Depuis une dizaine d'années, la question de la mémoire/histoire est au coeur du débat socio-historique. Il suffit de consulter le nombre de livres, d'articles et de travaux universitaires pour se rendre compte de l'intérêt porté à cette problématique. On assiste actuellement à l'émergence d'une politique de la mémoire avec l'édification d'espaces dédiés à la mémoire coloniale. La mémoire de l'immigration révèle une histoire commune avec le pays d'accueil, elle est tissée de non-dits et de préjugés. L'imaginaire colonial a façonné la France au cours des deux derniers siècles, rendant l'étude de cette mémoire difficile. L'histoire objectivée nous montre la part qu'ont prise ces étrangers dans la construction économique, intellectuelle et culturelle de la France. Dans cet ouvrage collectif, des historiens et des sociologues, tout en évitant le piège mémoriel, se sont penchés sur le sujet, dans une aventure intellectuelle commune. Ils rendent compte aux lecteurs de leurs recherches, réflexions et critiques sur ces noces et divorces républicains entre colons et colonisés. Cet ouvrage donne un éclairage lucide sur une question complexe, c'est un outil indispensable pour celles et ceux qui veulent en savoir davantage sur le triangle des omissions: immigration, mémoire et histoire
Nombre de pages
192
Date de parution
15/02/2007
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296024199
Titre
Mémoire de l'immigration et histoire coloniale
Auteur
Saïdi Hédi ; Ponty Janine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20070215
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ecrire sur l'histoire des civilisations, l'immigration et la révolution tunisienne, c'est rendre accessible des événements encore trop récents et qui échappent pour l'instant à l'archivage national. Exhumer ces faits oubliés, c'est explorer "l'arrière-pays" de ces évènements, sans faire pour autant le procès de quiconque. Evoquer la mémoire de ces étrangers, expliquer la révolution tunisienne, c'est tenter de contribuer à un dessein de science sociale.
A une époque où la pensée est en crise et où l'utilité sociale du savoir est sans cesse contestée, cet ouvrage collectif entend non seulement rappeler que le savoir a plus que jamais sa place dans la société d'aujourd'hui mais aussi que la société de la connaissance ne peut exister, évoluer sans celles et ceux qui cherchent et produisent de nouvelles connaissances. Ce recueil s'inscrit dans un contexte éditorial enclin à questionner l'utilité des savoirs "A quoi servent les sciences humaines ? " ou "Usages et mésusages publics de l'histoire ? "
Longtemps ignorée, la mémoire de la colonisation et de l'immigration refait surface. Sans s'ériger en procureurs ni en juges de l'histoire, les auteurs nous expliquent pourquoi la France a tardé à reconnaître ces mémoires particulières et pourquoi certains événements sont demeurés marginaux à l'histoire nationale. Leurs écrits témoignent d'une profonde réflexion et d'une volonté d'intégrer l'histoire des étrangers dans celle de la France.
Depuis les années 80 les explications culturalistes des problèmes sociaux ont commencé à s'installer dans les discours intellectuel, politique et médiatique. L'écart culturel", la "différence religieuse", les "origines ethniques" seraient devenus les causes des difficultés que rencontrent des générations nées, scolarisées et socialisées en France. L'émergence de l'ethnicisation des liens sociaux au sein de la société française est un moyen pour déplacer les problèmes et éviter les vraies questions. En jouant sur les symboles, en répétant sans cesse ces explications culturalistes et en prononçant d'une façon permanente un discours accusateur, certains pensent avoir trouvé à travers ces justifications les solutions adéquates à leur peur. A ces difficultés sociales s'ajoutent des difficultés liées à la mémoire et à l'histoire, une histoire impensée.