Le progrès social, les libertés individuelles, le droit à un environnement sain, sont des combats permanents. Mais mener cette lutte à l'échelle nationale ne suffit pas. Virginie Rozière est co-présidente des Radicaux de Gauche (LRDG), parti qu'elle a fondé avec Stéphane Saint-André pour faire vivre les valeurs radicales lorsque son ancien parti partait se rallier à la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron. Elle refuse que les questions européennes se résument à un débat binaire. Il ne faut laisser l'Europe ni aux Eurosceptiques ni aux « Eurocyniques » : ceux qui, comme Emmanuel Macron, s'en servent pour imposer un modèle ultralibéral destructeur. C'est sur le contenu des politiques qu'il faut débattre : quel degré de protection de nos droits sociaux, de notre vie privée, de notre santé et de notre environnement voulons-nous ...
Nombre de pages
96
Date de parution
07/05/2019
Poids
128g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343176505
Titre
En finir avec les Eurocyniques
Auteur
Roziere Virginie ; Beckelynck Anne-Camille
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
128
Date de parution
20190507
Nombre de pages
96,00 €
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Serions-nous devenus à jamais des vassaux numériques ? Dans cet essai engagé, Virginie Rozière dresse un diagnostic sans complaisance de l'une des crises majeures de notre époque : la perte de souveraineté numérique de l'Europe. Dépendante des grandes plateformes étrangères, soumise à l'économie de l'attention, ou encore à la désinformation, l'Europe voit son rapport à la vérité et les fondements de la démocratie se fragiliser. L'autrice montre toutefois que des résistances existent : régulation européenne, initiatives industrielles ou citoyennes. S'inspirant de l'esprit fondateur de la Communauté européenne du charbon et de l'acier, elle appelle à une nouvelle Communauté européenne du Code et des Algorithmes, fondée sur quatre piliers. L'enjeu dépasse ici la technologie : c'est la survie même des démocraties européennes qui est en jeu.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...