Ethnicisation des rapports sociaux. Enjeu et fonction des approches culturalistes
Saïdi Hédi
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782296080935
Depuis les années 80 les explications culturalistes des problèmes sociaux ont commencé à s'installer dans les discours intellectuel, politique et médiatique. L'écart culturel", la "différence religieuse", les "origines ethniques" seraient devenus les causes des difficultés que rencontrent des générations nées, scolarisées et socialisées en France. L'émergence de l'ethnicisation des liens sociaux au sein de la société française est un moyen pour déplacer les problèmes et éviter les vraies questions. En jouant sur les symboles, en répétant sans cesse ces explications culturalistes et en prononçant d'une façon permanente un discours accusateur, certains pensent avoir trouvé à travers ces justifications les solutions adéquates à leur peur. A ces difficultés sociales s'ajoutent des difficultés liées à la mémoire et à l'histoire, une histoire impensée.
Nombre de pages
264
Date de parution
04/05/2009
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296080935
Titre
Ethnicisation des rapports sociaux. Enjeu et fonction des approches culturalistes
Auteur
Saïdi Hédi
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20090504
Nombre de pages
264,00 €
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Ecrire sur l'histoire des civilisations, l'immigration et la révolution tunisienne, c'est rendre accessible des événements encore trop récents et qui échappent pour l'instant à l'archivage national. Exhumer ces faits oubliés, c'est explorer "l'arrière-pays" de ces évènements, sans faire pour autant le procès de quiconque. Evoquer la mémoire de ces étrangers, expliquer la révolution tunisienne, c'est tenter de contribuer à un dessein de science sociale.
A une époque où la pensée est en crise et où l'utilité sociale du savoir est sans cesse contestée, cet ouvrage collectif entend non seulement rappeler que le savoir a plus que jamais sa place dans la société d'aujourd'hui mais aussi que la société de la connaissance ne peut exister, évoluer sans celles et ceux qui cherchent et produisent de nouvelles connaissances. Ce recueil s'inscrit dans un contexte éditorial enclin à questionner l'utilité des savoirs "A quoi servent les sciences humaines ? " ou "Usages et mésusages publics de l'histoire ? "
Longtemps ignorée, la mémoire de la colonisation et de l'immigration refait surface. Sans s'ériger en procureurs ni en juges de l'histoire, les auteurs nous expliquent pourquoi la France a tardé à reconnaître ces mémoires particulières et pourquoi certains événements sont demeurés marginaux à l'histoire nationale. Leurs écrits témoignent d'une profonde réflexion et d'une volonté d'intégrer l'histoire des étrangers dans celle de la France.
À chaque rentrée scolaire, les livres sur l'école, les difficultés de l'enseignement dans les collèges difficiles, la mise en cause injuste des enseignants, sont, étalés sur les rayons des supermarchés. Travailler à partir des écrits de nos élèves nous est apparu comme une invitation à prendre des risques et nous a incité à faire de ces archives "éphémères" un objet d'étude et d'analyse. Tel est, pensons-nous, le travail du chercheur. Ce livre est d'abord issu de réalisations communes, et bénéficie de l'expérience du croisement de plusieurs regards sur l'école, les quartiers, les parents. Les uns et les autres, nous avons éprouvé d'extraordinaires sensations et une immense joie lors de la réalisation de nos projets.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...