Le journalisme défendu. Modèles de l'action syndicale
Ruellan Denis ; Demers François
PU RENNES
17,00 €
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EAN :9782753529045
Si le syndicalisme dans le journalisme donne aujourd'hui à voir un visage pluriel et éclaté, c'est là un des résultats d'une longue histoire qui a vu apparaître, et souvent subsister, des organisations distinctes porteuses de conceptions différentes de l'action revendicative. Cette discontinuité n'était qu'apparence. Sédimentées par le temps, formant progressivement des agrégats, se reliant les uns aux autres tout en recherchant les voix de leurs différences, les organisations syndicales et les formes de leur action ont tendu vers des stabilités, des modèles récurrents, des régularités. Pour les découvrir, cet ouvrage se penche sur cinq événements distincts : La création d'une association de journalistes chrétiens qui rapidement se transforme en syndicat en 1895 ; Une autre création, en 1918, d'une organisation aux options radicalement différentes, le Syndicat national des journalistes ; La tentative de mettre sur pied une union syndicale, à deux périodes, durant l'entre-deux-guerres et dans les années 1960 et 1970 ; L'invention d'une forme originale d'organisation, les Sociétés de rédacteurs, toujours dans la période de la fin des Trente Glorieuses ; L'usage d'une technologie sociale, introduite par la loi de 1935 (statut des journalistes), la Commission arbitrale chargée de régler certains conflits du travail. A partir de ces études, l'ouvrage identifie cinq régularités, cinq modalités majeures qui semblent contenir les conceptions de l'action syndicale des journalistes : la corporation (l'alliance des gens de métier sans distinction de condition), la profession (l'affirmation d'une identité spécifique de salariés du même métier), l'union (la coalition des forces laborieuses sans distinction de secteur ni d'emploi), la participation. (la gestion partagée d'un espace de production par les employeurs et les salariés), le paritarisme (la co-responsabilité de l'administration partielle d'enjeux sociaux et professionnels). Ces régularités constituent les cinq entrées de l'ouvrage.
Nombre de pages
155
Date de parution
23/01/2014
Poids
278g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782753529045
Titre
Le journalisme défendu. Modèles de l'action syndicale
Auteur
Ruellan Denis ; Demers François
Editeur
PU RENNES
Largeur
163
Poids
278
Date de parution
20140123
Nombre de pages
155,00 €
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Le Brésil est un pays exceptionnel. Par sa diversité, il paraît une réduction du monde. Y voyager, c'est passer en quelques instants d'une technopole japonaise à un bidonville de Calcutta, rencontrer à la même heure un fermier productiviste nord-américain et un paysan sahélien frappé par la sécheresse, descendre d'un avion supersonique pour s'agripper à un bus suburbain épuisé et surchargé qui risque à tout moment de verser dans le ravin, voir côte à côte dans tin bar tin chercheur en robotique et un Indien acculturé. Tout, au Brésil, prend une dimension nouvelle, le connu comme l'inconnu. Croyant poser le pied sur Lui des treize Etats d'Amérique du Sud, le voyageur découvre la moitié d'un continent, le cinquième pays du monde par la taille. Cent quarante-cinq millions de Brésiliens occupent, inégalement, un espace à peine plus réduit que celui de la Chine. Pays en développement, le Brésil est déjà une des dix premières puissances économiques du monde. Puissance et dépendance économiques, déséquilibres sociaux. immensité urbaine, conflits de terre, Eglise populaire, omniprésence militaire, retour difficile à la démocratie... Pour quiconque voudrait expérimenter les promesses d'une nation en plein boum, connaître les structures de pays qui, demain, seront aux premiers rangs mondiaux, comprendre les évolutions profondes des Etats du Sud en développement accéléré, le Brésil, par tous ces traits, offre un point de vue privilégié, d'une exceptionnelle densité, si riche et jamais lassant... D'où ce livre, partagé dans l'écriture et écrit pour partager.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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