175 ans d'industrie pharmaceutique française. Histoire de Synthélabo
Ruffat Michèle
LA DECOUVERTE
30,49 €
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EAN :9782707125170
En 1834, Amans Dausse, pharmacien à Paris, créé la première fabrique d'extraits de plantes médicinales : ainsi naissent les laboratoires Dausse. En 1899, Joseph Robert, pharmacien à Paris et adepte du pasteurisme, met au point un nouveau procédé de stérilisation des pansements : c'est l'acte de naissance des Laboratoires Robert & Carrière. C'est de la fusion de ces deux sociétés que naîtra Synthélabo en 1970, aujourd'hui troisième laboratoire pharmaceutique français. Dans ce livre, Michèle Ruffat retrace l'histoire des laboratoires constitutifs du groupe, de l'officine à la grande industrie, du XIXe siècle jusqu'à nos jours, en éclairant de nombreuses questions : quels types de médicaments consommait-on alors ? Quelles étaient les relations entre cette industrie naissante, les médecins et les consommateurs ? Comment la législation a-t-elle au cours des années freiné ou favorisé le progrès pharmaceutique ? Elle suit les grands bouleversements survenus depuis la Seconde Guerre mondiale avec l'industrialisation et l'internationalisation de cette industrie. La fusion avec Métabio-Joullié en 1980 et l'intégration des Laboratoires Delagrange et Delalande en 1992 doublent à chaque fois la taille du groupe. La cas de Synthélabo, aujourd'hui filiale de l'Oréal, éclaire la manière dont s'est construite l'industrie pharmaceutique française. D'où l'intérêt particulier de cet ouvrage - illustré de 150 photos et documents, dont beaucoup en couleur -, dont la réalisation a été permise par un contrat entre le CNRS et Synthélabo, qui a ouvert à l'auteur l'ensemble des archives du groupe.
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Nombre de pages
272
Date de parution
23/04/1996
Poids
840g
Largeur
179mm
Plus d'informations
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EAN
9782707125170
Titre
175 ans d'industrie pharmaceutique française. Histoire de Synthélabo
Auteur
Ruffat Michèle
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
179
Poids
840
Date de parution
19960423
Nombre de pages
272,00 €
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En se posant en groupe d'intérêt comparable aux autres grands groupes admis à s'exprimer dans la vie de la nation, le mouvement consommateur est-il parvenu à lever les ambiguïtés qui pesaient sur son entreprise ?
Au début des années 1960, la génération des baby-boomers arrive à l'âge de plaire. Avec Brigitte Bardot, elle rejette la mode inspirée par les grands couturiers et invente ses propres codes. Les stylistes vont humer l'air du temps dans la rue pour créer des modèles que l'on retrouve dans les boutiques branchées, à leur tour assaillies par une clientèle jeune, celle qui écoute les Beatles ou Salut les copains . L'apparition de matériaux nouveaux et la diffusion des techniques de production de masse entraînent une révolution du marché : le prêt-à-porter apparaît et démocratise la mode. Ainsi, les fans de Sylvie Vartan ou de Françoise Hardy lassées de la petite couturière de leurs mères et rebutées par la confection ringarde consomment de la mode. Toutes ces innovations sont relayées par les médias : la mode s'impose comme source de biens de consommation pour tous. Les diktats de la jeunesse et la floraison de créateurs qui ont marqué les sixties ont-ils transformé durablement le rapport des femmes au vêtement ? C'est ce qu'a cherché à élucider un groupe de chercheurs qui, sous l'égide de l'Institut d'histoire du temps présent (CNRS), a travaillé pendant plusieurs années sur l'histoire de la mode des sixties et organisé, sous la direction de Dominique Veillon et Michèle Reat, un colloque au centre Georges-Pompidou et à l'EHESS sur les résultats de leurs recherches, dont ce livre est issu.
Dreyfus Michel ; Ruffat Michèle ; Viet Vincent ; V
Résumé : Comment se protéger contre les aléas de l'existence ? Comment se prémunir contre la maladie, l'accident, la vieillesse ? Ces questions ont hanté la fin du XIXe siècle français. L'Etat comme la société préféraient alors s'en remettre à l'initiative individuelle, fondée sur l'épargne et la propriété, ou au paternalisme patronal. A la Belle Epoque très inégalitaire se protéger était plus important que protéger. Vertu d'autant plus cardinale qu'elle était peu partagée, la prévoyance libre n'en souffrait pas moins, dès avant 1914, des formes de protection obligatoire, réservées aux catégories les plus modestes. Les multiples bouleversements issus de la Première Guerre mondiale déterminèrent les pouvoirs publics à instituer des assurances sociales, liées au contrat de travail, et destinées par là même à préserver la force de travail : protéger devenait aussi nécessaire que se protéger. Or ce système, appelé à améliorer la santé générale de la population, fit couler beaucoup d'encre, suscita de fortes oppositions, heurta bien des esprits. C'est l'histoire de ces assurances, imaginées par la classe politique pour contenir les débordements des crises du premier XXe siècle, que ce livre raconte, en s'appuyant sur les résultats d'une enquête menée par les correspondants départementaux de l'Institut d'histoire du temps présent.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
La vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?