Le Brésil est un pays exceptionnel. Par sa diversité, il paraît une réduction du monde. Y voyager, c'est passer en quelques instants d'une technopole japonaise à un bidonville de Calcutta, rencontrer à la même heure un fermier productiviste nord-américain et un paysan sahélien frappé par la sécheresse, descendre d'un avion supersonique pour s'agripper à un bus suburbain épuisé et surchargé qui risque à tout moment de verser dans le ravin, voir côte à côte dans tin bar tin chercheur en robotique et un Indien acculturé. Tout, au Brésil, prend une dimension nouvelle, le connu comme l'inconnu. Croyant poser le pied sur Lui des treize Etats d'Amérique du Sud, le voyageur découvre la moitié d'un continent, le cinquième pays du monde par la taille. Cent quarante-cinq millions de Brésiliens occupent, inégalement, un espace à peine plus réduit que celui de la Chine. Pays en développement, le Brésil est déjà une des dix premières puissances économiques du monde. Puissance et dépendance économiques, déséquilibres sociaux. immensité urbaine, conflits de terre, Eglise populaire, omniprésence militaire, retour difficile à la démocratie... Pour quiconque voudrait expérimenter les promesses d'une nation en plein boum, connaître les structures de pays qui, demain, seront aux premiers rangs mondiaux, comprendre les évolutions profondes des Etats du Sud en développement accéléré, le Brésil, par tous ces traits, offre un point de vue privilégié, d'une exceptionnelle densité, si riche et jamais lassant... D'où ce livre, partagé dans l'écriture et écrit pour partager.
Nombre de pages
210
Date de parution
03/05/2000
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782865372287
Auteur
Ruellan Denis ; Ruellan Alain
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20000503
Nombre de pages
210,00 €
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Si le syndicalisme dans le journalisme donne aujourd'hui à voir un visage pluriel et éclaté, c'est là un des résultats d'une longue histoire qui a vu apparaître, et souvent subsister, des organisations distinctes porteuses de conceptions différentes de l'action revendicative. Cette discontinuité n'était qu'apparence. Sédimentées par le temps, formant progressivement des agrégats, se reliant les uns aux autres tout en recherchant les voix de leurs différences, les organisations syndicales et les formes de leur action ont tendu vers des stabilités, des modèles récurrents, des régularités. Pour les découvrir, cet ouvrage se penche sur cinq événements distincts : La création d'une association de journalistes chrétiens qui rapidement se transforme en syndicat en 1895 ; Une autre création, en 1918, d'une organisation aux options radicalement différentes, le Syndicat national des journalistes ; La tentative de mettre sur pied une union syndicale, à deux périodes, durant l'entre-deux-guerres et dans les années 1960 et 1970 ; L'invention d'une forme originale d'organisation, les Sociétés de rédacteurs, toujours dans la période de la fin des Trente Glorieuses ; L'usage d'une technologie sociale, introduite par la loi de 1935 (statut des journalistes), la Commission arbitrale chargée de régler certains conflits du travail. A partir de ces études, l'ouvrage identifie cinq régularités, cinq modalités majeures qui semblent contenir les conceptions de l'action syndicale des journalistes : la corporation (l'alliance des gens de métier sans distinction de condition), la profession (l'affirmation d'une identité spécifique de salariés du même métier), l'union (la coalition des forces laborieuses sans distinction de secteur ni d'emploi), la participation. (la gestion partagée d'un espace de production par les employeurs et les salariés), le paritarisme (la co-responsabilité de l'administration partielle d'enjeux sociaux et professionnels). Ces régularités constituent les cinq entrées de l'ouvrage.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.