Wendy Brown. Démocratie et identité face au néolibéralisme
Rulens Nathan
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782343142135
Wendy Brown fait un constat : la démocratie est aujourd'hui profondément menacée dans ses fondements par les logiques néolibérales. Le citoyen, dont l'esprit civique laisserait place au calcul égoïste, serait un personnage en voie de disparition. Les structures de la démocratie - élections, vote, libertés civiques, souveraineté populaire - seraient, elles, "économisées", au point de devenir des coquilles vides, de contenu comme de sens. Dans le monde néolibéral, l'identité ne se conçoit plus que comme une perpétuelle transformation de soi vers plus de performance. Les grandes luttes d'émancipation ont laissé place aux luttes sectorielles fondées sur la similitude ethnique, sexuelle ou de genre. Ne serait-ce pas là le signe d'une fragmentation du peuple, d'une incapacité à agir ensemble ? Cet ouvrage met en lumière la nature et la mécanique de cette transformation du monde, et esquisse une alternative.
Nombre de pages
246
Date de parution
28/02/2018
Poids
390g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343142135
Titre
Wendy Brown. Démocratie et identité face au néolibéralisme
Auteur
Rulens Nathan
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
390
Date de parution
20180228
Nombre de pages
246,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...