HO, HO, HO CHI MINH..." Deux générations de femmes et d'hommes avaient adopté ce cri de ralliement lorsque les troupes étrangères - françaises, puis américaines - profanaient le sol du Viet Nam. L'"Oncle Ho" était, de son vivant, entré dans la légende, bien au-delà des frontières de son pays. Mi-GANDHI, mi-LENINE, en sa biographie se croisèrent, se mêlèrent deux des mouvements majeurs du monde contemporain, la fièvre nationaliste et l'espérance communiste. Celui qui allait devenir HO CHI MINH est né il y a cent ans, en mai 1890, dans un petit village du Centre VietNam. La célébration de ce centenaire peut fournir l'occasion de relire les textes du père de l'Indépendance du VietNam. Son message, dépourvu de toute prétention théorique, mais terriblement, essentiellement pratique, paraît toujours d'actualité. Certaines de ses mises en garde semblent avoir été écrites aujourd'hui : le combat de libération nationale et sociale doit-il, peut-il, négliger une certaine dimension morale ? Parvenus au pouvoir, les révolutionnaires peuvent-ils éviter un certain divorce avec la population ? Le bureaucratisme est-il une tare nécessaire de la construction du socialisme ? Autant de questions, on en conviendra, qui ne sont pas à méditer sur les seuls bords du Fleuve Rouge.
Nombre de pages
231
Date de parution
03/05/2000
Poids
294g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738405371
Titre
Ho Chi Minh. Textes 1914-1969
Auteur
Ruscio Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
294
Date de parution
20000503
Nombre de pages
231,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce n'est pas seulement de l'histoire du socialisme, puis du communisme français, qu'il s'agit ici. C'est de l'histoire de la France, présente un temps sur les cinq continents : c'est de l'histoire du monde, car l'expansion coloniale, les guerres et les solidarités anticolonialistes si elles ont lourdement pesé jusque dans un passé récent, ont aussi donné un visage à ce début de xw siècle, entre mondialisation et altermondialisme. L'Humanité. fondé en avril 1904 par Jean Jaurès, devenu au lendemain du congrès de Tours. en 1920, le porte-parole du courant communiste, a naturellement été intensément confronté tout au long du siècle écoulé à la question coloniale, à l'exploitation et à la violence qui y sont associées. Le choix d'articles, les notes et commentaires d'Alain Ruscio, spécialiste de l'histoire coloniale française, restituent la continuité d'un engagement collectif anticolonialiste sans équivalent par sa durée et sa détermination ; ils montrent aussi à quel point cet engagement a plus d'une fois été menacé par des tentations d'accommodement, voire de renoncement, ou des bouleversements historiques qui venaient brouiller les repères familiers du combat. Au fil des pages, on croisera les signatures de dirigeants socialistes et communistes, le grand Jaurès, bien sûr, Léon Blum, l'étonnant Ho Chi Minh. mais aussi Marcel Cachin, Maurice Thorez, André Marty, Paul Vaillant-Couturier. Roland Leroy.... de journalistes de qualité, Gabriel Péri. Pierre Courtade. Madeleine Riffaud, Robert Lambotte, Yves Moreau, Jean-Émile Vidal.... d'intellectuels de renom. militants ou compagnons de route. Anatole France. Octave Mirbeau. Charles-André Julien. Henri Barbusse, Charles Vildrac. Romain Rolland, Paul Éluard, Aragon, Roger Vailland...
Alain Ruscio a réuni amis et collègues de Charles Fourniau pour présenter, en hommage à ce dernier, une riche palette d'études sur le Vietnam, et quelques témoignages.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...