlieue parisienne. Elle est l'une des sept enfants de Fatima Charrihi. Elena Brunet est journaliste au magazine L'Obs.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,90 € -

Le djihad et la mort
Roy OlivierNous aimons la mort, vous aimez la vie." Ce slogan djihadiste est la vérité nihiliste d'une violence radicale en quête de cause. Qu'il s'agisse de commettre un attentat sur le sol européen ou d'oeuvrer à la restauration du Califat par le sacrifice, la mort du terroriste est la finalité par excellence de son engagement. La force de ce phénomène est de jouer sur nos peurs. Le seul impact stratégique des attentats est leur effet psychologique : ils ne touchent pas la capacité militaire des Occidentaux ; ils ne touchent l'économie qu'à la marge ; ils ne mettent en danger les institutions que dans la mesure où nous les remettons nous-mêmes en cause, avec le sempiternel débat sur le conflit entre sécurité et Etat de droit. La peur, c'est celle de l'implosion de nos propres sociétés.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER7,50 €
