Politique africaine N° 131, Octobre 2013 : Micropolitiques du boom minier
Rubbers Benjamin
KARTHALA
10,00 €
Epuisé
EAN :9782811110598
Le Dossier Micropolitiques du boom minier Coordonné par Benjamin Rubbers, avec les contributions de Luigi Arnaldi di Balme, Raphaël Botiveau, Sara Geenen, Francine Iragi Mukotanyi, Cristiano Lanzano, Victoria Lickert, Timothy Makori, Freddy Mbianda, Samuel Nguiffo De nombreux pays africains ont, à l'instigation de la Banque mondiale, libéralisé leur secteur minier au cours de ces deux dernières décennies, ce qui leur a valu de connaître un afflux d'investisseurs privés d'origines diverses. Comment la mise en oeuvre de ces réformes est-elle négociée par les élites politiques, de la présidence aux édiles locaux ? Dans quelle mesure les comptoirs et les sociétés qui organisent l'exploitation minière artisanale facilitent-ils l'implantation de ces investisseurs ? Que deviennent, dans ce " new scramble " des ressources naturelles, les creuseurs artisanaux et les employés des anciennes entreprises minières ? De quelle façon les syndicats se positionnent-ils face à l'ordre économique et politique qui est en train de se mettre en place ? Au-delà des évaluations générales et normatives dont les investissements miniers font habituellement l'objet, ce numéro a pour ambition d'interroger la portée des changements qu'ils induisent en partant des espaces de lutte dans lesquels ils sont pris et des logiques d'action de ceux qui y prennent part. Sur la base de recherches menées au Burkina Faso, au Cameroun, en République démocratique du Congo et en Afrique du Sud, les contributions réunies ici proposent des pistes d'analyse originales pour décrypter les jeux micropolitiques qui président à la " formation " du boom minier en Afrique. Recherches Léa Kalaora, Les occupations de fermes au Zimbabwe : entre légalité, confrontation et engagement, les expériences des fermiers blancs Mathieu Hilgers et Augustin Loada, Tensions et protestations dans un régime semi-autoritaire : croissance des révoltes populaires et maintien du pouvoir au Burkina Faso Lectures Judith Scheele, commenté par Tarik Dahou, Emmanuel Grégoire, Bruce S. Hall et Jean Schmitz, Autour d'un livre. Smugglers and Saints of the Sahara. Regional Connectivity in the Twentieth Century.
Nombre de pages
251
Date de parution
04/11/2013
Poids
420g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811110598
Auteur
Rubbers Benjamin
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20131104
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251,00 €
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Epuisé
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Un manuel d'anthropologie complet, des théories classiques aux plus contemporainesPar les questions qu'elle pose, l'anthropologie invite à décentrer le regard, à interroger ce qui semble aller de soi et à identifier les rapports de pouvoir en présence. Ce faisant, elle nous permet de mieux comprendre ce qui nous rapproche, et ce qui nous rend uniques. L'histoire des sociétés humaines a-t-elle une direction ? Quels fondements communs pouvons-nous trouver entre ces sociétés par-delà leur diversité ? Comment rendre compte des contacts entre cultures ? Dans quelle mesure les dominés sont-ils conscients de leur domination ? Comment les identités se forment-elles ? La science est-elle une croyance comme une autre ? Ce sont là des questions fondamentales qui sont au c'ur de la réflexion des anthropologues depuis le XIXe siècle. Ce livre propose : une synthèse accessible, documentée et critique des grandes approches de l'anthropologie, du XIXe siècle à nos jours ; des outils d'analyse pour développer un raisonnement anthropologique et décrypter ce qui fait débat dans l'actualité. Pour les étudiants en sciences humaines.
En 1926, l'Union minière du Haut-Katanga jette les bases de sa politique paternaliste, qui touchera tous les aspects de la vie quotidienne de ses travailleurs pendant plus d'un demi-siècle. En 2003, après une décennie dans la tourmente, 10000 agents sont licenciés de l'entreprise dans le cadre du projet de libéralisation du secteur minier conçu par la Banque mondiale. De quelle façon ont-ils réagi à leur "abandon" par l'entreprise ? Comment ont-ils fait face à leur nouvelle indépendance ...
Pourquoi et comment devient-on médecin au Congo-Zaïre, dans une économie totalement abandonnée à la "débrouille" ? Alors que la situation s'est fortement aggravée depuis qu'ils se sont inscrits à l'université, comment les jeunes praticiens diplômés à la fin des années 1990 font-ils l'expérience de leur devenir professionnel ? C'est à ces deux questions que cet ouvrage tente de répondre, en suivant le cheminement de jeunes médecins congolais des bancs de l'école à leur travail actuel. Les diplômés, que l'auteur a rencontrés au Katanga, appartiennent à une génération qui a vu ses espoirs contredits par les événements de cette dernière décennie. Au moment d'entrer à l'université, à la fin des années 1980, ils étaient convaincus de décrocher un emploi rémunérateur au terme de leurs études. Mais dix ans plus tard, une fois devenus diplômés en médecine, tout a changé : la moitié du pays est ravagée par la guerre, le régime de Mobutu a été renversé par celui de Kabila, les grandes sociétés publiques de la région sont moribondes et la population est plus que jamais réduite à survivre au jour le jour. C'est dans ce contexte trouble, complexe et mouvant, qu'est analysé ici l'itinéraire éducatif et professionnel des jeunes médecins congolais. Pour ce faire, l'auteur adopte une démarche anthropologique, prenant en considération à la fois le poids de l'Histoire et le jeu des négociations, les pratiques et le sens qui les pénètre. Cet angle de vue lui permet d'aborder un champ d'analyse encore peu exploré sur le continent africain, celui des carrières et des identités professionnelles.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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