Cet épisode symbolique de la guerre du Golfe a été totalement occulté en Occident. Nasra Al Sadoon nous conduit à bord du bateau affrété par les femmes arabes pour témoigner de leur solidarité active au peuple irakien soumis au blocus de la coalition des grandes puissances et apporter un message de paix au monde. Nous l'accompagnons tout au long de ce voyage très particulier. Elles étaient près de trois cents femmes (dont une quinzaine d'occidentales) avec des enfants. Le bateau ne transportait que du lait et des médicaments. Il fut pourtant arraisonné, les passagères furent tabassées par des soldats américains, australiens et britanniques en armes, soutenus par une flottille de navires de guerre et d'hélicoptères. Ils ont immobilisé le bateau pendant deux semaines en mer et déchargé de force sa cargaison, au mépris des conventions internationales. Ce fut une épopée qui se situe dans la longue tradition d'une expression féminine de résistance et de paix si puissante qu'elle doit impérativement être réprimée, ici par un déploiement ridicule de force brute. Ce récit qui appartient désormais au patrimoine historique des femmes arabes, ne saurait laisser personne indifférent.
Nombre de pages
112
Date de parution
14/11/1996
Poids
146g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738444431
Titre
Le bateau des femmes arabes pour la paix
ISBN
2738444431
Auteur
Sadoon Nasra-Al
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
146
Date de parution
19961114
Nombre de pages
112,00 €
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Après des études aux Beaux-Arts, Malgor Sadlon a été professeur en histoire de l'art à Paris tout en pratiquant la peinture et en s'interrogeant sur le sens de la vie. Ce premier ouvrage constitue la porte d'entrée dans la "théorie du sixième sens" que l'artiste développe depuis plus de 30 ans : "les humains sont dotés d'un sixième sens qui nous distingue du reste du règne animal" dit-elle. En peinture (49 huiles sur toiles présentées) et en mots, l'artiste nous invite à découvrir sa théorie et à entrer dans une autre dimension - intérieure - pour évoluer dans un monde meilleur.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...